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Bonnes pratiques d’administration des anticorps monoclonaux


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 27, Numéro 4, 205-9, octobre-novembre-décembre 2008, Article original

DOI : 10.1684/jpc.2008.0102

Résumé   Summary  

Auteur(s) : C Dupont, I Madelaine-Chambrin, P Faure , Service de pharmacie, Hôpital Saint-Louis, AP-HP, 1 avenue Claude Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10.

Résumé : Aucune recommandation officielle concernant les bonnes pratiques d’administration des anticorps monoclonaux (AcMo) n’existe à l’heure actuelle. Ces AcMo se révèlent avoir tous des modes d’administration différents. Nous avons recensé tous les AcMo ayant une AMM en France et ceux utilisés sous ATU et en essai clinique à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP, Paris). Dans le but d’harmoniser les pratiques et les dispositifs médicaux associés, nous avons analysé les associations entre leur mode d’administration et la nécessité d’un filtre, la voie d’administration, la durée de perfusion, l’existence ou non d’une prémédication, la nature de chaque anticorps : chimérique ou humanisé, et leur forme galénique. Plusieurs constats ont été faits. Les premiers AcMo commercialisés sont tous administrés par voie intraveineuse. Les plus récents, moins immunogènes car humains et non chimériques, peuvent être administrés par voie sous-cutanée. Concernant la tolérance (évaluée par la nécessité d’une prémédication), une forte tendance est à noter : les AcMo chimériques nécessitent plus de prémédication que les AcMo humanisés ou humains. En revanche, nous n’avons trouvé aucune relation entre la nécessité d’un filtre avant administration et la galénique ou le type d’AcMo. De plus, la taille du filtre préconisée est différente pour chacun des AcMo. Il est à noter qu’il n’existe à l’heure actuelle aucune recommandation officielle à laquelle les laboratoires pourraient se référer pour harmoniser leurs pratiques et donc les nôtres. Il est essentiel que les autorités compétentes établissent des règles de bonnes pratiques d’administration pour cette classe de médicaments en pleine expansion.

Mots-clés : anticorps monoclonal, mode d’administration, dispositif médical, recommandations

ARTICLE

Auteur(s) : C Dupont, I Madelaine-Chambrin, P Faure

Service de pharmacie, Hôpital Saint-Louis, AP-HP, 1 avenue Claude Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10

Les anticorps monoclonaux (AcMo) représentent une classe de médicaments en pleine expansion depuis les dix dernières années. Grâce aux nombreux antigènes cibles disponibles, cette classe de médicaments s’adresse à des pathologies variées comme la cancérologie [1-3], la dermatologie [4, 5], la rhumatologie [6], la transplantation d’organe [7] ou plus récemment la neurologie [8]. En décembre 2006, il était dénombré plus de 114 AcMo en développement dont 74 % en phase II ou III. Une trentaine de molécules devraient arriver sur le marché d’ici 2009. Aucune recommandation officielle concernant les bonnes pratiques d’administration des anticorps monoclonaux n’est actuellement disponible, générant une hétérogénéité des pratiques. Même s’ils sont tous administrés par voie injectable de par leur nature protéique, ces AcMo se révèlent avoir des modes d’administration différents. Après avoir recensé un certain nombre de critères propres à chaque AcMo (commercialisés, sous autorisation temporaire d’utilisation ou en essai clinique), nous avons recherché si une uniformisation des pratiques était possible.

Matériels et méthodes

Dans un premier temps, nous avons recensé tous les AcMo ayant une AMM en France ainsi que ceux utilisés à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP, Paris), sous autorisation temporaire d’utilisation (ATU) ou en essai clinique.

Pour chacun des AcMo, nous avons ensuite listé un certain nombre de critères spécifiques. Du point de vue pharmacologique, ont été renseignés : le principe actif, le nom de spécialité, le laboratoire, le type d’anticorps, la voie d’administration et la prémédication éventuelle. Nous avons indiqué la nécessité ou non de dispositifs médicaux (DM) associés tels que les filtres, les tubulures, les poches. Et nous avons également étudié le conditionnement, la galénique du produit (lyophilisat à reconstituer ou solution), la durée de perfusion, le débit d’administration.

