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Étude de l’activité pseudocholinestérasique chez des patients bipolaires de type 1


Annales de Biologie Clinique. Volume 70, Numéro 1, 25-31, Janvier-Février 2012, Article original

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Asma Ezzaher, Dhouha Haj Mouhamed, Anwar Mechri, Fadoua Neffati, Wahiba Douki, Lotfi Gaha, Mohamed Fadhel Najjar

Résumé : L’objectif de ce travail était d’étudier les variations de l’activité pseudocholinestérasique (BuChE) chez des patients bipolaires et de rechercher une éventuelle association entre les variations de cette activité et certaines caractéristiques cliniques et thérapeutiques de la maladie. Notre travail a concerné 105 patients bipolaires et 100 témoins âgés respectivement de 38,7 ± 12,2 et de 36,4 ± 15,7 ans. La BuChE a été déterminée par une méthode cinétique sur Cobas Integra 400 plus™. Notre étude a montré que les valeurs moyennes de l’activité pseudocholinestérasique étaient significativement plus élevées chez les patients par rapport aux témoins. Par ailleurs, cette augmentation s’est avérée significativement associée (p \= 0,001) à la maladie bipolaire avec une sensibilité de 58 % et une spécificité de 62 % au seuil de 7 392 UI/L. Nous n’avons noté aucune association significative entre les caractéristiques cliniques et thérapeutiques de la maladie et les valeurs moyennes de l’activité pseudocholinestérasique. Cependant, une légère augmentation de cette activité a été constatée chez les patients en phase stabilisée et ceux traités par les antipsychotiques. Cette activité présente donc un réel intérêt pour le suivi biologique des patients en tant que facteur de risque des pathologies neurodégénératives associées aux troubles bipolaires. Mais il serait surtout utile d’en évaluer l’intérêt en tant que facteur prédictif de la maladie bipolaire chez les sujets à risque.

Mots-clés : activité pseudocholinestérasique, troubles bipolaires

 

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