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Déversement des déchets toxiques en Côte d’Ivoire : suivi de l’efficacité de l’opération de dépollution à partir d’indicateurs de pollutions résiduelles Volume 17, numéro 2, Mars-Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Université Jean Lorougnon Guédé
UFR environnement
Département des sciences de la terre
BP 150 Daloa
Côte d’Ivoire
2 Université Nangui Abrogoua
UFR SGE
Laboratoire des sciences de l’environnement
02 BP 801 Abidjan 02
Côte d’Ivoire
3 Université Félix Houphouët Boigny
UFR SRTM
Département des sciences et techniques de l’eau et du génie de l’environnement (DSTEGE)
22 BP 582 Abidjan 22
Côte d’Ivoire
* Tirés à part
  • Mots-clés : République de Côte d’Ivoire, décharges de déchets toxiques, remédiation de site, pollution environnementale
  • DOI : 10.1684/ers.2018.1145
  • Page(s) : 147-54
  • Année de parution : 2018

Suite aux déversements des déchets toxiques à Abidjan en 2006, une entreprise a été chargée par le gouvernement ivoirien de la dépollution des sites contaminés. L’objectif de cette étude est de vérifier l’efficacité des méthodes et techniques de dépollution utilisées, à partir de polluants traceurs que nous avons identifiés dans des études antérieures (le soufre et le chlore). Parmi ces deux polluants traceurs, seul le soufre a été considéré par l’entreprise comme le plus pertinent en termes de rémanences et de risques sanitaires. Cependant, la composition des déchets n’étant pas parfaitement connue, toute recherche exhaustive et ciblée d’une substance n’était pas faisable. Pour prendre en compte cette difficulté, en plus de la teneur en soufre, l’opérateur a toutefois dosé dans le sol résiduel la concentration en hydrocarbures totaux. Les concentrations obtenues suite à nos analyses ont été comparées à celles des échantillons témoins pédologiquement identiques et prélevés suffisamment loin des sites de déversements. Les valeurs de pollutions résiduelles obtenues sont dans les mêmes ordres de concentrations que le fond pédogéochimique anthropique des échantillons témoins (< 100 ppm pour les hydrocarbures totaux et < 1 ppm pour le soufre). Ces concentrations traduisent l’efficacité des méthodes et techniques de décontamination utilisées par l’opérateur.