ARTICLE
De nombreux fluides corporels humains, en particulier le sperme et les
sécrétions génitales féminines, peuvent contenir
des virus excrétés par l'organisme [1]. Ces virus sont habituellement
transmis lors de rapports sexuels non protégés, mais peuvent
aussi l'être dans le cadre d'actes médicaux de procréation
médicalement assistée (AMP) [2]. Tous les virus transmis
par voie sexuelle sont potentiellement concernés mais, actuellement,
le virus de l'immunodéficience humaine (VIH1) et le virus de l'hépatite
C (VHC) posent des problèmes particuliers de prise en charge en
AMP. Cela est lié au pronostic des infections qu'ils provoquent
et à la grande fréquence des sujets infectés par
le VHC (prévalence de 1 à 2 %). Les autres virus (VHS, CMV,
HHV8, HPV...) ne sont cependant pas à négliger et doivent
être pris en compte dans les mesures préventives.
VIH1 et sperme
Depuis le début de la pandémie d'infections à VIH1,
il est clairement apparu que le virus pouvait se transmettre par voies
sexuelle et sanguine. La transmission homosexuelle fut la première
identifiée. La transmission hétérosexuelle s'est
ensuite rapidement affirmée pour devenir prépondérante
dans de nombreux pays. Le VIH1 a été logiquement retrouvé
dans le sperme, les sécrétions vaginales de sujets infectés
et de nombreux autres liquides organiques [3]. Il n'y a pas à ce
jour de travaux publiés sur l'excrétion séminale
du VIH2. Pour des raisons pratiques, la plupart des études se sont
essentiellement intéressées au VIH1 présent dans
le sperme. En effet, les prélèvements au niveau du tractus
génital féminin sont difficiles à standardiser.
Le VIH1 est mis en évidence dans le sperme de plus de 65 % des
sujets infectés ne recevant pas de traitement antirétroviral
[4, 5]. Il peut être présent sous deux formes (figure
1) : des particules virales libres dans le plasma séminal ou
sous forme associée aux cellules, soit par adsorption à
la surface, soit par infection de ces dernières. L'ARN génomique
présent dans les virions est en général plus fréquemment
détecté dans le sperme (63 %) que l'ADN proviral VIH1 associé
aux cellules (47 %) [6]. En cas d'infection, une ou plusieurs copies de
l'ADN proviral sont intégrées de manière aléatoire
dans le génome cellulaire. Ainsi, certaines cellules cibles du
VIH sont présentes en quantités variables dans le sperme
[7-9]. Ce sont en particulier les lymphocytes, les monocytes, les macrophages
et cellules dérivées. Cependant, d'autres cellules du sperme
pourraient être le support de l'infection à VIH. Il faut
noter qu'après de nombreuses études dont les résultats
sont parfois contradictoires, il est actuellement admis que les spermatozoïdes
humains matures ne sont pas infectés par le VIH1 [10, 11]. Ces
données sont concordantes avec l'absence de contamination décrite
lors de l'utilisation en AMP de spermatozoïdes préparés.
En revanche, les virions semblent pouvoir s'adsorber sur diverses cellules
dont les spermatozoïdes, ce qui expliquerait la détection
en microscopie électronique ou par hybridation in situ,
dans certains modèles in vitro, de particules virales sur
ces derniers [12] ou sur les cellules germinales souches. De plus, l'absence
de modification de l'excrétion des virions et des cellules infectées
après vasectomie est en faveur d'une production distale dans le
tractus génital masculin [13], en particulier au niveau des vésicules
séminales et de la prostate.
L'origine du virus présent dans les sécrétions
génitales est encore mal connue. Il semble provenir d'au moins
deux sources : la diffusion de particules virales et de cellules infectées
à partir des compartiments sanguins ou lymphatiques et la production
locale dans l'appareil génital par des cellules infectées.
