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Validation d’une méthode d’analyse génétique de la maladie de Bruton


Annales de Biologie Clinique. Volume 64, Numéro 5, 445-9, Septembre 2006, Article original

DOI : 10.1684/abc.2006.0009

Résumé   Summary  

Auteur(s) : C Rodriguez, C d’Audigier, V Bertrand , Laboratoire d’immunologie cellulaire et tissulaire, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP-HP), Paris.

Résumé : La maladie de Bruton est le déficit immunitaire primitif lié au chromosome X le plus fréquent. Elle est caractérisée par des infections précoces et récurrentes associées à une diminution sévère voire une absence de lymphocyte B fonctionnel circulant et une hypogammaglobulinémie ou une agammaglobulinémie. Le gène impliqué dans cette maladie est le gène XLA, codant la protéine tyrosine kinase Btk, pour lequel plus de 400 mutations ont été décrites. L’étude génétique a été réalisée à partir d’un groupe Necker constitué de 5 patients atteints de maladie de Bruton et de 2 de leurs parents, tous séquencés pour le gène XLA par une équipe italienne. Les résultats ont été obtenus par PCR des 19 exons et des parties initiales et terminales des 18 introns, puis par séquençage après une deuxième amplification à l’aide d’amorces universelles. Les résultats de cette étude ont permis de valider la technique de séquençage par comparaison des données disponibles (pas de différence avec les résultats de l’équipe italienne). Par ailleurs, la multiplicité des mutations (décrites/non décrites, codantes ou non codantes…) a nécessité l’élaboration d’une stratégie d’analyse des résultats bruts en fonction du type de mutation afin de rendre au clinicien un résultat clair et exploitable. Cette analyse permettra d’une part, de lever l’incertitude sur le diagnostic de la maladie de certains patients et, d’autre part, de proposer désormais un conseil génétique à la famille. Enfin, cette analyse donnera la possibilité grâce à la constitution d’une base de données de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie.

Mots-clés : Bruton, Bruton’s tyrosine kinase (Btk), XLA, séquençage

ARTICLE

Auteur(s) : C Rodriguez, C d’Audigier, V Bertrand

Laboratoire d’immunologie cellulaire et tissulaire, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP-HP), Paris

Article reçu le 26 Mai 2006, accepté le 29 Juin 2006

La maladie de Bruton est le plus courant des déficits immunitaires primitifs (DIP) liés au chromosome X [1] et fait partie de la classe des déficits immunitaires humoraux. La symptomatologie clinique correspond à des infections bactériennes récidivantes dès le plus jeune âge. Le diagnostic de la maladie repose aujourd’hui essentiellement sur la biologie et se caractérise par l’absence ou la très faible quantité d’immunoglobulines circulantes associée à un déficit sévère en lymphocytes B. Le diagnostic génétique de la maladie permet à la fois de confirmer le diagnostic clinico-biologique, mais aussi et surtout de proposer un dépistage prénatal aux parents ainsi qu’aux femmes vectrices du gène muté. Ce gène identifié comme responsable de la maladie est le gène XLA [2] localisé en Xq21.3-Xq22 [3] qui comprend 19 exons répartis sur 37,5 kilobases. Il code pour une protéine nommée Btk (Bruton’s tyrosine kinase) qui contient 659 acides aminés. La BTKbase (http://bioinf.uta.fi/BTKbase/) est une base qui répertorie les mutations des régions codantes de cette protéine ; à ce jour il en existe plus de 400 responsables d’une observation clinique de la maladie [4]. Des mutations symptomatologiques dans les régions non codantes ont aussi été décrites, notamment dans les sites d’épissage et une fois dans le site promoteur [5]. La Btk est une protéine intervenant notamment dans la maturation du lymphocyte pré-B (localisation médullaire) en lymphocyte B mature circulant. Une mutation de cette protéine a pour conséquence un blocage de maturation avec un arrêt de différenciation du lymphocyte pré-B entraînant l’absence de lymphocyte B circulant et a fortiori une absence de plasmocyte sécréteur d’immunoglobulines [6].Malgré une définition clinico-biologique simple, de nombreuses formes de la maladie peuvent être observées. C’est pourquoi le dépistage génétique apporte une aide précieuse au clinicien ainsi qu’aux familles en ouvrant la possibilité de leur apporter un conseil génétique [7]. Ce dépistage s’effectue par technique de séquençage car le nombre important de mutations possibles nécessite de connaître la séquence codante complète et les séquences des sites d’épissage des 18 introns.

