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Intérêt du dosage urinaire de la 3-méthoxytyramine dans le diagnostic des phéochromocytomes et paragangliomes : à propos de 28 cas


Annales de Biologie Clinique. Volume 69, Numéro 5, 555-9, Septembre-Octobre 2011, Article original

DOI : 10.1684/abc.2011.0612

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Aurélien Le Jacques, Jean-Hervé Abalain, Fabienne Le Saos, Jean-Luc Carré, CHRU de Brest, hôpital de la Cavale-Blanche, département de biochimie et pharmacotoxicologie, Brest, France.

Résumé : Le dosage des dérivés méthoxylés des catécholamines permet de diagnostiquer des tumeurs telles que les phéochromocytomes et les paragangliomes. Malgré la faible fréquence de ces maladies, leur diagnostic est primordial en raison du caractère potentiellement létal des épisodes d’hypertension maligne dus à une sécrétion inappropriée de catécholamines par ces tumeurs. Les dérivés méthoxylés des catécholamines comprennent la 3-méthoxytyramine, la normétanéphrine et la métanéphrine, dosés dans les urines ou le plasma. L’intérêt du dosage de la 3-méthoxytyramine urinaire a été étudié en analysant les dossiers de 28 patients âgés de 25 à 84 ans qui présentaient une élévation isolée de ce dérivé, avec des concentrations urinaires non pathologiques de métanéphrine et de normétanéphrine, faisant suspecter une sécrétion tumorale inappropriée de catécholamines. Dans ces situations, aucun phéochromocytome ou paragangliome n’a été diagnostiqué. Cette étude, après discussion des biais entachant la prise en charge clinique de tels patients dans leur bilan étiologique, pose la question de la pertinence de ce dosage dans la prise charge diagnostique de ces maladies.

Mots-clés : dérivés méthoxylés, 3-méthoxytyramine, phéochromocytome, paragangliome

ARTICLE

abc.2011.0612

Auteur(s) : Aurélien Le Jacques, Jean-Hervé Abalain, Fabienne Le Saos, Jean-Luc Carré carre@univ-brest.fr

CHRU de Brest, hôpital de la Cavale-Blanche, département de biochimie et pharmacotoxicologie, Brest, France

Tirés à part : J. Carré

Les phéochromocytomes et les paragangliomes représentent les principales tumeurs à sécrétion inappropriée de catécholamines chez l’adulte. Les phéochromocytomes se développent au sein des glandes médullosurrénaliennes, aux dépens des cellules chromaffines. Ils représentent 0,5 % des causes d’hypertension artérielle (HTA) [1]. Les paragangliomes, quant à eux, sont des tumeurs du système nerveux autonome préférentiellement retrouvés au sein des ganglions parasympathiques. La sécrétion de catécholamines par ces tumeurs concerne essentiellement trois hormones : la dopamine (DA), la noradrénaline (NA) et l’adrénaline (A). Le catabolisme de ces molécules aboutit aux dérivés méthoxylés qui sont respectivement : la 3-méthoxytyramine (3MX), la normétanéphrine (NMN) et la métanéphrine (MN). Ces dérivés méthoxylés sont ensuite soit directement éliminés au niveau rénal, soit désaminés par la monoamine-oxydase en acide vanylmandélique [2].

Le diagnostic de ces tumeurs à sécrétion inappropriée de catécholamines se fait habituellement en deux temps : un premier temps biologique qui affirme le diagnostic et un deuxième temps dit de localisation, utilisant l’imagerie médicale et la médecine nucléaire. Le diagnostic biologique est généralement réalisé par le dosage des catécholamines plasmatiques (forme libre ou fractionnée) ou des dérivés méthoxylés, plasmatiques ou urinaires. Il peut également s’opérer par le dosage de marqueurs de tumeurs endocriniennes tels que la chromogranine A. Les recommandations actuelles préconisent le dosage des dérivés méthoxylés [3], sans toutefois privilégier une forme par rapport à une autre, plasmatique ou urinaire, les formes urinaires étant considérées comme moins sensibles mais en revanche au moins aussi spécifiques que les formes plasmatiques [4].