Plusieurs études ont décrit, chez certains patients, des
populations de VIH sanguines et séminales génétiquement
différentes [14, 15]. Cette compartimentation semble liée
à une production locale et parfois intense de virus. La présence
de leucocytes en grande quantité dans le sperme est associée
à une production locale et importante de virions, mais ne suffit
probablement pas à expliquer la compartimentation virale. Celle-ci
pourrait être due à trois paramètres : le statut immunitaire
particulier de l'appareil génital, l'infection d'autres types cellulaires
que ceux produisant les virions sanguins ainsi que la diffusion réduite
de certains antirétroviraux dans le tractus génital [16-18].
La charge virale séminale est classiquement associée à
une immunodépression sévère, elle-même associée
à une virémie élevée et au stade sida de l'infection
[19-21]. Les niveaux de charge virale dans le plasma séminal sont
globalement inférieurs à ceux rencontrés dans le
plasma sanguin. Cependant, dans la plupart des études, la charge
virale séminale reste modestement corrélée à
la charge virale sanguine [5]. Les traitements antirétroviraux
efficaces (ARN < 20 ou < 200 copies/ml de plasma sanguin) réduisent
logiquement et de manière importante l'excrétion séminale
du VIH [22, 23], mais la décroissance de la charge virale séminale
est retardée par rapport à la charge virale plasmatique.
Ainsi, il n'y a pas de corrélation individuelle entre l'indétectabilité
de l'ARN du VIH1 dans le sang et celle dans le sperme [24]. Environ 30
% des sujets ayant une virémie VIH1 indétectable peuvent
excréter du VIH, probablement du fait d'une production locale indépendante
[4], cela même sous traitement antirétroviral efficace durable
[25]. La détection de cellules infectées est également
possible dans les mêmes conditions [26]. Cette excrétion
virale peut également être intermittente et, dans certains
cas, associée à une infection ou à une inflammation
génitale symptomatique ou non [9]. Dans ces cas, la présence
de leucocytes dans le sperme est en général rapportée.
Ainsi, une trithérapie efficace réduit de manière
importante la fréquence de l'excrétion du VIH1 dans le sperme,
mais la présence résiduelle du virus ne peut être
exclue du fait d'une possible production locale de virions. Ce risque
résiduel impose le recours à la procréation médicalement
assistée pour tous les hommes infectés dont la partenaire
est séronégative.
VHC et sperme
La présence du VHC dans le sperme, contestée pendant de
nombreuses années, semble actuellement de plus en plus admise [27].
Plusieurs équipes françaises retrouvent de l'ARN-VHC dans
le plasma séminal de patients infectés par le VHC [28, 29]
ou co-infectés par le VIH et le VHC [30]. Chez les patients co-infectés
par VIH1 et VHC, le niveau de virémie VHC n'est pas corrélé
avec l'excrétion dans le sperme [travaux soumis]. Selon les études,
10 à 35 % des patients seraient excréteurs. Les charges
virales séminales semblent faibles, ce qui pourrait en partie expliquer
le faible taux de transmission sexuelle observée pour le VHC [31].
Il faut cependant noter que la détection d'acide nucléique
viral dans un compartiment ne préjuge pas de l'infectiosité
de celui-ci [32]. Cette dernière ne peut pas actuellement être
évaluée pour le VHC faute de système de culture cellulaire
efficace. Le VHC est retrouvé dans le plasma séminal, mais
l'infection de cellules séminales n'a jamais été
mise en évidence jusqu'à présent (figure
1). Dans de très rares cas, le VHC pourrait être associé
aux cellules probablement par adsorption à leur surface [29]. Ces
données préliminaires doivent être complétées
pour déterminer les facteurs associés à l'excrétion.
Les autres virus [1]
De nombreux virus peuvent être présents dans le sperme
[1] et transmis par voie sexuelle ou éventuellement lors d'AMP
(tableau 1). Les virus
de la famille des herpesviridae sont fréquemment retrouvés.
Le cytomégalovirus (CMV) peut, s'il est transmis à une femme,
induire une primo-infection avec une infection congénitale sévère
de l'enfant. Son excrétion est souvent favorisée par l'infection
par le VIH1 [33].
