ARTICLE
Auteur(s) : A Janel1,2, S
Bonnemoy1, T Mathevon3, V Sapin1
1Laboratoire de biochimie médicale, Centre
de biologie,
2Service d’hématologie biologique-immunologie, Hôtel
Dieu,
3Service d’accueil des urgences, CHU
de Clermont-Ferrand
Article reçu le 3 Novembre 2008, accepté le 27 Février 2009
L’observation
Madame D., âgée de 82 ans, est hospitalisée au service
d’accueil des urgences (SAU) du CHU de Clermont-Ferrand, pour
dyspnée et douleurs lombaires. Quarante jours auparavant, une chute
lui a occasionné un traumatisme lombaire et des douleurs
persistantes justifiant son traitement actuel par des antalgiques
de palier 1. Depuis 2 semaines, la patiente note une dyspnée
s’aggravant progressivement avec apparition d’œdèmes des membres
inférieurs. Cette patiente est connue pour une leucémie lymphoïde
chronique (LLC) depuis 20 ans, une bronchopneumopathie
chronique obstructive associée à une dilatation des bronches et un
diabète de type 2 non insulino-dépendant.
Le bilan biologique initial montre une hyperleucocytose à 561
G/L (97 % de lymphocytes) (valeurs de référence : 4-10 G/L), une
anémie à 90 g/L d’hémoglobine (valeurs de référence :
120-160 g/L) et une thrombopénie à 75 G/L (valeurs de
référence : 150-450 G/L). Le bilan biochimique (prélevé sans
garrot sur tube héparinate de lithium
Vacutenair®/Becton-Dickinson) réalisé au laboratoire
(acheminé par navette pédestre dans la demi-heure suivant le
prélèvement, centrifugé à 2 000 g pendant 10 minutes et rendu
en moins de 45 minutes après son arrivée au laboratoire) est marqué
par un potassium haut à 7,4 mmol/L (valeurs de référence : 3,8-4,8
mmol/L), une calcémie à 2,19 mmol/L (2,20-2,50 mmol/L), des LDH à 2
000 UI/L (220-470 UI/L), des ASAT à 1 570 UI/L (10-40 UI/L) et des
ALAT à 1 122 UI/L (10-50 UI/L). Le bilan de la fonction rénale
est normal : urée à 6,9 mmol/L (2,5-7,5 mmol/L) et créatinine à
69 μmol/L (44-80 μmol/L), sur un plasma non hémolysé
(indice mesuré de façon bichromatique à 405 et 700 nm en
comparaison d’un blanc réactif). L’ensemble des paramètres
biochimiques ont été réalisés sur Modular P800 (Roche Diagnostics)
sur lequel la kaliémie se mesure par potentiométrie indirecte grâce
à une électrode sélective pour le potassium. La patiente ne
présente pas de trouble du rythme cardiaque à l’électrocardiogramme
en relation avec cette hyperkaliémie supposée.
Les résultats de la gazométrie réalisée en parallèle (sang
artériel sur seringue « héparine de lithium ») dans le service (ABL
725, Radiometer®) montrent une saturation en
O2 légèrement diminuée à 95 %, mais surtout une kaliémie
normale à 4,5 mmol/L. Un prélèvement de contrôle, effectué une
heure plus tard et acheminé en urgence par pneumatique, confirme
cet écart : kaliémie à 9,3 mmol/L pour le prélèvement en veineux
envoyé au laboratoire de biochimie et 4,3 mmol/L pour celui réalisé
sur la gazométrie.
Devant un tableau d’insuffisance cardiaque associé, la patiente
a été transférée en cardiologie quelques heures plus tard.
Le service clinique a été immédiatement prévenu par le
laboratoire de biochimie de cette possible pseudo-hyperkaliémie. Au
cours de son séjour, la leucocytose de la patiente a fortement
baissé, sans traitement spécifique, pour se stabiliser à 300 G/L et
la kaliémie plasmatique mesurée au laboratoire sur les tubes
centrifugés est devenue proche de celle des gazométries réalisées
dans le service et corrélée à l’état clinique de la patiente.
Le point de vue du biologiste
Le potassium est le cation le plus abondant de l’organisme, 98 %
des 4 000 mmoles de potassium sont situés dans le liquide
intracellulaire et seulement 60 mmol dans le liquide
extracellulaire. Le rapport des concentrations de potassium
intra/extracellulaire reflète le potentiel de membrane de repos qui
reste constant face à un apport quotidien alimentaire de potassium
(environ 1 mmol/kg/jour). L’hyperkaliémie se définit par une
concentration plasmatique en potassium supérieure à 5,5 mmol/L.