Les AcMo ont été répartis en groupes en fonction de leur indication : cancérologie, prévention du rejet de greffe et autres.

A partir de tous les items recensés, nous avons effectué des regroupements pour étudier les liens éventuels entre les items. Nous nous sommes ensuite focalisés sur les modalités d’administration (débit, posologie, tolérance, DM associés, voie d’administration) en fonction du type d’anticorps.

Résultats

L’analyse a porté sur 25 AcMo : 16 ayant une AMM, 2 étant sous ATU et 7 en essai clinique. Les principaux résultats sont résumés dans le tableau 1 (anticorps monoclonaux étudiés et leurs principales caractéristiques).

Concernant leurs indications, pour les médicaments ayant une AMM, 7 d’entre eux (43,8 %) sont indiqués en cancérologie, 3 (18,7 %) dans le rejet de greffe et 6 (37,5 %) dans d’autres indications. Pour les AcMo en développement, leur répartition est respectivement de 3 (33,3 %), 2 (22,2 %) et 4 (44,5 %). Les autres indications rencontrées sont majoritairement la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, la maladie de Crohn, l’asthme…

La comparaison des voies d’administration montre que les répartitions sont respectivement pour les médicaments ayant une AMM et pour ceux en développement de 12 et 7 en intraveineuse (IV), 3 et 2 en sous-cutanée (SC) et 1 ayant une AMM en intramusculaire (IM).

Tous les AcMo administrés en cancérologie sont administrables par voie IV. Ils correspondent aux premiers AcMo commercialisés. A noter que les traitements associés (cytotoxiques) sont dans la majorité des cas administrés par cette même voie. Cette voie IV se justifie d’autant plus que les patients sont porteurs d’un cathéter ou d’une chambre à cathéter implantable, facilitant leur administration. Dans la prévention du rejet de greffe, que ce soit en traitement péri opératoire ou en traitement d’entretien, là aussi, c’est la voie IV qui est utilisée. Pour les autres indications, la voie d’administration est plus variable. La voie SC semble être en émergence et son intérêt réside en particulier dans le traitement des maladies chroniques. C’est le cas dans le traitement de l’asthme, de maladies auto-immunes ou du psoriasis. Il existe un cas particulier (palivizumab, Synagis®) administré par voie IM. Cet anticorps, indiqué dans la prophylaxie du virus respiratoire syncitial (VRS) chez les nourrissons, a été développé pour cette voie du fait de l’âge des enfants à qui il est administré. Une injection IM étant plus sure et plus facile qu’une injection SC ou IV pour les nouveau-nés. En conclusion la tendance objectivée est l’augmentation de la voie SC facilitant l’auto-administration. Ces données sont regroupées dans le tableau 2 (relation entre le type d’anticorps et la voie d’administration).

Les premiers AcMo commercialisés étaient murins ou chimériques. A l’heure actuelle, les nouveaux médicaments de cette classe sont majoritairement humanisés ou humains. Tous les anticorps murins ou chimériques sont administrés par voie IV. A contrario, tous les AcMo administrés par voie SC sont humanisés ou humains. La voie SC, immunogène, n’a pu être utilisée qu’après le développement d’AcMo humanisés ou humains moins immunogènes. En conclusion, les nouveaux AcMo majoritairement humanisés ont été développés avec l’administration par voie SC.

De la même façon nous avons analysé la relation type d’anticorps/tolérance. Le constat montre que les AcMo chimériques nécessitent majoritairement une prémédication (5/10) alors que les anticorps humanisés ou humains n’en nécessitent pas (1/15). La prémédication est généralement composée d’un antihistaminique par voie orale associé à un corticoïde et à du paracétamol.

La durée de la perfusion a également fait l’objet d’une analyse par la recherche d’une relation entre la durée de la perfusion et la tolérance, la prémédication ayant été prise comme item représentant la tolérance du médicament. Aucune relation n’a pas été retrouvée : des AcMo administrés en IVD peuvent avoir besoin d’une prémédication, alors que certains administrés par perfusion longue n’en nécessitent pas obligatoirement. Dans l’évolution de la commercialisation des AcMo, les tendances à noter sont : moins de prémédication, une posologie maximale d’emblée (alors que précédemment la posologie était instaurée progressivement) ainsi qu’un débit maximum.