Problèmes techniques liés à
la recherche de virus dans le sperme
La mise en évidence des virus dans le sperme ou ses fractions
fait appel principalement à la biologie moléculaire, en
particulier à la PCR [45]. Cette technique d'amplification a l'avantage
d'être sensible et spécifique, à condition d'éviter
toute contamination et d'éliminer l'influence d'inhibiteurs. En
effet, le plasma séminal est un milieu particulièrement
riche en inhibiteurs. Les échantillons de plasma séminaux
peuvent être dilués, puis les particules virales concentrées
par centrifugation à haute vitesse (20 000 g) avant une extraction
classique de l'acide nucléique viral. D'autres méthodes,
comme la méthode de Boom sur silice, permettent d'obtenir des acides
nucléiques de grande pureté. Des contrôles d'extraction
et d'amplification internes ou à défaut externes sont nécessaires
pour valider ces étapes et éliminer la possibilité
d'une inhibition. Les tests utilisés sont pour la plupart adaptés
de ceux commercialisés pour le plasma sanguin ou les leucocytes
[45]. Ceux pour la mesure de la charge virale plasmatique sanguine (VIH1
Monitor) permettent ainsi de quantifier les ARN-VIH1 extraits à
partir du plasma séminal. Pour les tests qualitatifs, des techniques
moins automatisées d'amplification par PCR peuvent également
être utilisées. L'ensemble de ces tests permet d'amplifier
des portions de génomes viraux à partir d'ARN (VIH1, VHC),
d'ADN (VIH1) et parfois des deux types d'acides nucléiques. Les
séquences virales amplifiées sont ensuite le plus souvent
détectées par hybridation moléculaire avec une révélation
enzymatique donnant une coloration en cas de détection positive.
L'ensemble de ces techniques renseigne uniquement sur la présence
de génomes viraux, mais pas sur l'infectiosité de ceux-ci
(virus défectifs, volume de l'inoculum...). Le volume de plasma
séminal et le nombre de cellules testées doivent être
suffisants pour assurer une bonne sensibilité, cela malgré
la nécessité de préserver du matériel pour
une éventuelle AMP ultérieure. De plus, les délais
actuels pour obtenir un résultat de qualité nécessitent
la congélation des spermatozoïdes avant usage. Dans un avenir
proche, les techniques de quantification en temps réel et un personnel
adapté devraient permettre de réaliser les tests sur des
spermatozoïdes frais.
Les autres techniques comme la culture virale (virus cultivable uniquement)
et la microscopie électronique peuvent être également
utilisées [46]. Elles sont actuellement abandonnées pour
les recherches de VIH1 dans ce cadre du fait de leur lourdeur [47] et
de leur faible sensibilité.
Réduction du risque viral par
la préparation des spermatozoïdes
L'élimination du plasma séminal contenant les particules
virales (VIH, VHC...) et des cellules séminales (autres que les
spermatozoïdes) potentiellement infectées (VIH, CMV...) permet
une réduction importante de la charge infectieuse, rendant indétectable
dans la plupart des études le matériel génomique
viral dans la fraction finale de spermatozoïdes ainsi obtenue. Les
spermatozoïdes isolés, lavés et contrôlés
sur le plan virologique qui sont utilisés en AMP présentent
alors un risque infectieux très fortement réduit, considéré
comme négligeable, donc acceptable.
Les techniques de préparation des spermatozoïdes comprennent
plusieurs étapes décrites dans la figure
2. Elles correspondent au « lavage de sperme ».
- Une première étape de préparation des spermatozoïdes
: la séparation des cellules sur un gradient de densité
(2 ou 3 couches de densité croissante de Percoll ou de Puresperm).
Le sperme ou la fraction cellulaire lavée sont déposés
sur le gradient avant centrifugation. Les cellules les plus denses, en
très grande majorité les spermatozoïdes normaux et
matures, se retrouvent dans la fraction la plus dense. Les autres cellules
et les spermatozoïdes anormaux restent dans les fractions supérieures.
- Une deuxième étape : la migration ascendante. La
fraction la plus dense contenant les spermatozoïdes est lavée,
centrifugée et couverte de milieu de culture. Le tube est placé
à 37 °C et incliné pour permettre aux spermatozoïdes
mobiles de diffuser activement dans le milieu. Une fraction superficielle
de ce dernier est alors prélevée pour recueillir les spermatozoïdes
mobiles utilisables après un dernier lavage pour l'AMP. Cette dernière
étape n'est pas réalisée par tous les laboratoires.