Elle est dite mineure entre 5,5 et 6 mmol/L, modérée entre 6,1 et
6,9 mmol/L et sévère quand elle est supérieure à 7 mmol/L [1].
La démarche diagnostique et le traitement sont réalisés en
urgence pour contrôler les conséquences cardiaques de
l’hyperkaliémie et la ramener à sa valeur normale. Les causes
d’hyperkaliémie les plus fréquemment rencontrées sont : une lyse
cellulaire (rhabdomyolyse, syndrome de lyse tumorale), une
insuffisance rénale, une insuffisance surrénalienne
(hypoaldostéronisme), les médicaments hyperkaliémiants, les apports
excessifs en potassium, le déficit en insuline et l’acidose.
Les pseudo-hyperkaliémies sont caractérisées par une élévation
marquée du potassium sérique ou plasmatique en l’absence de signes
cliniques de désordres électrolytiques. Les principales causes
d’un tel phénomène sont regroupées dans le tableau 1. Si ces phénomènes restent relativement
rares, ils en ont pour le moins parfois des conséquences pouvant
être dangereuses pour le patient, comme des hypokaliémies masquées
par ce phénomène, ou des pseudo-hyperkaliémies traitées à tort
[2].
Les pseudo-hyperkaliémies peuvent être causées par un
prélèvement réalisé dans un tube inadapté. Il faut donc
s’assurer que le prélèvement a bien été réalisé sur les tubes
validés pour ce type de dosage, comme par exemple sur héparinate de
lithium. Il peut arriver que le prélèvement soit réalisé sur
un tube contenant un autre type d’anticoagulant (EDTA
tripotassique). De telles erreurs sont aisément repérables au
niveau du contrôle préanalytique dans le laboratoire par le
contrôle de la nature du tube. Cependant, il arrive que dans un
deuxième temps, le prélèvement prélevé sur EDTA soit transvasé dans
le tube adéquat (héparinate de lithium). Ceci conduit le plus
souvent à des bilans très perturbés (calcium fortement abaissé par
complexation si l’échantillon est issu d’un tube contenant de
l’EDTA tripotassique par exemple).
Une autre cause fréquente de pseudo-hyperkaliémie est un
traumatisme mécanique des cellules sanguines. Cette lyse peut en
premier lieu être reliée au mode de prélèvement (traumatisme dû à
un garrot serré trop fort induisant la libération de potassium par
les muscles squelettiques dans le sang veineux [3] ou veine trop
palpée) et peut augmenter de manière artefactuelle le potassium
jusqu’à 1 ou 2 mmol/L [4]. La lyse des cellules peut
également être reliée à un prélèvement coagulé, principalement pour
les laboratoires travaillant sur sérum et non sur plasma.
Le mécanisme responsable de cette augmentation serait la
dégranulation des plaquettes lors de la formation du caillot in
vitro. Néanmoins, cette augmentation reste minime.
Certaines pathologies hématologiques peuvent conduire à une
surélévation de la kaliémie. Ce phénomène a été décrit pour la
première fois par Hartmann et Mellinkoff en 1955 [5].
Les pseudo-hyperkaliémies ont été décrites avec des patients
présentant de sévères thrombocytoses ou leucocytoses au cours de
syndromes myléoprolifératifs [2, 6-11], de leucémies aiguës ou
encore de mononucléose [12]. Cette anomalie peut également exister
en cas de thrombocytoses secondaires [11, 13-15]. Par exemple, la
kaliémie mesurée augmente d’environ 0,15 mmol/L pour chaque
élévation des plaquettes de 100 G/L en cas de thrombocytose. Lors
de pseudo-hyperkaliémies causées par une forte leucocytose ou
thrombocytose, il est à noter que les prélèvements artériels
réalisés sur héparine (souvent destinés à effectuer les
gazométries) n’ont pas à subir de centrifugation traumatisante pour
les cellules et peuvent ainsi fournir une valeur de la kaliémie
plus proche de l’état clinique du patient. La lyse des
cellules sanguines est accentuée lors d’écarts importants de
températures, de délais avant centrifugation trop importants
[16-18] ou encore de transport traumatisant (systèmes pneumatiques
de transport des prélèvements) [19]. Des précautions
pré-analytiques pourraient alors être prises pour prévenir ces
traumatismes : transport par navette pédestre et non par
pneumatique et/ou protocole de centrifugation ménagée :
centrifugation à 500 g pendant 20 minutes ou
centrifugation à 150 g pendant 10 minutes suivi d’une
seconde centrifugation à 500 g pendant 10 minutes
supplémentaires.