Nous nous sommes également intéressés aux différents DM pouvant être utilisés avec ces médicaments et notamment les filtres. Lors de la commercialisation des premiers AcMo, il était recommandé d’utiliser un filtre spécifique pour chacun d’entre eux, obligeant le pharmacien à détenir différentes références de filtres. Actuellement, 6 AcMo nécessitent toujours l’utilisation d’un filtre. Pour 3 d’entre eux c’est un filtre à 0,2 ou 0,22 μm, 1 dont les pores doivent être inférieurs à 1,2 μm, 1 à 1,2 μm et le Mabcampath® qui, dans sa précédente présentation, nécessitait l’utilisation d’un filtre à 5 μm. A noter qu’aucune relation entre le type d’AcMo et l’utilisation d’un filtre spécifique n’a été retrouvée. Suivant les renseignements fournis par les laboratoires, les justifications d’utilisation de ces filtres sont variables. Les filtres à 0,2 μm sont destinés à prévenir le passage d’éventuels agrégats, celui à 1,2 μm pour l’infliximab doit assurer « une filtration stérilisante supplémentaire » et le filtre à 5 μm utilisé pour l’alemtuzumab était destiné à prévenir le passage de débris de verre. Une évolution dans l’utilisation de ces DM est à souligner. Pour l’Erbitux®, lors des essais cliniques le filtre se plaçait avant la poche, dans l’AMM actuelle il se place après, et une solution plus concentrée ne nécessitant plus de filtre a été récemment mise à disposition. De même pour le Mabcampath® dont la 1re forme galénique qui exigeait l’utilisation d’un filtre a été substituée par une nouvelle formule qui n’en nécessite plus. La tendance évolue donc vers une suppression de l’utilisation de ces filtres. Parmi les molécules en développement étudiées, seul le Mylotarg® (utilisé sous ATU dans les LAM) en nécessite encore un.

Pour les autres DM spécifiques devant être utilisés, aucun n’est lié à la galénique du médicament. L’Erbitux® nécessitait dans son ancienne formulation une poche vide, le Mylotarg® une tubulure opaque. Cette protection de la lumière n’est toutefois pas due à l’AcMo lui-même mais à l’antibiotique (ozogamycin) qui lui est couplé. Un des AcMo en essai clinique nécessite une seringue de 1 mL à cause des très faibles doses qui sont administrées.

Dans la majorité des cas, peu de recommandations d’administration sont notifiées dans les RCP des médicaments. Pour 6 d’entre eux, le soluté permettant la reconstitution et/ou la dilution est précisé. Par exemple, pour l’Herceptin®, il est mentionné qu’il ne doit absolument pas être dilué dans du glucose 5 %. En termes de régulation de débit, il y a très peu de données. Pour l’un des AcMo, le fournisseur indique qu’il peut être perfusé par « pousse-seringue, pompe à perfusion ou système de goutte à goutte ». Pour les autres, il n’y pas d’indications précises sur le strict respect du débit (faut-il utiliser une pompe ou un perfuseur peut-il suffire ?).

Les modalités d’administration n’ont pas de liens avec l’origine des laboratoires fabricants (européen ou américain). Aucun de ces pays n’a émis de recommandation spécifique quant à la bonne utilisation des AcMo. De ce fait les laboratoires, quel que soit leur pays d’origine, n’ont pas de guidelines leur permettant d’harmoniser l’administration de ces molécules.

Tableau 1 Anticorps monoclonaux étudiés et leurs principales caractéristiques.