Plus la purification est importante, plus la perte en spermatozoïdes
est bien sûr conséquente et peut conduire à multiplier
les prélèvements pour compenser ces pertes. Des génomes
du VIH1 peuvent être détectés dans certains cas lorsque
seule l'étape de centrifugation sur gradient est réalisée
[10]. Ces méthodes sont actuellement uniquement validées
sur le plan expérimental pour le VIH [48] et partiellement pour
le VHC [30].
Réduction du risque par le choix de
la technique d'AMP
La technique d'AMP en elle-même peut encore réduire le
risque théorique de transmission. Un éjaculat moyen contient
400 millions de spermatozoïdes, du plasma séminal et d'autres
cellules. La réduction du risque est liée à la quantité
de spermatozoïdes utilisée par chacune des techniques envisageables
et à l'optimisation des chances de grossesse permettant de réduire
le nombre de tentatives.
En insémination intra-utérine (IA), environ 2 millions
de spermatozoïdes sont utilisés. Une stimulation ovarienne
est en principe utilisée pour augmenter les chances de grossesse
et ainsi réduire le nombre d'inséminations. Les taux de
grossesse sont d'environ 20 % par cycle d'insémination, taux supérieurs
à ce qui est observé pour les couples hypofertiles. L'IA
est la moins coûteuse des trois techniques d'AMP disponibles. Elle
a été utilisée avec succès pour les couples
sérodifférents pour le VIH par une équipe milanaise
[49], trois équipes barcelonaises [50], une équipe londonienne
et une équipe toulousaine dans le cadre du protocole ANRS 096 [30].
Les deux autres techniques sont plus lourdes et réservées,
en dehors du contexte de risque d'infection à VIH, à des
indications particulières.
En fécondation in vitro, quelques centaines de milliers
de spermatozoïdes sont mis en présence d'ovocytes. Les embryons
obtenus sont ensuite transférés ou congelés.
En cas d'injection intra-ovocytaire de spermatozoïdes (ICSI), un
seul spermatozoïde est injecté dans un ovocyte. Cependant,
doivent être pris en considération la lourdeur, le coût
de la technique et les éventuels effets secondaires. La faisabilité
de cette approche a été évaluée dans le cadre
du protocole ANRS NECO (Necker-Cochin) et par d'autres équipes
[51, 52]. Elle est actuellement réservée aux cas pour lesquels
il est impossible d'utiliser les deux autres méthodes, par exemple,
lorsqu'un nombre très réduit de spermatozoïdes est
obtenu après le processus de préparation.
L'ensemble des équipes totalisent plus de 3 000 actes d'assistance
médicale à la procréation (inséminations,
fécondation in vitro et ICSI) sans contamination par le
VIH rapportée et avec des taux de grossesses élevés
proches de 15 à 20 % par cycle [53].
Prise en charge pratique du risque viral en AMP
Ce risque est bien réel, même si un faible nombre de cas
de transmission de virus ont été signalés : VHS,
VIH [54], VHB.
En plus de la sérologie syphilitique, un panel de sérologies
virales est systématiquement réalisé chez les donneurs
de sperme (VIH1, VIH2, CMV, HTLV1 et 2, VHC, VHB) [55]. Les donneurs sont
également contrôlés 6 mois après le don (en
France la loi impose au moins 6 mois de mise en quarantaine) afin de détecter
une éventuelle séroconversion.
