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Réponse à la tacrine : bilan de deux ans de prescription


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 16, Numéro 3, 183-8, Septembre 1997, Articles originaux


Résumé   Summary  

Auteur(s) : F. Augry, A. Darchy, J. de Rotrou, M.C. Guelfi, F. Forette, .

Résumé : La maladie d’Alzheimer (MA) est une pathologie dégénérative caractérisée par une démence associée à des modifications anatomo-pathologiques et neurochimiques responsables d’une atteinte du système cholinergique. Elle se traduit cliniquement par des troubles cognitifs, des troubles de l’efficience intellectuelle, des troubles neurologiques et des troubles du comportement. Les fonctions cognitives sont évaluées par des tests psychométriques dont le MMSE (mini mental state examination) et l’Adas-Cog (partie cognitive de l’Alzheimer’s disease assessment scale). La tacrine, ou Cognex ® , est un médicament inhibiteur de l’acétylcholinestérase. Le schéma posologique habituel est de 10 mg quatre fois par jour pendant 6 semaines, puis 20 mg quatre fois par jour pendant 6 semaines, puis 30 mg quatre fois par jour pendant 2 mois et, enfin, 40 mg quatre fois par jour. L’objectif de notre travail est d’analyser les réponses au traitement et le devenir de chacun des 131 patients ambulatoires suivis à l’hôpital Broca depuis la commercialisation de la tacrine (octobre 1994). Pour étudier la réponse au traitement, nous avons comparé les scores d’Adas-Cog enregistrés à chaque dosage par rapport au score initial obtenu juste avant l’instauration du traitement (J0). Nous avons ainsi classé les patients en répondeurs (R) : baisse du score d’au moins 4 points, stabilisés (S) : baisse comprise entre 0 et 3 points entre deux scores, non-répondeurs (N) : augmentation du score. Le pourcentage de sujets répondeurs à la tacrine, établi d’après les premières valeurs d’Adas-Cog obtenues à chaque posologie, est de 26 % à la dose de 40 mg/j, de 38 % à 80 mg/j, de 52 % à 120 mg/j et de 34 % à 160 mg par jour. Les effets secondaires de la tacrine ayant entraîné l’arrêt du traitement sont représentés par des troubles digestifs (11 % des malades traités), des troubles hépatiques (7 % des malades traités), des troubles comportementaux (3 % des malades traités) et des troubles cutanés (1,5 % des malades traités). Le Cognex ® améliore les fonctions cognitives des sujets répondeurs et retarde l’évolution de la maladie, mais ne l’enraye en aucun cas. Le pourcentage de sujets répondeurs à 120 mg/j passe de 52 % à 39 % si l’on compare les dernières valeurs d’Adas-Cog obtenues par rapport au score initial à J0. L’observation de notre population montre que le meilleur rapport bénéfice/risque serait obtenu avec un traitement par 120 mg/j de tacrine.

Mots-clés : tacrine, maladie d’Alzheimer, réponse au traitement.

Illustrations

ARTICLE

La maladie d'Alzheimer est une pathologie dégénérative, caractérisée par une démence associée à des modifications anatomo-pathologiques (plaques séniles et dégénérescences neurofibrillaires) et neurochimiques (déficit cholinergique, monoaminergique, déficit en acides aminés et en neuropeptides). Elle se traduit cliniquement par des troubles cognitifs, tels que troubles de la mémoire, aphasie, apraxie, agnosie ou troubles de l'efficience intellectuelle, des troubles du comportement, une désorientation ou des manifestations neurologiques telles que les troubles de la marche et de l'adaptation posturale, des signes extrapyramidaux ou l'apparition de réflexes archaïques [12].

