Auteur(s) : A Barbier, I Vuillaume, A Baras, V Coiteux, P Maboudou, J Rousseaux , Laboratoire de biochimie, Hôpital Roger Salengro, Lille, Service des maladies du sang, Hôpital Claude Huriez, CHRU Lille, 59037 Lille Cedex.
Résumé : Nous présentons un cas d’interférence analytique sur trois paramètres (lactate déshydrogénase, acide urique et phosphatase alcaline), liée à une IgM monoclonale, mise en évidence chez un patient atteint de maladie de Waldenström. Le mécanisme de l’interférence était probablement lié à la formation de complexes entre la paraprotéine et l’héparine de lithium, qui précipitent lors de la réaction chimique, introduisant un biais dans les résultats. La conduite à tenir en cas de suspicion d’interférences dans un bilan biochimique est explicitée. Sont discutés pour le cas clinique, les conséquences cliniques de l’interférence, ses mécanismes possibles ainsi que son évolution sous traitement, en fonction de la concentration de la protéine monoclonale.
Figure 1 Courbe réactionnelle de la LDH sur Modular
DP. ♦ Patient, taux de LDH à 167 UI/L. ■ Sujet contrôle avec taux
de LDH à 145 UI/L. La zone grisée montre les points auxquels les
mesures de densité optique sont faites par l’automate pour calculer
les résultats.