John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

Captage, transport et stockage géologique de dioxyde de carbone : intérêts et analyse des risques pour la santé humaine Volume 13, numéro 5, Septembre-Octobre 2014

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Université Paris-Sud, Faculté de pharmacie
UMR 8079 CNRS-AgroParisTech
Groupe Santé publique-environnement
5, rue Jean-Baptiste Clément
92290 Chatenay-Malabry
France
2 Ademe
Service Recherche et technologies avancées
27 rue Louis Vicat
75737 Paris cedex 15
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : changement climatique, dioxyde de carbone, effet de serre, santé publique, séquestration du carbone
  • DOI : 10.1684/ers.2014.0726
  • Page(s) : 398-404
  • Année de parution : 2014

Les technologies de captage et de stockage géologique (CSC) de dioxyde de carbone (CO2) peuvent jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre les changements climatiques causés par les émissions atmosphériques excessives de gaz à effet de serre. Utiliser le CSC permet de réduire fortement les émissions de CO2 d’importantes sources fixes industrielles (centrales thermiques de production électrique, aciéries), qui représentent plus du tiers des émissions annuelles mondiales de ce gaz. Une évaluation des risques sanitaires basée sur un modèle virtuel de CSC a été réalisée. Des scénarios fictifs d’exposition à des dangers liés au CSC sont ressortis. Pour l’étape de captage du CO2, le danger principal sera la présence de substances annexes potentiellement toxiques pour la population et l’environnement. S’agissant de l’étape de transport du flux de CO2 capté, les risques sont liés au danger principal suivant : une fuite du flux hors des canalisations de transport. Pour les étapes d’injection et de stockage géologique du CO2, les risques mis en avant sont liés au danger principal suivant : une fuite, modérée à majeure, du flux de CO2 en dehors du réservoir de stockage ou lors de l’injection du flux. Chaque étape du CSC s’est vue proposer des recommandations pouvant mener à des mesures correctives des dangers, telles que la maîtrise des connaissances liées aux substances annexes, à l’hétérogénéité des gaz dans la canalisation de transport, à la remobilisation des éléments-traces métalliques dans la roche-réservoir, etc.