Le second temps consiste à localiser la tumeur, en associant une imagerie par tomodensitométrie (TDM), voire une imagerie par résonance magnétique (IRM), localisée ou corps entier, à une imagerie fonctionnelle (scintigraphie au méta-iodobenzylguanidine [MIBG]) [5].

Nous rapportons ici notre expérience, au sein du CHRU de Brest, de l’utilisation de la 3MX urinaire dans le diagnostic clinicobiologique de phéochromocytomes et paragangliomes, par l’analyse de cas présentant une élévation isolée de la 3MX urinaire, associée à des concentrations non pathologiques de NMN et MN urinaires.

Patients et méthodes

Le travail présenté ici est une étude rétrospective, observationnelle. Entre mai 2006 et avril 2010, 33 patients (20 hommes et 13 femmes), d’âge moyen de 50 ans (25-84 ans), ont présenté une élévation isolée de la 3MX au cours d’un dosage urinaire des dérivés méthoxylés (3MX, NMN et MN). Cinq d’entre eux présentant au cours de leur suivi une élévation pathologique d’au moins un autre dérivé méthoxylé (NMN urinaire, MN urinaire ou les deux), ils ont d’emblée été exclus de notre étude. La majorité des patients ont été suivis dans le service d’endocrinologie de notre centre hospitalier (14 cas). Les autres l’ont été en médecine interne-nutrition (cinq cas), médecine interne-pneumologie (cinq cas), néphrologie (quatre cas), ainsi qu’en service de neurologie, soins de suite et réadaptation, cardiologie et gynécologie-obstétrique.

Selon les recommandations actuelles, les prélèvements sont réalisés trois jours de suite, ce qui a été le cas pour 12 patients, mais pas pour les 16 autres patients : 14 d’entre eux ont eu un prélèvement unique et deux patients ont été prélevés deux fois. Le prélèvement est réalisé sur les urines des 24 heures, recueillies sur milieu acide. Les dérivés méthoxylés sont dosés par une technique de chromatographie liquide à haute performance (HPLC) couplée à une détection des molécules par électrochimie. En outre, huit patients ont bénéficié d’une analyse plasmatique des dérivés méthoxylés, réalisée en externe, cette technique n’étant pas disponible dans notre laboratoire. Les valeurs de référence sont comprises entre 300 et 2 090 nmol/24 h pour la 3MX, entre 250 et 1 780 nmol/24 h pour la MN et entre 490 et 2 460 nmol/24 h pour la NMN.

Résultats

Sur 33 dossiers de patients présentant une concentration urinaire élevé de 3MX associée à des concentrations urinaires normales de NMN et MN, cinq dossiers ont été exclus d’emblée de l’étude, ces patients présentant à un autre moment de leur suivi une élévation des concentrations urinaires de NMN ou de MN. De fait, aucun des 28 patients inclus dans l’étude n’a présenté une valeur élevée de NMN ou de MN urinaire.

L’indication de dosage des dérivés méthoxylés urinaires s’est posée, soit sur la présence d’un incidentalome, tumeur de découverte fortuite, surrénalien, soit sur l’existence de signes cliniques faisant suspecter une sécrétion inappropriée de catécholamines, témoignant de l’existence d’un phéochromocytome ou d’un paragangliome.

Chez sept patients, il était retrouvé un incidentalome surrénalien au cours de la prise en charge de cancer du rein ou de vessie, de décompensation cardiopulmonaire ou de myéloradiculite. Pour les autres cas, il s’agit de présentations cliniques variables qui ont fait suspecter une sécrétion inappropriée de catécholamines :

  • –. chez 13 patients, le symptôme-clé était une HTA, aiguë ou chronique, isolée (sept patients) ou associée à une triade de Ménard complète (céphalées, palpitations et sueurs) ou non. On note un cas d’HTA gravidique avec retard de croissance intra-utérin ;
  • –. pour le reste des dossiers étudiés, d’autres signes évocateurs étaient retrouvés : hypotension artérielle orthostatique, décompensation de diabète d’apparition tardive, céphalées isolées, fièvre inexpliquée au long cours, sueurs isolées et palpitations isolées.


Au sein des 28 patients retenus, le diagnostic biologique comprenait également un dosage des formes plasmatiques libres dans huit situations. Dans ces huit cas, les dosages plasmatiques étaient réalisés dans un laboratoire extérieur au CHRU de Brest et ne comprenaient que la NMN et la MN ; la 3MTX plasmatique n’était jamais dosée. Deux patients présentaient des concentrations plasmatiques élevées pour la NMN.