La prévalence de cette maladie augmente avec l'âge. Seul un diagnostic de probabilité peut être posé en raison de l'absence de marqueurs biologiques. Ce dernier repose donc sur l'examen clinique et est établi selon des critères précis, après élimination de toutes les autres causes possibles de démence ou de pathologie à retentissement sur les fonctions cognitives. Les critères cliniques de l'état démentiel utilisés pour le diagnostic de la maladie d'Alzheimer sont les critères du DSM III-R (Diagnostic and statistical manuel) et ceux de la NINCDS-ADRDA (National Institute of Neurological and Communicative Disorders and Stroke - Alzheimer's Disease and Related Disorders Association). Ils permettent de classer la maladie d'Alzheimer comme : probable, possible ou certaine [11]. L'évaluation des fonctions cognitives est effectuée par des tests psychométriques tels que le MMSE (mini mental state examination) et l'Adas-Cog (partie cognitive de l'Alzheimer's disease assessment scale). Cependant, seul un examen neuropathologique post mortem permet de confirmer le diagnostic.

L'hypothèse d'un déficit du système cholinergique a orienté les recherches thérapeutiques vers la synthèse de précurseurs de l'acétylcholine, de principes actifs cholinomimétiques ou de médicaments qui inhibent la dégradation de l'acétylcholine. Actuellement, le seul médicament ayant une autorisation de mise sur le marché est la tacrine ou Cognex® (AMM en mai 1994) qui est un inhibiteur de l'acétylcholinestérase, indiqué dans les formes légères à modérées de la maladie. Les données d'efficacité de ce médicament sont divergentes selon les équipes en raison des problèmes méthodologiques d'évaluation de l'efficacité clinique de la tacrine [1, 5, 10, 13].

Le schéma posologique habituel est de 10 mg quatre fois par jour pendant 6 semaines, puis 20 mg quatre fois par jour pendant 6 semaines, puis 30 mg quatre fois par jour pendant 2 mois et, enfin, 40 mg quatre fois par jour. Ce médicament présente de nombreux effets secondaires, en particulier une toxicité hépatique (élévation des transaminases) et des troubles digestifs de type cholinergique. L'augmentation des doses journalières est donc progressive, et en cas d'effets indésirables notables, certains patients sont contraints de diminuer la posologie, voire d'arrêter définitivement leur traitement.

L'objectif de notre travail est d'analyser les réponses au traitement et le devenir de chacun des patients ambulatoires suivis à l'hôpital Broca depuis l'autorisation de délivrance de la tacrine par les pharmacies hospitalières (octobre 1994).

Patients et méthodes

Patients

L'étude est rétrospective. Elle porte sur l'ensemble des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, suivis en consultation à l'hôpital Broca et traités par la tacrine entre le 13 octobre 1994 et le 31 août 1996. L'efficacité de la tacrine a été évaluée à partir des résultats des tests Adas-Cog effectués par les neuropsychologues chez les patients ambulatoires suivis dans le service du professeur Forette.

Méthode

Nous avons travaillé à partir des données cliniques et des résultats des tests psychométriques (MMSE et Adas-Cog) d'une part, et des informations sur le traitement archivées dans le service de pharmacie d'autre part. Ce travail a été réalisé en collaboration avec les médecins du service de gérontologie clinique du professeur Forette et les neuropsychologues de ce même service.

La réponse au traitement en terme d'efficacité a été évaluée en comparant les résultats du test Adas-Cog obtenus avant l'instauration du traitement (J0), puis à chaque changement de posologie (augmentation ou diminution). La valeur de l'Adas-Cog correspond à un score global. Plus ce score est faible, meilleures sont les fonctions cognitives du malade. Les patients sont ainsi classés en fonction de leur réponse au traitement :

- répondeurs (R) : baisse du score d'au moins 4 points par rapport à J0 ;

- stabilisés (S) : baisse du score comprise entre 0 et 3 points ;

- non-répondeurs (N) : augmentation du score après traitement.

Chez les patients traités six mois ou plus par la tacrine à la même dose journalière (supérieure ou égale à 120 mg par jour), plusieurs tests Adas-Cog peuvent être effectués pour une même posologie. Les réponses au traitement à différents dosages ont été évaluées par un test du Chi2.