Patients, matériel et méthodes

La mise au point du diagnostic génétique a été effectuée sur un groupe de jeunes patients dénommé Necker. Il est constitué de 5 enfants atteints de la maladie de Bruton régulièrement suivis à l’hôpital Necker Enfants Malades, dont le séquençage avait déjà été réalisé par une équipe italienne (séquençage des exons uniquement). Ce groupe a été complété par les prélèvements provenant des mères de deux de ces enfants. L’analyse des résultats a été réalisée en aveugle puisque seul le clinicien disposait des résultats italiens.

Les prélèvements sanguins nous ont été transmis dans des tubes de 7 mL contenant de l’EDTA comme agent anticoagulant. L’extraction de l’ADN a alors été réalisé sur culots leucocytaires à l’aide d’un kit QIAamp DNA Blood Mini Kit (Qiagen®), puis l’ADN et le reste des culots leucocytaires ont été congelés. Pour chaque échantillon recueilli, il a été effectué une amplification des 19 exons ainsi que des parties initiales et terminales des introns de manière à inclure les sites d’épissage (tableau 1( Tableau 1 )). Après vérification de l’amplification sur gel d’agarose à 2 %, une purification par technique de filtration sur plaque 96 puits Multiscreen PCR (Millipore®) a été réalisée, puis les amplicons purifiés ont été également vérifiés sur gel d’agarose à 2 %. La réaction de séquence a ensuite été exécutée à l’aide d’amorce universelle -21M13 et M13 reverse (tableau 1) et du kit Big Dye Terminator V1.1 (Applied Biosystems®). Enfin, le séquençage a été effectué sur l’automate ABI Prism 3100 (Applied Biosystems®). Les données obtenues par le séquenceur on été analysées sur le logiciel SeqScape (Applied Biosystems®). Ce dernier effectue un prétraitement des données et sélectionne notamment les séquences exploitables selon des normes de qualité fixées par le laboratoire, puis les aligne par rapport à la séquence de référence [2]. Une double lecture des séquences est alors effectuée et le résultat est rendu sous forme de rapport de mutation (présence/absence, position, type de mutation…).
Tableau 1 Séquence des amorces utilisées nécessaires à la réalisation du séquençage du gène XLA. En bleu apparaissent les séquences des amorces universelles.

Exons

  • Taille PCR
  • (bases)


