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Les radeaux membranaires : des plates‐formes de choix pour l’entrée, l’assemblage ou le bourgeonnement de virus |
Virologie. Volume 8, Numéro 3, 199-214, mai-juin 2004, Revue
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : D. Gerlier, S. Alais, N. Chazal |
Résumé : Pour accomplir leur cycle de réplication, les virus doivent entrer et sortir de leur hôte cellulaire. Ils sont donc confrontés au passage de la barrière membranaire délimitant la cellule et ses organelles. Non seulement ils doivent franchir cette barrière, mais ils exploitent les propriétés des membranes faites d’une grande variété de lipides et de protéines. Cette diversité n’est pas distribuée au hasard, mais organisée selon les affinités réciproques de ces constituants en microdomaines. Les radeaux membranaires sont des microdomaines, regroupant préférentiellement les glycosphingolipides et du cholestérol, dans lesquels sont adressées des protéines ayant des signaux d’adressage particuliers. Leur haut degré de compaction les rend résistants à des détergents non ioniques à froid et cette propriété est mise à profit pour les séparer biochimiquement par flottation. Leur caractère très dynamique, tant dans leur composition que dans leur dimension, fait d’eux des plates‐formes idéales pour favoriser la formation de complexes protéiques (et lipidiques) fonctionnels et dynamiques. Les radeaux hébergent ainsi des récepteurs cellulaires, convoient certains virus vers le site de leur réplication et sont le siège de l’assemblage et du bourgeonnement de nombreux virus. |
Mots-clés : radeau membranaire, microdomaine, entrée du virus, assemblage viral, bourgeonnement, HIV1, influenza, SV40, rougeole, caveolae |
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