|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Primo-infection par le virus de l’immunodéficience humaine |
Virologie. Volume 4, Numéro 1, 11-9, Janvier - Février 2000, Revues
|
Article gratuit
Summary
|
Auteur(s) : F. Biron, D. Bonhour, Y. Ataman-Onal, B. Verrier |
Résumé : Dans les jours qui suivent la contamination par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus diffuse dans les organes lymphoïdes et le reste de l’organisme, on parle alors de primo-infection à VIH (PIV). L’infection déclenche une réponse immunitaire qui va contrôler la réplication et la diffusion du virus. La PIV est une période critique, la réplication virale et l’infectiosité sont majeures, identiques à celles de la phase terminale de la maladie expliquant un risque de transmission très important. Comme les patients peuvent ne pas être symptomatiques, la méconnaissance de l’infection associée au risque de transmission expliquent le rôle prépondérant de la PIV dans l’expansion de l’épidémie. L’analyse des événements immunologiques, virologiques et biologiques permet curieusement d’identifier très tôt les patients ayant un pronostic défavorable. Cela implique de détecter toutes les PIV de manière à limiter l’extension de l’épidémie et à pouvoir traiter les patients le plus tôt possible. La PIV s’accompagne le plus souvent de manifestations cliniques, on parle alors de PIV symptomatique (PIVS), qui représente l’occasion de repérer la contamination récente. Le diagnostic de la PIVS nécessite une bonne connaissance de la symptomatologie. Malheureusement cette symptomatologie est très polymorphe et il est difficile de décrire un tableau typique. Les diagnostics différentiels sont très nombreux ; cependant, l’utilisation pertinente des tests diagnostiques et des marqueurs de la réplication virale permet d’identifier une infection récente par le VIH. D’autre part, il a été démontré que le niveau de réplication virale établi dans les premiers mois qui suivent la PIVS était prédictif de l’évolution ultérieure. On tente donc par les thérapeutiques de modifier ce niveau de réplication pour influencer favorablement l’évolution. Le traitement de la PIV est maintenant considéré comme une urgence car on espère limiter la diffusion du virus dans l’organisme et la constitution de réservoirs difficilement accessibles par la suite. La destruction progressive du système immunitaire, caractéristique principale de l’infection à VIH, pourrait alors être prévenue. |
Mots-clés : Virus de l’immunodéficience humaine – Primo-infection – Traitement. |
|