Une imagerie par scanner a été réalisée chez 16 patients, soit dans le cadre d’un autre suivi ayant pu mettre fortuitement en évidence une tumeur surrénalienne (sept cas), soit suite à la découverte des concentrations élevées de 3MTX urinaire (neuf cas). Aucune IRM n’a été pratiquée chez ces patients. L’imagerie scanner a permis de déceler une tumeur chez 11 patients, dont quatre ont bénéficié d’une scintigraphie : les quatre se sont révélées négatives.

Un examen d’anatomie pathologique concluant a été réalisé pour trois patients. Il a révélé une hyperplasie tissulaire bénigne pour deux d’entre eux et une métastase de sarcome pour le troisième.

Pour chaque patient, le diagnostic retenu a été porté d’après les conclusions anatomopathologiques (trois dossiers), ou selon un faisceau d’arguments cliniques, biologiques, scanographiques, et scintigraphiques (25 dossiers). Aucune des 28 prises en charge étudiées n’a conclu à un diagnostic de phéochromocytome ou de paragangliome. Nous avons décelé 11 tumeurs surrénaliennes : une métastase de sarcome (identifiée par l’anatomie pathologique), une métastase de cancer rénal (identifiée par un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et radiologiques) et neuf tumeurs qualifiées bénignes. Dans les 17 autres cas, le diagnostic clinicobiologique concluait à une absence de tumeur, ce qui était attesté dans 12 situations par la réalisation d’une imagerie.

Discussion

Nous avons étudié 28 dossiers de patients présentant une élévation isolée de la 3MX urinaire, faisant suspecter une tumeur à sécrétion inappropriée de catécholamine (phéochromocytome ou paragangliome). Dans une étude de 2006, si la 3MX urinaire est décrite comme un marqueur potentiel de tumeur à sécrétion inappropriée de DA, il n’est décrit aucune amélioration des courbes ROC (receiver operating characteristics) par le dosage des trois dérivés méthoxylés urinaires (3MT, NMN et MN) par rapport au dosage des seules MN et NMN urinaires, dans le diagnostic des phéochromocytomes [6]. Les différentes investigations réalisées chez nos patients n’ont à aucun moment permis de conclure à la présence de ce type de tumeur ; nous n’avons donc pas pu établir de lien entre une élévation isolée de la 3MX urinaire et la présence d’un phéochromocytome ou d’un paragangliome. Par ailleurs, d’autres études ont suggéré un intérêt de la 3MX plasmatique dans le diagnostic des tumeurs à sécrétion inappropriée de DA pour des patients sélectionnés, mais une absence d’apport au diagnostic de tumeur à sécrétion inappropriée de catécholamines chez les patients hypertendus, par apport au dosage plasmatique de la NMN et de la MN [7].

Néanmoins, avant de conclure à l’absence d’intérêt du dosage urinaire de la 3MX dans le diagnostic des phéochromocytomes et des paragangliomes, il est important de noter que l’existence de biais non négligeables pourrait perturber la puissance diagnostique de ce paramètre.

Conditions de prélèvement

Le recueil des urines se fait habituellement sur trois jours consécutifs, afin de limiter les faux négatifs. Chez nos patients, cela a été respecté dans 12 situations, soit dans 43 % des cas.

Si le régime alimentaire riche en aliments contenant des catécholamines (noisettes, certains fruits) peut être à l’origine de concentrations anormalement élevées de 3MT urinaire chez des patients indemnes de phéochromocytome ou de paragangliome [8], dans trois des principaux services de soins prescripteurs de ces analyses (endocrinologie, médecine interne et cardiologie), il n’existe pas de protocole particulier faisant référence à une restriction alimentaire lors des recueils urinaires. Par ailleurs, certaines études signalent des interactions médicamenteuses avec les dosages urinaires de dérivés méthoxylés [9, 10], mais ces études font référence uniquement à la métanéphrine et à la normétanéphrine et l’influence de ces médicaments n’a pas été étudiée spécifiquement sur la 3MT.

