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L’interruption thérapeutique au cours de l’infection à VIH : le bilan après San Francisco


Virologie. Volume 4, Numéro 3, 256-7, Mai - Juin 2000, Retour de congrès

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : P. de Truchis, L. Morand-Joubert

Résumé : Les interruptions thérapeutiques sont actuellement très à la mode, à la fois chez le patient en impasse thérapeutique et chez le patient en succès. Les motivations de l’arrêt du traitement antirétroviral diffèrent évidemment dans ces deux situations. Dans le premier cas, les patients en échec virologique après de nombreuses lignes de traitement ont épuisé l’ensemble des molécules disponibles et surtout présentent des résistances aux trois classes thérapeutiques. Cette impasse conduit parfois à proposer l’interruption du traitement antirétroviral au moins pour soulager le patient des contraintes et des effets indésirables de ce traitement. De plus, cette suspension thérapeutique aurait l’intérêt de « resensibiliser » la population virale et de retrouver une certaine efficacité virologique. En effet, en l’absence de pression thérapeutique, les virus sauvages dépourvus de mutations de résistance réapparaissent aux dépens des virus mutés, d’autant mieux qu’ils présentent un avantage réplicatif. Toute la question est de savoir si la population mutée persiste dans une très faible proportion en l’absence de traitement, la population mutée devenue minoritaire n’étant pas détectée par les techniques actuelles de résistance génotypique. La réponse pourra être apportée de façon indirecte si les virus mutés sont de nouveau sélectionnés très rapidement à la reprise du traitement. L’autre question posée par cette stratégie est de rechercher son éventuel effet délétère sur le plan immunologique et clinique, notamment chez les patients très immunodéprimés.

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