Amorces PCR Sens

EX1

476

TGTAAAACGACGGCCAGTGAGGTCCCAAGCAAATGAAG

EX2

500

TGTAAAACGACGGCCAGTGGCTGTGGGAGGAGGTTGGT

EX3

586

TGTAAAACGACGGCCAGTTTCCATGGTATTTGCCCTCCA

EX4

325

TGTAAAACGACGGCCAGTAGAATCAGCCTTGTCTGTGCAGG

EX5

296

TGTAAAACGACGGCCAGTGCTGACTGAAGATTCTGCCTTT

EX6

551

TGTAAAACGACGGCCAGTGCAGGCCAGTCATGTGAGCC

EX7

595

TGTAAAACGACGGCCAGTAAATGCTATGGGCTGCCAAA

EX8

493

TGTAAAACGACGGCCAGTAAATGGTTGTTGAATGACTGCTGAGT

EX9

239

TGTAAAACGACGGCCAGTCTTTGAGGGAGGTGCATTG

EX10

319

TGTAAAACGACGGCCAGTGAATCACTGACATGGACAAGC

EX11

283

TGTAAAACGACGGCCAGTGCTCAAGCGTGGAACTTGGC

EX12

592

TGTAAAACGACGGCCAGTAGTTTGGGCAGGTGGGATGC

EX13

515

TGTAAAACGACGGCCAGTTAAGCCTGGGCTGGGAGGTG

EX14

510

TGTAAAACGACGGCCAGTTCTTGCCTTATGGCCACCTTGA

EX15

530

TGTAAAACGACGGCCAGTTGATGCTCTACTCCTAGGTCAGCCC

EX16

477

TGTAAAACGACGGCCAGTCACAGCAGGTTGCTTTCCACG

EX17

562

TGTAAAACGACGGCCAGTGGAAGGGAAGGAGAAGAGCAGAGA

EX18

548

TGTAAAACGACGGCCAGTCGGGGAACCAACTGATTCTA

EX19

512

TGTAAAACGACGGCCAGTTGCTGCTTACTCATTGCATTTCCC

Amorces PCR Anti-sens

EX1

476

CAGGAAACAGCTATGACCCCCTTTCGGCCTCTCTAATC

EX2

500

CAGGAAACAGCTATGACCGGACCTTTGACTTTCCGGCTT

EX3

586

CAGGAAACAGCTATGACCTCTGATCCTGAGAGAACTGAGGGA

EX4

325

CAGGAAACAGCTATGACCTGGTTCAGCATCCTTGTCCACC

EX5

296

CAGGAAACAGCTATGACCCTTTCCTTTTCCTCCCGTCT

EX6

551

CAGGAAACAGCTATGACCGGTCAGGGACTTTGCCGTCC

EX7

595

CAGGAAACAGCTATGACCTTCCATCGAGGAGGAAATCCTAA

EX8

493

CAGGAAACAGCTATGACCATAGGGAGCTGCACGCTGGG

EX9

239

CAGGAAACAGCTATGACCGAGAGTTCCTCCTGGAAGATTG

EX10

319

CAGGAAACAGCTATGACCAACAGGCCCTCAGTTCAAGA

EX11

283

CAGGAAACAGCTATGACCGACGGGCACAGCATCAAGGA

EX12

592

CAGGAAACAGCTATGACCCCCAGTATCACAGGGATTTCCTTTC

EX13

515

CAGGAAACAGCTATGACCTTGCAGTCCCAGTCGTAGCCA

EX14

510

CAGGAAACAGCTATGACCGGTAAACTTCAGTCCCTCGTCCCA

EX15

530

CAGGAAACAGCTATGACCCTCTGATTCCCACCACGGCA

EX16

477

CAGGAAACAGCTATGACCAGGGAGAAAGGAAGGAAAGGGA

EX17

562

CAGGAAACAGCTATGACCTGGTGGCTGACACACAGTAAGCA

EX18

548

CAGGGAACAGCTATGACCAGTCTTTGGTGGCTGAATGG

EX19

512

CAGGAAACAGCTATGACCTTGCCAAATTCGGTCCACCC

Nom

Amorces universelles séquençage

-21M13

TGTAAAACGACGGCCAGT (SENS)

M13R

CAGGAAACAGCTATGACC (ANTISENS)

Résultats

En ce qui concerne les résultats des patients « Necker » (tableau 2)( Tableau 2 ), des mutations ont été retrouvées dans 4 cas sur 5 dont une sur un site d’épissage. Les résultats de l’équipe italienne sont conformes à ceux obtenus pour 4 patients : les trois patients mutés sur les parties codantes du gène XLA et le patient non muté. Le patient présentant une mutation intronique (IVS16+1C>G) n’avait pas été retrouvé muté par l’équipe italienne, car seules les séquences codantes avaient été analysées. Les mères des enfants pour qui un séquençage a été réalisé se sont révélées hétérozygotes pour la même mutation que leur fils.
Tableau 2 Résultats du séquençage pour le groupe de patients Necker. La rubrique statut de la mutation est constituée d’informations provenant de sources publiées, de la BTKbase ou d’évaluation par un logiciel de prédiction d’altération de structure de la protéine (PolyPhen).

