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Données épidémiologiques sur les effets cancérigènes des faibles doses de rayonnements ionisants Volume 4, numéro 4, Juillet-Août 2005

Auteur
Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) U605, Institut Gustave Roussy, 39, rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif cedex
  • Mots-clés : épidémiologie, modèle linéaire, tumeur radio-induite, rayonnement ionisant, relation dose-effet rayonnement
  • Page(s) : 283-93
  • Année de parution : 2005

Malgré les nombreux travaux épidémiologiques entrepris, l’évaluation des effets des faibles doses de rayonnements ionisants, inférieures à 100 mSv, est toujours confrontée à de nombreuses incertitudes. En effet, il n’est pas possible, à l’intérieur de chaque étude, d’estimer directement la relation dose-effet pour les doses inférieures à 100 mSv. Nous recensons ici de façon systématique les enquêtes publiées sur les effets des doses inférieures à 100 mSv, en distinguant dans ces études celles pour lesquelles il est possible, ou a été possible après contact avec les auteurs, de comparer les sujets ayant reçu moins de 100 mSv à des sujets à des doses très faibles, de l’ordre de 5 à 10 mSv, et celles pour lesquelles les comparaisons ne peuvent être faites que par référence à la « population générale ». Cette analyse n’a pas permis de mettre en évidence une preuve de l’effet cancérogène, sur la population générale, des doses de rayonnement ionisant à faible transfert linéique d’énergie (électrons, rayons X ou gamma) inférieures à 100 mSv. Une incertitude persiste toutefois quant aux risques associés aux faibles concentrations de radon présent dans les habitations.