Protocole habituel de diagnostic

Le protocole habituel face à une élévation de la concentration urinaire d’un dérivé méthoxylé des catécholamines comprend un temps de localisation, avec réalisation d’une imagerie par scanner, voire une IRM [5]. Si une tumeur est visualisée, un prélèvement à visée anatomopathologique est pratiqué. Dans le cas contraire, une scintigraphie est réalisée, suivie d’une biopsie si une tumeur est retrouvée.

Dans 12 dossiers étudiés, l’élévation isolée de la 3MX urinaire n’était suivie d’aucune investigation autre que la biologie, sans deuxième temps de localisation. Dans les cas où une imagerie par scanner était réalisée, avec un résultat négatif, le protocole incluant une scintigraphie a été respecté dans deux situations, mais ne l’a pas été dans trois situations. Lorsque le scanner était positif, le protocole a été respecté dans trois situations, conduisant à un examen d’anatomie pathologique. Dans deux cas, il a conduit à réaliser une scintigraphie, et dans six cas, aucune investigation supplémentaire n’était réalisée. Au total, cette élévation isolée de la 3MX urinaire a conduit à une procédure respectant le protocole habituel dans cinq situations, soit dans 17 % des cas.

Caractère isolé de l’élévation de la 3-méthoxytyramine urinaire

Pour explorer l’intérêt diagnostique de la 3MX urinaire, nous nous sommes basés sur des dossiers d’élévation isolée de ce dérivé méthoxylé, excluant de nombreux dossiers d’élévation non isolée. Ce principe méthodologique très restrictif peut avoir pour effet d’exclure de l’étude nombre de cas de tumeurs à sécrétion inappropriée de catécholamines, y compris celles à sécrétion préférentielle de DA. En effet, dans une étude de 2005 portant sur ce type de tumeurs [7], seuls deux cas sur neuf présentaient des concentrations urinaires normales de NMN et MN. Notre protocole excluant les patients à concentrations normales de NMN et de MN urinaires a donc pu exclure d’emblée plusieurs cas de ces tumeurs. Il serait donc pertinent de proposer une étude comparant tous les patients présentant une élévation de la 3MX urinaire, isolée ou non, afin de mesurer l’intérêt réel de ce dosage dans la prise en charge diagnostique des phéochromocytomes et des paragangliomes.

Localisation de la tumeur

Un autre biais important vient du fait que, parmi les tumeurs à sécrétion inappropriée de catécholamines, celles sécrétant préférentiellement de la DA et donc davantage susceptibles d’augmenter le taux urinaire de 3MX, sont plus souvent des paragangliomes. Leur localisation est extrasurrénalienne alors que celle des phéochromocytomes est médullosurrénalienne [7]. De plus, les paragangliomes sont dix fois moins fréquents que les phéochromocytomes [11].

Il est important de noter que dans notre étude, le diagnostic suspecté était le plus souvent un phéochromocytome. De fait, la recherche diagnostique a été centrée sur une localisation surrénalienne de la tumeur (pas uniquement pour les cas d’incidentalomes surrénaliens, mais aussi pour les autres) : il n’y a pas eu d’IRM afin d’évaluer la région de Zuckerkandl, ni la vessie, ni la région rétropéritonéale, comme préconisé par certains auteurs [5] ; une scintigraphie corps entier n’a été pratiquée que dans quatre situations. Il est légitime de penser que certaines tumeurs, présentes en extrasurrénalien, n’auraient pu être repérées au cours d’un bilan focalisé sur une localisation surrénalienne.

Par ailleurs, les tumeurs à sécrétion préférentielle de DA présentent le plus souvent une symptomatologie moins bruyante que celles des tumeurs à sécrétion de NA ou d’A (symptomatologie à type d’hypotension artérielle, de sensation frustre de malaise général ou de flush vasomoteur) [7]. Ainsi, face à une absence de tumeur surrénalienne et à un tableau clinique exempt d’éléments de gravité, les investigations ont pu être arrêtées sans être toujours complètes.

Une méthodologie prospective balayant l’ensemble des sites anatomiques susceptibles de développer une tumeur à sécrétion inappropriée de catécholamines pourrait conduire à comparer plusieurs techniques d’imagerie, en particulier celles réalisant une étude corps entier, telle une scintigraphie.