Molécule

Spécialité

Labo

Statut

Type AC

Indication

Voie

Filtre

Tubulure ou poche particulière

Abciximab

Reopro

Centocor/ Lilly

AMM

Chimérique

Complication cardiaque ischémique, réduction risque IDM

IV

Oui 0,2 µm ou 5 µm agrégats

Non

Adalimumab

Humira

Abbott

AMM

Humain

Polyarthrite rhumatoïde

SC

Non

Non

Alemtuzumab

Mabcampath

Schering

AMM

Humanisé

LLC

IV

Oui 5 µm fixant les protéines de faible PM

Non

Basiliximab

Simulect

Novartis

AMM

Chimérique

Rejet du greffon dans formes aiguës de transplantation rénale

IV

Non

Non

Bevacizumab

Avastin

Roche

AMM

Chimérique

Cancer colorectal

IVL

Non

Non

Cetuximab

Erbitux

Merck

AMM

Chimérique

Cancer colorectal

IV

Non

Non

Daclizumab

Zenapax

Roche

AMM

Humanisé

Rejet du greffon dans formes aiguës de transplantation rénale

IV

Non

Non

Efalizumab

Raptiva

Serono

AMM

Humanisé

Psoriasis

SC

Non

Non

Ibritumomab tiuxetan

Zevalin

Roche/Scherin g

AMM

Murin

LNH

IV

Oui 0,2 ou 0,22 µm

Non

Infliximab

Remicade

Schering

AMM

Chimérique

Maladie de Crohn, spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme psoriasique, rectocolite hémorragique, psoriasis

IV

Oui, <1,2 µm

Non

Muromonab

Orthoclone

Janssen Cilag

AMM

Murin

Rejet du greffon dans formes aiguës de transplantation cardiaque, hépatique ou rénale

IV

Non

Non

Omalizumab

Xolair

Novartis

AMM

Humanisé

Asthme persistant

SC

Non

Non

Palivizumab

Synagis

Abbott

AMM

Humanisé

Infection respiratoire due au virus syncytial

IM

Non

Non

Rituximab

Mabthera

Roche

AMM

Chimèrique

LNH

IV

Non

Non

Tositumomab + iodine

Bexaar

GSK

AMM

Murin

LNH

IV

Trastuzumab

Herceptin

Roche

AMM

Humanisé

Cancer du sein, forme métastatique, surexpression HER2

IVL

Non

Non

Gemtuzumab ozogamicin

Mylotarg

Wyeth

ATU

Humanisé

LAM

IV

Filtre Minisart 1,2 µm de faible affinité protéique

Tubulure dédiée à ce produit ?

Inolimomab

Leucotac

Opi

ATU

Murin

Réaction greffon contre hôte en cas greffe MO

IV

Non

Non

Certolizumab

Certozilumab Pegol

EC

Humanisé

Maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde

SC

CNTO 1275

Parexel

EC

Psoriasis

SC

Ipilimumab

BMS

EC

Humain

Cancer de la prostate, mélanome métastatique

IV

Non

Non

Pertuzumab

Omnitarg

Genentech

EC

Humanisé

Cancer de la prostate, tumeurs solides

IV

Visiluzumab

Nuvion

Parexel

EC

Humanisé

Réactions sévères du greffon contre l’hôte, rectocolite hémorragique sévère

IV

Non

Eculizumab

Soliris

  • Alexion
  • Pharmaceuticals


EC, statut de méd orphelin

Humanisé

Hémoglobinurie paroxystique nocturne

IV

Zanolimumab

EC

Humain

Lymphome T non cutané

IV



Tableau 2 Relation entre le type d’anticorps et la voie d’administration.

Spécialité

Type d’anticorps

Voie d’administration

Avastin

Humanisé

Perfusion IV lente

Enbrel

Chimère hamster/humain

Sous-cutanée

Erbitux

Chimère murin/humain

Intraveineuse

Herceptin

Humanisé

Intraveineuse lente

Humira

Humanisé

Sous-cutanée

Mabcampath

Humanisé

Intraveineuse

Mabthera

Chimère murin/humain

Intraveineuse

Remicade

Chimère murin/humain

Intraveineuse

Simulect

Chimère murin/humain

Intraveineuse (bolus ou perfusion)

