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Epilepsies

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Les médicaments génériques et les médicaments princeps sont-ils équivalents du point de vue clinique ? Y a-t-il des précautions d’emploi ? Volume 19, numéro 1, Janvier, Février, Mars 2007

Auteurs
CHU de Rennes, service de Neurologie, Hôpital Pontchaillou, Rennes, Service hospitalier Frédéric Joliot, CEA, Orsay et Service de neurologie, Hôpital Sainte Anne, Paris, Service de Neurologie, Hôpital Bretonneau CHRU, Tours
  • Mots-clés : épilepsie, médicament générique, médicament anti-épileptique de marque, substitution
  • DOI : 10.1684/epi.2007.0073
  • Page(s) : 6-10
  • Année de parution : 2007

Afin de réaliser de substantielles économies, les autorités de santé françaises ont depuis quelques mois incité à l’utilisation des médicaments génériques et à la substitution de ceux-ci aux médicaments princeps. Cette incitation est essentiellement financière et s’est principalement adressée aux pharmaciens. En ce sens, la prescription des génériques des médicaments antiépileptiques a beaucoup échappé aux médecins qui se posent la question de l’équivalence thérapeutique entre médicament princeps et médicament générique. Nous nous proposons d’exposer ici les principes de mise à disposition d’un médicament générique, et de voir s’il y a des raisons rationnelles de se méfier de la substitution. La maladie épileptique est une pathologie chronique particulière où la survenue d’une seule crise peut avoir des conséquences médicales, sociales, professionnelles considérables ; une prise de risque même minime, même scientifiquement irrationnelle est-elle légitime ? Enfin, si cette utilisation peut entraîner des rechutes, ou l’apparition d’effets secondaires nouveaux et une augmentation de la consommation médicale, on se demande si économiquement le calcul reste valable.