Enfin, signalons les élévations de potassium plasmatiques
décrites chez des patients atteints de pseudo-hyperkaliémie
familiale [20, 21]. Cette pathologie se caractérise par une fuite
passive anormale de potassium à travers les membranes des
érythrocytes, et ce particulièrement à basse température.
Le gène responsable de cette pathologie autosomique dominante
a été identifié (situé sur le locus 16q23-ter) [22]. Il est à
noter que cette pathologie pourrait avoir un lien avec la
stomatocytose héréditaire avec hématies déshydratées [23]. Cette
pathologie ne donne lieu à aucun symptôme et par conséquent aucune
attitude thérapeutique. Le potassium plasmatique mesuré est
normal pour un sang fraîchement recueilli qui est centrifugé et
séparé immédiatement.
Chez cette patiente, un examen des courbes de kaliémie et de
leucocytose en fonction du temps (figure 1) montre un
parallélisme important, faisant suspecter une pseudo-hyperkaliémie
liée à son hyperleucocytose. Dans la leucémie lymphoïde chronique,
les lymphocytes présentent classiquement une plus grande fragilité
qui se traduit par des noyaux nus et des ombres de Gumprecht sur un
frottis en hématologie (figure 2). Cette fragilité
peut être la cause de la lyse excessive de ces cellules lors de
chocs mécaniques traumatisants, par exemple lors de la
centrifugation préalable aux analyses réalisées en veineux et/ou
lors d’un transport par pneumatique. Une liaison significative est
retrouvée entre la kaliémie et la leucocytose (r2 =
0,8076 ; p < 0,005) pour les prélèvements effectués lors de son
hospitalisation actuelle et passée. Il y a donc bien une
corrélation entre pseudo-hyperkaliémie et leucocytose chez un même
patient. Cependant, l’étude d’un deuxième cas d’hyperkaliémie
survenu très peu de temps après ce premier cas (identiques en terme
de pathologies, de conditions préanalytiques et analytiques) nous a
permis de confirmer que la relation est spécifique pour chaque
individu. Dans ce cadre, il est donc impossible de prédire
l’importance de l’hyperkaliémie, en fonction du taux de leucocytes,
car les variations individuelles sont trop importantes.
Tableau 1 Principales causes des pseudo-hyperkaliémies
et attitudes pour les mettre en évidence.
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Principales causes des pseudo-hyperkaliémies
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Moyens de les mettre en évidence
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Prélèvement coagulé
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Rechercher un coagulum dans le tube
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Tube inadapté ou sang transvasé
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Examiner d’autres paramètres (en particulier la calcémie)
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Prélèvement à proximité d’une perfusion
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Examiner d’autres paramètres (en particulier les signes de dilution
sur les protéines ou d’hyperglycémie lors de perfusion
glucosée)
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Prélèvement traumatique
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Se renseigner auprès du préleveur
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Problème de conservation ou de transport
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Se renseigner sur l’acheminement du prélèvement
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Hyperleucocytose et/ou thrombocytose
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Consulter les résultats d’hématologie
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Hyperkaliémie familiale
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Conserver le tube et doser la kaliémie à différents temps
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Le point de vue du clinicien
Nous rapportons le cas d’une patiente adressée aux Urgences du CHU
de Clermont-Ferrand pour un tableau d’insuffisance cardiaque, qui
présentait une kaliémie veineuse vérifiée et non hémolysée à plus
de 8 mmol/L sans retentissement électrique. Le diagnostic de
pseudo-hyperkaliémie a été rapidement retenu grâce au contrôle de
la kaliémie sur sang artériel.
L’hyperkaliémie met en jeu le pronostic vital : son diagnostic
doit conduire à un traitement urgent pour contrôler rapidement en
quelques minutes les conséquences électrophysiologiques cardiaques
et ramener la kaliémie à une valeur normale. L’élévation de la
kaliémie est associée à une diminution du rapport K+
intracellulaire/extracellulaire, responsable d’une diminution du
potentiel transmembranaire. Le seuil d’hyperexcitabilité des
cellules cardiaques est alors plus rapidement atteint, déclenchant
un potentiel d’action pour un stimulus plus faible.
Les conséquences électrophysiologiques de la baisse de la
polarisation membranaire sont la survenue de troubles conductifs et
une diminution du temps de repolarisation. Ces effets
électrophysiologiques expliquent que le retentissement majeur de
l’hyperkaliémie se manifeste au niveau cardiaque et musculaire.
