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Epilepsies

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Intérêt des stimulations électriques intracérébrales en stéréoélectroencéphalographie dans les épilepsies partielles Volume 16, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2004

Auteurs
Service de Neurochirurgie, hôpital Sainte-Anne, 1 rue Cabanis, 75014 Paris,, Unité Inserm U 573, Centre Paul Broca, 2 ter rue d’Alésia, 75014 Paris
  • Mots-clés : épilepsie, stimulation électrique, stéréoélectroencéphalographie, réseau épileptogène
  • Page(s) : 213-25
  • Année de parution : 2004

L’objectif de cette étude est de tester l’efficacité de la stimulation électrique directe du cortex cérébral et du rhinencéphale à déclencher une crise et la valeur des crises induites à reproduire les crises spontanées du patient chez 71 patients explorés en stéréoélectroencéphalographie (SEEG) pour une épilepsie frontale (22 patients) ou temporale (49 patients). Dans les épilepsies temporales, tous les patients (100 %) ont eu au moins une crise induite, plus souvent après stimulation de la corne d’ammon et/ou du noyau amygdalien (77 %) que du néocortex temporal (16 %). Dans les épilepsies frontales, la stimulation électrique est moins efficace (12 patients sur 22 soit 55 %). L’efficacité analysée en fonction de l’étiologie et de la localisation anatomique des crises montre la facilité à déclencher une crise par la stimulation des structures rhinencéphaliques temporales et de la région lésionnelle ou juxta-lésionnelle dans les anomalies du développement dans les épilepsies frontales. La comparaison des crises induites aux crises spontanées indique une concordance de 90 % pour les crises temporales et de 86 % pour les crises frontales. Les effets des stimulations confirment le recrutement progressif de plusieurs régions cérébrales, leurs interactions en particulier dans les crises temporales (rhinencéphale-néocortex temporal) dont l’activation participe au développement spatial de la crise et permettent de localiser la « zone épileptogène » dont l’organisation en réseau est complexe.