Patients

Mutation

Conséquence de la mutation (publiée ou évaluée par un logiciel)

Renseignements patients

  • Groupe
  • Necker
  • (5 patients
  • + 2 mères)


  • 1 patient
  • Mère


  • IVS16+1C>G
  • IVS16+1C>G


  • Interprétation impossible sans étude de fonctionnalité
  • Mutation à l’état hétérozygote


Pas de mutation décrite par l’équipe italienne (pas de séquençage des introns)

  • 1 patient
  • Mère


  • r.560dupc
  • r.560dupc


  • Décalage du cadre de lecture
  • Mutation à l’état hétérozygote


Même mutation décrite par l’équipe italienne

1 patient

Q516X

Protéine tronquée

Même mutation décrite par l’équipe italienne

1 patient

M509V

Mutation reconnue responsable de la maladie [8]

Même mutation décrite par l’équipe Italienne

1 patient

Pas de mutation

-

Pas de mutation décrite par l’équipe italienne

Discussion

L’étude des patients Necker a permis la validation technique du séquençage d’une part, pour les patients par comparaison des données génétiques déjà disponibles et, d’autre part, pour les mères hétérozygotes en vérifiant que la mutation de leur fils était effectivement retrouvée. La principale difficulté rencontrée lors de la validation des résultats concerne les problèmes d’interprétation. En effet, l’absence de détection de mutation (cas d’un des patients) n’exclut pas la présence d’une agammaglobulinémie autre (15 % des agammaglobulinémies) [9], et la présence de mutation non décrite dans la littérature doit nécessairement faire l’objet d’une étude au moins prédictive pour connaître l’altération structurale de la protéine. Ainsi, le laboratoire s’est engagé non seulement à évaluer le statut mutationnel de ces patients, mais aussi à se prononcer sur l’implication dans la maladie de Bruton. Une stratégie de réponse graduée pour chaque cas de figure a donc été envisagée. Le cas le plus simple est constitué par le patient pour qui une mutation (codante ou appartenant à un site d’épissage) est retrouvée et dont la mutation est décrite dans la BTKbase ou dans la littérature comme ayant été déjà responsable d’observation clinique de la maladie de Bruton. Le résultat est donc simple, la mutation est responsable de la maladie de Bruton. Si le patient présente une mutation non répertoriée dans la partie codante de la protéine, une étude structurale à l’aide d’un logiciel de prédiction d’altération de structure est réalisée (PolyPhen sur http://tux.embl-heidelberg.de/ramensky/). Ce logiciel utilise à la fois des bases données contenant des informations sur les sites fonctionnels de la Btk, mais aussi des bases de calculs permettant de prédire une altération conformationnelle de la protéine. Le résultat est rendu sous forme d’une probabilité qualitative (altération bénigne, probablement dommageable ou possiblement dommageable). C’est ce résultat, comparé à la symptomatologie clinique et à la biologie, qui permettra au clinicien de juger s’il s’agit d’une maladie de Bruton vraie ou si d’autres analyses éliminant d’autres types de DIP sont nécessaires. Enfin, le dernier cas concerne les mutations introniques non décrites (un cas dans le groupe Necker). Il est démontré dans la littérature que ces mutations ont des implications très diverses sur la quantité et la fonctionnalité de la Btk, et il a aussi été permis de faire le lien entre ces mutations et de nombreux cas de maladie de Bruton. Ainsi, une analyse in vitro de la fonctionnalité (notamment l’activité tyrosine kinase) [10], de la taille de la protéine ainsi que l’étude de l’ARN messager (qualitative et quantitative) actuellement en cours de mise au point permettront de lever le doute sur le rôle des nouvelles mutations introniques qui seront découvertes.

L’intérêt de réaliser un dépistage chez les patients suspectés atteints de la maladie permet d’atteindre deux objectifs. Premièrement, chez des patients pour qui la clinique n’est pas typique (notamment les patients atteints de déficit immunitaire commun variable DICV), la génétique permet de lever certaines ambiguïtés. En effet, il a déjà été montré dans certaines études que lorsque la cohorte de patients DICV était bien définie (lymphopénie B profonde et hypogammaglobulinémie), il était retrouvé avec des pourcentages élevés (jusqu’à 10 % des patients DICV) une maladie de Bruton [11]. Il serait donc recommandé d’effectuer un dépistage de la maladie devant tout tableau biologique associant une lymphopénie B à une hypogammaglobulinémie congénitale. Deuxièmement, une fois la maladie diagnostiquée, une prise en charge de la famille du patient en termes de conseil génétique permettra de proposer la mise en œuvre d’outils de diagnostic prénatal ou préimplantatoire [7].

