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Virologie. Volume 14, Numéro 2, 129-39, mars-avril 2010, [[revue]]

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Auteur(s) : Bénédicte Roquebert, Juliette Leleu

Résumé : Près d’un quart de siècle après la mise sur le marché de la zidovudine (AZT, Retrovir ®), les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI) restent la pierre angulaire d’une trithérapie efficace et puissante. Celle-ci peut malheureusement être altérée par la résistance virologique qui demeure la cause principale des échecs thérapeutiques. La majorité des mutations associées à la résistance aux ITI a été, jusqu’à présent, mise en évidence dans le domaine polymérasique N-terminal de l’enzyme. Pourtant, la transcriptase inverse ne se limite pas, structurellement et fonctionnellement, à ce seul domaine et certains auteurs se sont intéressés à sa partie C-terminale : le domaine de connexion et le domaine de la ribonucléase H (RNase H). Ils ont observé, dans ces régions, plus de 20 substitutions différentes dont la présence, seule ou plus généralement combinée à des mutations de résistance « classiques », est associée au traitement antirétroviral. Ces données renforcent l’idée selon laquelle des mutations situées à distance du site actif de l’enzyme peuvent diminuer la sensibilité du VIH-1 à certains médicaments. L’impact clinique potentiel de ces nouvelles mutations ainsi que les mécanismes biochimiques pouvant expliquer leur rôle dans le développement de la résistance virologique sont présentés ici mais restent jusqu’à présent limités en pratique clinique. C’est pourquoi des études permettant d’évaluer l’intérêt d’inclure les domaines de connexion et de la RNase H dans les tests de résistance génotypiques sont nécessaires.

Mots-clés : transcriptase inverse du VIH-1, domaine de connexion, RNase H, mutation de résistance

 

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