Conclusion et perspectives

L’étude des 28 dossiers de patients présentant une élévation isolée de la 3MX urinaire n’a abouti à aucun diagnostic de phéochromocytome ou de paragangliome. Elle a, cependant, contribué au diagnostic de tumeurs métastasées dans deux situations. Il est difficile d’écarter tout lien entre ce signe biologique et l’existence d’une tumeur sécrétant préférentiellement de la DA, en raison de biais méthodologiques possibles dans notre étude rétrospective (protocoles de prélèvements incomplets, absence de vérification des valeurs urinaires mesurées, absence de corrélation avec les concentrations plasmatiques, absence de recherche de localisations tumorales extrasurrénaliennes…).

Néanmoins, l’utilisation systématique de la 3MX urinaire dans le dosage des dérivés méthoxylés urinaires afin de diagnostiquer un phéochromocytome ou un paragangliome apparaît, dans l’état actuel des protocoles de diagnostic, sans intérêt pour le clinicien, du fait d’une utilisation non codifiée et d’une interprétation soumise à de multiples biais. Des études prospectives utilisant une méthodologie différente seraient nécessaires pour démontrer le réel intérêt de ce paramètre et permettraient d’en préciser l’utilisation. Si son absence d’utilité est confirmée, l’attention devra uniquement être portée sur les deux autres dérivés méthoxylés urinaires : MN et NMN.

Conflits d’intérêts: aucun.

Références

1. Cherki S, Causeret S, Lifante JC, Mabrut JY, Sin S, Berger N, et al. Traitement actuel des phéochromocytomes : à propos de 50 cas. Ann Chir 2003 ; 128 : 232-236.

2. Dubly RG, Lawrence JE, Williams GH. Endocrine hypertension. In : Larsen PR, Kronenberg HM, Melmed S, Polonsky KS, eds. Williams textbook of endocrinology. Philadelphia :WB Saunders, 2003 ; 552-85.

3. Pacak K, Eisenhofer G, Ahlman H, Bornstein SR, Gimenez-Roqueplo AP, Grossman A.B. Pheochromocytoma: recommendations for clinical practice from the First International Symposium. October 2005. Nat Clin Pract Endocrinol Metab 2007 ; 3 : 92-102.

4. Sawka AM, Jaescke R, Singh RJ, Young W.F. A comparison of biochemical tests for pheochromocytoma: measurement of fractioned plasma metanephrines compared with the combination of 24-hour urinary metanephrines and catecholamines. J Clin Endocrinol Metab 2003 ; 88 : 553-558.

5. Pacak K, Linehan WM, Eisenhofer G, Walther MC, Goldstein D.S. Recent advances in genetics, diagnosis, localization and treatment of pheochromocytoma. Ann Intern Med 2001 ; 134 : 315-329.

6. Brain KL, Kay J, Shine B. Measurement of urinary metanephrines to screen for pheochromocytoma in an unselected hospital referral population. Clin Chem 2006 ; 52 : 2060-2064.

7. Eisenhofer G, Goldstein DS, Sullivan P, Csako G, Brouwers FM, Lai EW, et al. Biochemical and clinical manifestations of dopamine-producing paragangliomas: utility of plasma methoxytyramine. J Clin Endocrinol Metab 2005 ; 90 : 2068-2075.

8. De Jong WH, Eisenhofer G, Post W, Muskiet F, de Vries E, Kema I. Dietary influences on plasma and urinary metanephrines: implications for diagnosis of catecholamine-producing tumors. J Clin Endocrinol Metab 2009 ; 94 : 2841-2849.

9. Eisenhofer G, Goldstein DS, Walther MC, Friberg P, Lenders J, Keiser H, et al. Biochemical diagnosis of pheochromocytoma: how to distinguish true- from false-positive test result. J Clin Endocrinol Metab 2003 ; 88 : 2656-2666.

10. Sawka AM, Thabane L, Gafni A, Levine M, Young W.F. Jr.Measurement of fractioned plasma metanephrines for exclusion of pheochromocytoma: can specificity be improved by adjustment for age?. BMC Endocr Disord 2005 ; 5 : 1.

11. Plouin P.F. Les phéochromocytomes sporadiques et familiaux. Encyclopédie Orphanet 2002.


 

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