Enfin, l’étude de la relation phénotype/génotype de la maladie n’a à ce jour pas pu être établie, probablement par un manque de puissance de ces études, tant les mutations sont diverses et la maladie rare. Il apparaît donc que seule la centralisation des données nationales et internationales dans des fichiers accessibles à tous comme ceux de la BTKbase permettra la réalisation de méta-analayses pour mieux comprendre cette pathologie.

Conclusion

La maladie de Bruton est une affection qui nécessite un traitement à vie avec plus ou moins de contraintes et de séquelles liées aux infections récidivantes. Le séquençage du gène XLA est aujourd’hui non seulement une aide au clinicien pour confirmer le diagnostic clinique, mais permet aussi de mieux informer les familles vectrices du gène muté des risques potentiels pour les futures grossesses et enfin de leur proposer un diagnostic prénatal ou pré-implantatoire. En effet, une adaptation de la technique est actuellement en cours de validation à partir du liquide amniotique. La constitution d’une base de données clinico-biologiques comparée au statut mutationnel des patients et la création d’une bibliothèque d’ADN permettront aussi de mieux étudier cette maladie. En effet, le diagnostic génétique jusqu’ici non réalisé en France permettra de centraliser les données des patients français, mais aussi de réaliser des études comparatives « génotype/phénotype » qui nécessitent des cohortes de patients importantes. Enfin, la détection et la déclaration de nouvelles mutations dans la BTKbase permettent une mise en commun des données internationales.

Références

1 Cooper MA, Pommering TL, Koranyi K. Primary immunodeficiencies. Am Fam Physician 2003 ; 68 : 2001-8.

2 Vetrie D, Vorechovsky I, Sideras P, et al. The gene involved in X-linked agammaglobulinaemia is a member of the src family of protein-tyrosine kinases. Nature 1993 ; 361 : 226-33.

3 Mensink EJBM, Thompson A, Schot JDL, et al. Mapping of a gene for X-linked agammaglobulinemia and evidence for genetic heterogeneity. Hum Genet 1986 ; 73 : 327-32.

4 Vihinen M, Brandau O, Branden LJ, et al. BTKbase, mutation database for X-linked agammaglobulinemia (XLA). Nucleic Acids Res 1998 ; 26 : 242-7.

5 Holinski-Feder E, Weiss M, Brandau O, et al. Mutation screening of the BTK gene in 56 families with X-linked agammaglobulinemia (XLA) : 47 unique mutations without correlation to clinical course. Pediatrics 1998 ; 101 : 276-84.

6 Lindvall JM, Blomberg KE, Valiaho J, et al. Bruton’s tyrosine kinase : cell biology, sequence conservation, mutation spectrum, siRNA modifications, and expression profiling. Immunol Rev 2005 ; 203 : 200-15.

7 d’Audigier C, Rodriguez C. Déficits immunitaires primitifs et analyse génétique de la maladie de Bruton : quelles perspectives offre ce diagnostic génétique ? Ann Biol Clin (Paris) 2006 ; 64 : 421-8.

8 Vorechovsky I, Vihinen M, de Saint Basile G, et al. DNA-based mutation analysis of Bruton’s tyrosine kinase gene in patients with X-linked agammaglobulinaemia. Hum Mol Genet 1995 ; 4 : 51-8.

9 Conley ME, Broides A, Hernandez-Trujillo V, et al. Genetic analysis of patients with defects in early B-cell development. Immunol Rev 2005 ; 203 : 216-34.

10 Stewart DM, Tian L, Nelson DL. A case of X-linked agammaglobulinemia diagnosed in adulthood. Clin Immunol 2001 ; 1 : 94-9.

11 Kanegane H, Tsukada S, Iwata T, et al. Detection of Bruton’s tyrosine kinase mutations in hypogammaglobulinaemic males registered as common variable immunodeficiency (CVID) in the Japanese Immunodeficiency Registry. Clin Exp Immunol 2000 ; 3 : 512-7.


 

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