Les problèmes de tolérance ayant conduit à l'arrêt du traitement ont été évalués chez 131 patients traités à l'hôpital Broca à partir des fiches de suivi thérapeutique élaborées pour chaque malade dans le service de pharmacie. Seuls les effets secondaires de la tacrine responsables de l'arrêt du traitement ont été pris en compte dans cette étude.

Résultats

Depuis la commercialisation du Cognex® en octobre 1994, ce traitement a été prescrit à 131 patients ambulatoires suivis à l'hôpital Broca. Les 87 patients suivis dans le service du professeur Forette et chez lesquels le test Adas-Cog a été effectué à J0 et pendant le traitement constituent la population sur laquelle la réponse à la tacrine (en terme d'efficacité) a été évaluée. Tous ces patients analysés ont été traités initialement par 40 mg/j de Cognex®, mais seulement 69 patients ont été traités par 80 mg/j de tacrine (79,3 %), 44 par 120 mg/j (50,6 %) et 18 par 160 mg/j (20,7 %).

Données épidémiologiques

La population étudiée est constituée par les 87 patients (66,4 %) pour lesquels le score Adas-Cog a pu être mesuré. Les 44 malades dont la réponse au traitement n'a pas pu être établie n'étaient pas suivis dans le service du professeur Forette ou étaient inclus dans le protocole tacrine avant la commercialisation du Cognex®, ou ont refusé de passer des tests psychométriques.

L'âge moyen est de 77 ans (77 ± 6 ans). L'échantillon comprend 52 femmes et 35 hommes et 43 % des patients sont d'un niveau socio-culturel élevé (baccalauréat et plus). Parmi ces patients, 82 ont passé un MMSE avant l'instauration du traitement : 35 présentaient une maladie d'Alzheimer modérée définie par un MMSE compris entre 10 et 19 (43 %) et 47 présentaient une maladie d'Alzheimer légère définie par un MMSE supérieur à 19 (57 %).

Réponse au traitement en terme d'efficacité

Chez les 87 patients traités par 40 mg/j de tacrine, le test était effectué en moyenne 47 jours après l'instauration du traitement (47 ± 18 jours). Chez les 69 patients parvenus à 80 mg/j de tacrine, le test était effectué en moyenne après 48 jours de traitement à ce palier (48 ± 18 jours), soit 95 jours après J0. Chez les 44 patients traités par 120 mg/j de tacrine, le premier test était effectué en moyenne après 68 jours de traitement à cette posologie (68 ± 32 jours), soit 163 jours après J0. Chez les 18 patients traités par 160 mg/j de tacrine, le test était effectué en moyenne après 65 jours de traitement à ce palier (65 ±10 jours).

Nous observons que le pourcentage le plus élevé de sujets répondeurs à la tacrine [(Adas dosage - Adas J0) < - 3] correspond à la posologie : 30 mg quatre fois par jour (52 %) (tableau I).

La réponse à la dose de 120 mg/j de tacrine diffère selon que l'évaluation des fonctions cognitives est réalisée 2 mois après l'instauration de ce palier (52 % de sujets répondeurs), ou est réalisée une seconde fois chez les patients traités à cette posologie depuis plus de 6 mois. Dans ce dernier cas, ainsi que chez les patients ayant reçu 160 mg/j de tacrine avant d'être à nouveau traités par 120 mg/j, les résultats du test Adas-Cog mettent en évidence un pourcentage de sujets répondeurs plus faible (39 %) (tableau II).

A la dose de 10 mg quatre fois par jour, seulement 26 % des sujets traités répondent à la tacrine, tandis que 38 % répondent à 20 mg quatre fois par jour. La plus faible dose est donc largement insuffisante pour garantir une efficacité. Elle est instaurée uniquement en début de traitement comme première dose avant l'escalade thérapeutique. Par ailleurs, les réponses au traitement dès 10 mg quatre fois par jour ne sont pas significativement différentes chez les patients qui présentaient une maladie d'Alzheimer légère et chez ceux qui présentaient une maladie d'Alzheimer modérée, contrairement à celles obtenues par d'autres équipes (tableau III) [9].

