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Valeur du pourcentage de plaquettes réticulées dans le diagnostic étiologique d'une thrombopénie |
Annales de Biologie Clinique. Volume 68, Numéro 4, 415-20, juillet-août 2010, article original
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Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Isabelle Cannavo, Corinne Ferrero-Vacher, Isabelle Sudaka, Danielle Aquaronne, Frédéric Berthier, Sophie Raynaud |
Résumé : Les plaquettes réticulées sont des plaquettes jeunes contenant de l'ARNm. Elles reflètent l'activité thrombopoïétique. Le but de cette étude a été d'évaluer la validité du pourcentage de plaquettes réticulées (IPF%) pour affirmer le caractère central ou périphérique d'une thrombopénie. Le pourcentage de plaquettes réticulées a été mesuré à l'aide d'un XE 2100
® Sysmex. Les valeurs normales (1-4,5 %) ont été établies chez 52 individus sains avec une médiane de 2,2 %. Les valeurs étaient augmentées chez les 13 patients présentant un purpura thrombopénique idiopathique (médiane 11,8 %, intervalle 5,3-54,3 %). Seuls 7 des 18 patients souffrant d'une coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD) présentaient une augmentation de l'IPF% (médiane 5,4 %, intervalle 2,9-14,1 %). De façon très surprenante, chez 17 des 22 patients présentant une leucémie aiguë (LA), l'IPF% était augmenté (médiane 9,7 %, intervalle 0,9-41,9 %). Dans la CIVD, l'élévation de l'IPF% n'est pas systématique et présente une corrélation avec la sévérité de l'affection. Les valeurs d'IPF% élevées observées dans les LA ne semblent pas liées à un défaut de spécificité mais font plutôt évoquer une persistance anormale d'ARN plaquettaire. En conclusion, un IPF% élevé ne permet pas d'affirmer le caractère périphérique d'une thrombopénie mais le diagnostic de PTI doit être remis en cause si l'IPF% n'est pas augmenté. |
Mots-clés : plaquettes réticulées, thrombopénie, purpura thrombopénique idiopathique, leucémie aiguë, XE 2100
® Sysmex |
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