John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

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Aide au choix de substances prioritaires en santé environnementale : un processus associant un avis d’expert et une analyse multicritère participative Volume 13, numéro 2, Mars-Avril 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Ineris
Parc Technologique Alata
BP2
60 550 Verneuil en Halatte
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : analyse multicritère participative, hiérarchisation, substances
  • DOI : 10.1684/ers.2014.0686
  • Page(s) : 135-43
  • Année de parution : 2014

Identifier et hiérarchiser des substances préoccupantes est une tâche complexe, car la notion même de substance préoccupante revêt un sens différent selon les réglementations, les politiques publiques, les exercices de hiérarchisation existants ou les opinions individuelles. En termes d’actions publiques, le choix de substances prioritaires s’appuie généralement sur des ordres de substances construits sur la base d’un avis d’experts. Le processus décrit dans cet article propose de fournir, en complément, des ordres de substances basés sur des points de vue identifiés parmi d’autres acteurs de la décision : groupes de décideurs, représentants d’intérêts divers, personnes issues de la société civile, etc. Pour ce faire, le processus invite à mettre en œuvre des méthodes multicritères participatives. Ces méthodes permettent de structurer l’implication des différents acteurs, explicitent la logique sous-jacente de chaque ordre généré et s’adaptent aux données disponibles. Leur mise en œuvre auprès de parties prenantes a été réalisée dans d’autres exercices de hiérarchisation, portant sur des problématiques environnementales diverses. À notre connaissance, elle n’a pas encore été réalisée dans le cadre de la hiérarchisation de substances préoccupantes. En utilisant ce processus de hiérarchisation à l’occasion d’un choix de substances prioritaires, répondant à un objectif spécifique, les décideurs pourront éclairer et nourrir leurs réflexions en s’appuyant sur plusieurs ordres de substances, accompagnés de leur logique sous-jacente, plutôt que sur un ordre unique qui supposerait un consensus qui n’existe pas nécessairement. Ces différents ordres leur permettront, dans une certaine mesure, d’appréhender et de tenir compte de la diversité des points de vue pouvant être choisis pour répondre à l’objectif retenu. Ce processus peut s’adapter à tout type de contexte et d’objectif de hiérarchisation. Une application réalisée en 2012, pour appuyer le choix des substances prioritaires du futur Plan national santé environnement (PNSE3), permet d’illustrer chaque étape du processus dans cet article.