Il existe une relation entre la réponse à 40 mg/j et la réponse aux doses supérieures. En effet, les sujets répondeurs ou stabilisés dès 40 mg/j ont plus de chance d'être répondeurs ou stabilisés à 80 mg/j (tableau IV).

Effets secondaires

Les effets secondaires de la tacrine ayant entraîné l'arrêt du traitement ont été notés sur l'ensemble de la population de patients ambulatoires (n = 131). Ils sont représentés par des troubles digestifs (nausées, vomissements, voire ulcères) : 48 % des effets indésirables et 11 % des malades traités, des troubles hépatiques (ALAT > 5N) : 31 % des effets indésirables et 7 % des malades traités, des troubles comportementaux (syndrome confusionnel, agitation, insomnie, dépression) : 14 % des effets indésirables et 3 % des malades traités et des troubles cutanés (allergie) : 7 % des effets indésirables et 1,5 % des malades traités (tableau V).

Discussion

La population de patients traités par la tacrine diminue avec les doses les plus élevées. En effet, certains patients sont traités depuis moins de six semaines et sont encore au premier palier du traitement, soit 40 mg/j, d'autres sont traités depuis moins de 3 mois et sont au second palier, soit 80 mg/j, et enfin certains sont traités depuis moins de cinq mois et toujours par 120 mg/j. Certains patients améliorés ou stabilisés sur le plan clinique et qui ne présentent pas d'effets secondaires à la tacrine à la dose de 120 mg/j conservent cette posologie plus de deux mois et sont réévalués par un test psychométrique tous les six mois. Enfin, chez certains patients présentant des effets indésirables, la posologie journalière de la tacrine est diminuée et le traitement peut être interrompu.

Le pourcentage d'effets secondaires est sous-estimé car nous n'avons considéré dans notre analyse que ceux qui sont responsables de l'arrêt du traitement. Les effets indésirables mineurs qui ont conduit à diminuer les doses journalières de tacrine ou à conserver plus longtemps que prévu le même palier posologique n'ont pas été analysés.

A partir de 120 mg/j de tacrine, le pourcentage de sujets répondeurs diffère selon que l'Adas-Cog est réalisé une seule fois par dosage (schéma thérapeutique habituel avec augmentation progressive des doses) ou plusieurs fois pour le même dosage (patients restés sous un même dosage plus longtemps que prévu). Le pourcentage de sujets répondeurs, obtenu par comparaison entre la première valeur d'Adas-Cog à 120 mg/j et le score initial avant l'instauration du traitement est 1,3 fois plus important que le pourcentage obtenu avec la dernière valeur d'Adas-Cog à 120 mg/j (52 et 39 % respectivement). Statistiquement (p < 0,05), les malades qui restent au moins six mois à la même posologie ont des scores à l'Adas-Cog qui augmentent, ce qui signifie que leurs fonctions cognitives diminuent dans le temps malgré le traitement. En effet, le Cognex® améliore les fonctions cognitives des sujets répondeurs et retarde l'évolution de la maladie mais ne l'enraye en aucun cas. Il a été montré que la dégénérescence progressive des fonctions cognitives était inéluctable, que le patient soit traité ou non, mais que l'évolution de la maladie était plus lente chez les patients répondeurs traités [3, 4, 6, 8].

Il devient délicat de parler de pourcentage de répondeurs à 160 mg/j en raison du faible nombre de sujets traités et évalués par un test psychométrique à ce dosage. Il conviendrait en effet de continuer à suivre l'évolution thérapeutique de tous les malades actuellement traités et de refaire le même type d'étude dans 6 mois ou un an afin d'enrichir la population de sujets traités à la posologie maximale.