Synagis

Humanisé

Intramusculaire

Zenapax

Humanisé

Intraveineuse

Zevalin

Murin

Intraveineuse

Discussion

Cet état des lieux montre une grande hétérogénéité dans l’utilisation des médicaments de cette classe. Chaque fournisseur développe ce type de médicament avec des modalités d’administration propres parfois sans justification évidente. La voie d’administration est quant à elle mieux documentée. Moins les anticorps sont immunogènes (humanisés ou humains), plus la voie sous-cutanée est développée. Cette voie présente l’avantage d’une auto-administration possible par le patient. Cette voie SC est d’autant plus intéressante que les traitements sont administrés au long cours. Cela évite aussi au patient de venir à l’hôpital tous les 15 jours ou tous les mois pour une administration intraveineuse. La voie sous-cutanée pourrait donc également intéresser la cancérologie qui dispose actuellement d’AcMo utilisés par voie IV. Les patients atteints de pathologie cancéreuse pourraient réaliser leur injection SC eux-mêmes et éviter le recours à l’hôpital de jour pour une administration IV. Ce principe est actuellement développé pour les immunoglobulines polyvalentes en SC.

Après des débuts très hétérogènes, il apparaît une simplification dans l’utilisation de ces AcMo. On note de moins en moins de DM associé à l’utilisation des médicaments. Au début de la commercialisation des AcMo, un filtre spécifique était associé pour préparer le médicament. Le pharmacien devait gérer plusieurs références de filtres, alors que pour la plupart, le seuil de filtration était identique. Les filtres n’étant pas fournis avec le conditionnement de la spécialité, une bonne organisation entre le pharmacien en charge des médicaments et celui des DM est essentielle pour coordonner les commandes, même si ces DM sont la plupart du temps fournis gracieusement pas les laboratoires. L’idéal serait donc que les DM associés soient intégrés dans le conditionnement de l’AcMo (comme cela peut être le cas pour les immunoglobulines polyvalentes ou les facteurs anti-hémophiliques).

Aujourd’hui, il y a une simplification de l’utilisation pratique de ces médicaments. Actuellement seuls le Mabcampath®, le Remicade® et le Zevalin® nécessitent un filtre.

Il n’existe aucune recommandation quant à la bonne manipulation de ces médicaments. Dans l’attente de ces recommandations, il appartient aux COMEDIMS locales de s’organiser afin de promouvoir le bon usage et d’homogénéiser les pratiques.

Conclusion

Après un début d’utilisation « empirique » lors des premiers essais cliniques et en l’absence d’expérience clinique, chaque laboratoire qui commercialisait un nouvel AcMo avait des recommandations qui lui étaient propres. Un cadre réglementaire a été défini avec les AMM mais sans harmonisation des pratiques. Le recul actuel des pratiques justifie une simplification de leur utilisation. De moins en moins de DM particuliers sont utilisés (comme les filtres), la voie sous-cutanée est en développement depuis la mise à disposition d’AcMo humanisés moins immunogènes.

Références

1 Mascelli MA, Zhou H, Sweet R, Getsy J, Davis HM, Grahal M, et al. Molecular, biologic, and pharmacokinetic properties of monoclonal antibodies: impact of these parameters on early clinical development. J Clin Pharmacol 2007 ; 47 : 553-65.

2 Zhang Q, Chen G, Liu X, Qian Q. Monoclonal antibodies as therapeutic agents in oncology and antibody gene therapy. Cell Res 2007 ; 17 : 89-99.

3 Beckman RA, Weiner LM, Davis HM. Antibody constructs in cancer therapy: protein engineering strategies to improve exposure in solid tumors. Cancer 2007 ; 109 : 170-9.

4 Graves JE, Nunley K, Heffernan MP. Off-label uses of biologics in dermatology: rituximab, omalizumab, infliximab, etanercept, adalimumab, efalizumab, and alefacept. J Am Acad Dermatol 2007 ; 56 : 55-79.

5 Nickoloff BJ, Stevens SR. What have we learned in dermatology from the biologic therapies? J Am Acad Dermatol 2006 ; 54(3S2) : S143-S151.

6 Brown R. Frontiers in rheumatoid arthritis. Am J Health Syst Pharm 2006 ; 63 : S2-S3.

7 Vincent E. New monoclonal antibodies in renal transplantation. Minerva Urol Nefrol 2003 ; 55 : 57-66.

8 Newton HB. Molecular neuro-oncology and development of targeted therapeutic strategies for brain tumors. Part 1: growth factor and Ras signalling pathways. Expert Rev Anticancer Ther 2003 ; 3 : 595-614.


 

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