La toxicité cardiaque se traduit par des signes ECG, pas
toujours corrélés au degré de l’hyperkaliémie. Mais à partir de 6,5
mmol/L, les anomalies à l’ECG seraient constantes et sont dominées
par des troubles de la conduction. Les manifestations
neuromusculaires associent une asthénie, des paresthésies, une
faiblesse musculaire diffuse des membres pouvant évoluer vers une
paralysie flasque symétrique. Un iléus paralytique peut être une
conséquence sans retentissement majeur. L’ECG est donc un examen
primordial pour apprécier la gravité de l’hyperkaliémie.
Le traitement de l’hyperkaliémie doit tenir compte de la vitesse
d’apparition de l’anomalie mais également de la réversibilité de la
cause (par exemple, un obstacle sur les voies urinaires doit être
rapidement levé). La surveillance immédiate doit être
monitorée par un scope ECG. En effet, le traitement symptomatique
de l’hyperkaliémie qui est une urgence médicale, est relativement
codifié, dépendant du taux de K+ mais également de la
cause. La prise en charge consiste en :
- – gluconate de calcium à utiliser en présence ou en cas
de risque majeur de trouble du rythme ventriculaire. L’apport de
calcium diminue l’excitabilité des cellules myocardiques ;
- – insuline d’action rapide accompagnée de sérum glucosé
par voie intraveineuse (30 unités d’insuline dans 250 mL de sérum
glucosé à 30 %) systématique mais nécessité d’une surveillance
rapprochée de la glycémie ;
- – bicarbonates de sodium à discuter en cas d’acidose
métabolique associée. L’alcalinisation diminue la kaliémie en
entraînant un transfert du K+ du milieu extra vers le
milieu intracellulaire ;
- – nébulisation d’agents β2-mimétiques (salbutamol
10 mg aérosolisé en 15 minutes). Ces agents
favorisent la pénétration du K+ dans la cellule ;
- – apport de résines échangeuses d’ions
(Kayéxalate®) par voie orale ou en lavement. Elles
diminuent la concentration plasmatique du K+ par échange
à travers la muqueuse digestive contre un autre ion ;
- – diurétiques de l’anse utilisables en cas de fonction
rénale normale ;
- – la discussion avec le réanimateur d’une épuration
extra-rénale (hémodialyse) se fait au cas par cas.
La pseudo-hyperkaliémie doit toujours être suspectée lorsqu’une
élévation de la kaliémie survient chez un patient asymptomatique.
Le premier examen à réaliser en cas de suspicion
d’hyperkaliémie est donc l’ECG. Devant un ECG normal et une
kaliémie supérieure à 5,5 mmol/L, il faut suspecter alors une
pseudo-hyperkaliémie. L’anomalie biologique doit alors être
confirmée par un prélèvement de contrôle réalisé à partir de sang
collecté dans un tube hépariné, si tel n’a pas été le cas au
départ. Parfois, malgré toutes les précautions d’usage effectuées,
la kaliémie reste élevée alors qu’il s’agit manifestement d’une
pseudo-hyperkaliémie. Le contrôle de la kaliémie sur sang
artériel peut aider au diagnostic de pseudo-hyperkaliémie.
Le raccourcissement du délai de transport jusqu’à l’automate
ainsi que la technique de prélèvement artérielle moins traumatique
diminueraient le risque d’hémolyse. L’intérêt du prélèvement
artériel réside également dans la rapidité d’obtention de son
résultat grâce à la biologie délocalisée dans ce contexte de risque
de mise en jeu du pronostic vital permettant de débuter ou non un
traitement anti-hyperkaliémiant, relativement lourd et qui serait
potentiellement délétère chez un patient à kaliémie normale ou
basse. Enfin, le prélèvement artériel fournit une information sur
l’équilibre acido-basique.
Conclusion
Les malades suspects d’hyperkaliémie sont des patients dont le
pronostic vital est mis en jeu rapidement par le risque de trouble
de la conduction cardiaque. Ainsi, en présence d’anomalies à l’ECG,
le traitement doit être débuté en urgence. Mais en l’absence de
celles-ci, une certitude diagnostique est nécessaire afin d’initier
un traitement symptomatique et étiologique. La biologie sur
sang veineux pouvant être prise en défaut, notamment en cas
d’élévation du K+, nous proposons de vérifier rapidement
la kaliémie sur sang artériel afin de différencier une véritable
hyperkaliémie d’une pseudo-hyperkaliémie.
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