Pour les AMP intraconjugales, le contrôle des sérologies
VIH1, VIH2, VHC, VHB et syphilis est obligatoire, ces sérologies
devant dater de moins d'un an au moment de la réalisation de l'AMP
[55]. La prise en charge des couples sérodifférents devait
être réglementairement réalisée dans le cadre
de protocoles cliniques. Les conditions pratiques de prise en charge de
ces couples sérodifférents pour le VIH, le VHC ou le VHB,
et plus généralement pour les sujets à risque viral,
ont été précisées en mai 2001 [56]. Désormais,
l'arrêté ministériel du 10 mai 2001 permet la prise
en charge hors protocoles de ces couples par un nombre limité d'équipes
spécialisées. Il précise les procédures biologiques
(organisation, matériels...) et les conditions spécifiques
de sélection et de prise en charge des couples (nécessité
d'une équipe pluridisciplinaire, critères cliniques et biologiques
de sélection, choix des techniques d'AMP...), cela dans les cas
de couples sérodifférents pour le VIH, le VHC ou le VHB.
Ainsi, les hommes infectés par le VIH ne doivent pas être
porteurs de pathologies évolutives, avoir un taux de lymphocytes
CD4 supérieur à 200/mm3 et une charge virale
VIH1 stable depuis plus de 4 mois. Ces éléments sont nécessaires
pour s'assurer du pronostic vital de l'infection du futur père.
En pratique, les couples consultent en AMP pour deux motifs très
différents : le couple fertile demande une AMP pour réduire
le risque de transmission virale au partenaire et donc à l'enfant
; c'est en particulier le cas des couples dont l'homme est infecté
par le VIH ; le couple, du fait de troubles de la fertilité, consulte
pour une AMP et un des partenaires est porteur d'une infection virale
; c'est en particulier le cas des sujets infectés par le VHC mais
aussi par d'autres virus. En dehors de ces deux cas précis, le
risque viral persiste et ne doit pas être négligé.
Il existe pour les donneurs de gamètes (dont les prélèvements
sont soumis à quarantaine dans l'attente du contrôle virologique
à 6 mois) et au sein de couples hypofertiles où tout prélèvement
doit être considéré à risque (selon les précautions
universelles de sécurité).
Au niveau du laboratoire, la sécurité virale doit également
être assurée pour les autres échantillons traités
et les patients non infectés. Pour cela, le respect strict des
précautions universelles doit être observé. Dans certains
cas, des postes de travail et des cuves d'azote liquide dédiées
sont utilisés pour la préparation et la conservation des
échantillons.
Le risque nosocomial ne concerne bien sûr pas uniquement les gamètes
qui peuvent être vecteurs, mais également l'ensemble des
actes médicaux invasifs (ponctions d'ovocytes, prélèvements
sanguins...) associés à la pratique de l'AMP. Deux cas de
contamination de femmes incluses dans des processus de fécondation
in vitro ont récemment été décrits
pour le VHC. Il importe de souligner que ces infections n'étaient
pas dues à la pratique du laboratoire, mais aux gestes médicaux
associés [57].
CONCLUSION
Dans un contexte où le risque infectieux est de plus en plus considéré
comme inacceptable et où les mesures sécuritaires en matière
de produits biologiques sont de plus en plus strictes, le risque viral
en AMP doit être pris en compte. Les gamètes font l'objet
de préparations et doivent répondre à des critères
stricts de qualité. En cas de « défectuosité
», la responsabilité des personnels de santé les préparant
et les utilisant peut être engagée. Une utilisation plus
large et systématique de l'ensemble des moyens de réduction
du risque viral doit être mise en place. Tout prélèvement
devant être considéré à risque, une observance
des règles universelles d'hygiène et de sécurité
est obligatoire. Des moyens sont nécessaires pour que toutes les
structures impliquées soient correctement équipées.
Au-delà des moyens, cela impose des échanges importants
entre les virologistes, les infectiologues et les spécialistes
de l'AMP.
Lorsque l'objectif est de limiter les risques de contamination dans
les couples sérodifférents pour le VIH désirant un
enfant, l'AMP apporte une réponse avec une efficacité certaine,
tant en termes de sécurité virale qu'en termes de grossesses
et de naissances. On pourrait dans ce cas parler d'une obligation de moyens
afin d'aider les couples demandeurs d'une réduction du risque de
contamination de la partenaire et de l'enfant. L'aide apportée
à ces couples est liée aussi bien à l'évolution
du pronostic de l'infection à VIH qu'à celle des mentalités
et permet de lutter contre la discrimination dont ils font l'objet.
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