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Recommandations pour la (bonne) pratique du diagnostic moléculaire de l’hémochromatose liée au gène
HFE |
Annales de Biologie Clinique. Volume 70, Numéro 3, 305-13, Mai-Juin 2012, Article original
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Anne-Marie Jouanolle, Victoria Gérolami, Cécile Ged, Bernard Grandchamp, Gérald Le Gac, Serge Pissard, Jacques Rochette, Patricia Aguilar-Martinez |
Résumé : L’hémochromatose liée au gène
HFE (hémochromatose HFE) ou hémochromatose de type 1, est une maladie génétique à transmission autosomique récessive caractérisée par une surcharge en fer progressive de l’organisme se manifestant habituellement chez l’adulte. Le gène
HFE, localisé sur le bras court du chromosome 6 (6p21.3), code une protéine qui joue un rôle essentiel dans le métabolisme du fer en modulant la production d’hepcidine par le foie. La mutation p.Cys282Tyr, à l’état homozygote, explique environ 80 % des cas d’hémochromatose en France. Le test génétique est l’examen clé pour confirmer le diagnostic d’hémochromatose HFE. Une enquête sur les pratiques de huit laboratoires référents français a été réalisée. Les principaux enseignements de cette enquête sont les suivants : 1) la mutation p.Cys282Tyr doit être recherchée en première intention pour établir le diagnostic d’hémochromatose HFE, suivant ainsi les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) qui, en 2005, a considéré que seule l’homozygotie pour la mutation p.Cys282Tyr associée, au minimum, à une élévation du coefficient de saturation de la transferrine permettait d’établir le diagnostic d’hémochromatose HFE \; 2) en association avec la mutation p.Cys282Tyr (génotypes hétérozygotes composites), les variants p.His63Asp et p.Ser65Cys peuvent contribuer à la survenue d’une surcharge en fer modérée \; 3) la réalisation d’une enquête familiale après la détection d’un sujet homozygote pour la mutation p.Cys282Tyr devrait être systématique. |
Mots-clés : hémochromatose, HFE, diagnostic, mutation, fer |
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