Il est intéressant de noter que les patients non répondeurs à 10 mg quatre fois par jour ont plus de risques de ne pas être répondeurs aux dosages supérieurs. Les sujets répondeurs à 10 mg quatre fois par jour auraient plus de chance d'être répondeurs à 20, 30 et 40 mg quatre fois par jour que les patients ayant un autre profil de réponse au plus faible dosage. Les sujets stabilisés à 10 mg quatre fois par jour semblent évoluer aussi bien vers un profil de malades répondeurs que non répondeurs aux dosages supérieurs. Ces tendances devraient cependant être vérifiées et confirmées par des études portant sur une population plus importante.

L'observation de notre population montre que le meilleur rapport bénéfice/risque serait obtenu avec un traitement par 30 mg quatre fois par jour de tacrine. Toutefois, seule une étude randomisée permettrait de comparer à l'aide d'un test statistique deux posologies de tacrine.

CONCLUSION

Parmi les patients qui poursuivent le traitement jusqu'à 120 mg/j (50 % des patients), le Cognex® est efficace chez un patient sur deux, même si ce médicament n'apporte qu'une amélioration à moyen terme, voire à court terme. L'évaluation de l'efficacité de la tacrine ne repose ici que sur les résultats d'un seul test psychométrique (Adas-Cog) dont la fiabilité n'est pas de 100 %. La prise en compte de plusieurs paramètres, dont les résultats d'autres tests psychométriques et certaines valeurs biologiques (apolipoprotéine E4), permettrait sans doute de mieux définir le profil de réponse de chaque patient et peut-être de prédire l'évolution de sa maladie sous traitement [2].

REFERENCES

1. Chatellier G, Lacomblez L. On behalf of Groupe Français d'Étude de la Tetrahydroaminoacridine. Tacrine (tetrahydroaminoacridine ; THA) and lecithin in senile dementia of the Alzheimer type : a multicenter trial. Br Med J 1990 ; 300 : 495-9.

2. Couderc R, Bailleul S, Mahieux F. ApoE et maladie d'Alzheimer : aspect moléculaire et physiopathologique. Act Pharm Biol Clin 1995 ; 8 : 75-83.

3. Davies KL, Thal LJ, Gamzu ER, et al. A double-blind, placebo-controlled multicenter study of tacrine for Alzheimer's disease. N Engl J Med 1992 ; 327 : 1253-9.

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5. Farlow M, Gracon SI, Hershey LA, et al. A controlled trial of tacrine in Alzheimer's disease. JAMA 1992 ; 268 : 2523-9.

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7. Forette F, Hoover T, Gracon S, et al. A double-blind placebo-controlled, enriched population study of tacrine in patients with Alzheimer's disease. Eur J Neurol 1995 ; 2 : 229-38.

8. Gauthier S, Bouchard R, Lamontagne A, et al. Tetrahydroaminoacridine Combination treatment in patients with intermediate stage Alzheimer's disease. Results of a canadian double-blind, cross over, multicenter study. N Engl J Med 1990 ; 322 : 1272-6.

9. Homeyer P. La tacrine : bilan et perspectives après un an d'utilisation. Neuro-Psy 1996 ; 11 : 2-8.

10. Knapp MJ, Knopman DS, Solomon PR, et al. A 30-week randomized controlled trial of high dose of tacrine in patients with Alzheimer's disease. JAMA 1994 ; 271 : 985-91.

11. Orgogozo JM. Clinique de la maladie d'Alzheimer et méthode de diagnostic. La Lettre du Pharmacologue 1994 ; 8 : 1-30.

12. Signoret JL, Hauw JJ. Maladie d'Alzheimer et autres démences. 1re éd. Médecine-sciences Flammarion, Paris 1991 : 511.

13. Summers WK, Majovski LV, Marsh GM, Tachiki K, Kling A. Oral tetrahydroaminoacridine in long-term treatment of senile dementia of the Alzheimer type. N Engl J Med 1986 ; 315 : 1241-5.


 

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