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Epilepsies

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La souris MTLE : un modèle validé pour l’évaluation de molécules anti-épileptiques pour le traitement de l’épilepsie mésiotemporale Volume 21, numéro 2, avril-mai-juin 2009

Auteurs
SynapCell, bâtiment Biopolis, 5, avenue du Grand-Sablon, 38700 La Tronche, France, Centre de recherche « Grenoble - institut des neurosciences » U836 Inserm-UJF-CEA-CHU, équipe 9 : dynamique des réseaux synchrones épileptiques, bâtiment Edmond-J.-Safra, domaine de la Merci, 38706 La Tronche cedex, France

Plusieurs des caractéristiques morphologiques et électrocliniques de l’épilepsie mésiotemporale (EMT) peuvent être reproduites chez la souris adulte par l’injection unilatérale d’une faible dose de kaïnate (KA) dans l’hippocampe dorsal. Après un état de mal initial et une période latente de deux semaines, les souris développent des décharges récurrentes et des remaniements morphologiques dans l’hippocampe semblables à la sclérose de l’hippocampe. L’EMT étant souvent associée à une résistance à plusieurs médicaments anti-épileptiques, nous avons évalué dans ce travail les effets de quatre molécules (diazépam, valproate, carbamazépine et lamotrigine) sur les décharges hippocampiques récurrentes. Seul le diazépam (0,5-3 mg/kg, i.p.) supprime de façon dose-dépendante les décharges hippocampiques. Le valproate (100-400 mg/kg), la carbamazépine (25-100 mg/kg) et la lamotrigine (30-90 mg/kg) ne suppriment les crises qu’à la plus forte dose. À ces doses, le tracé EEG est fortement perturbé, et les animaux présentent des signes d’incapacitation motrice. Ces résultats montrent que les décharges hippocampiques chez la souris sont résistantes aux anti-épileptiques classiques et suggèrent que ce modèle d’EMT constitue un outil d’évaluation pharmacologique de cette forme d’épilepsie.