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Les étiologies parasitaires d’une hyperéosinophilie sanguine


Annales de Biologie Clinique. Volume 64, Numéro 3, 219-29, Mai-Juin 2006, Revue générale

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : S Anane

Résumé : La découverte d’une hyperéosinophilie sanguine est une éventualité fréquente en médecine courante qui incite à rechercher des causes très diverses. Les parasitoses sont une cause majeure d’éosinophilie sanguine. L’éosinophilie parasitaire est essentiellement due aux helminthiases qui doivent donc être recherchées en priorité. Le diagnostic étiologique d’une éosinophilie sanguine est une démarche longue et complexe. Il est orienté d’abord par les données de l’interrogatoire, en particulier la notion de séjour hors du pays, puis par les signes cliniques et le taux et l’évolution de l’éosinophilie. Ensuite, les examens paracliniques seront demandés selon toutes ces données. Chez un sujet originaire d’un pays comme la Tunisie les parasitoses à évoquer devant une éosinophilie sanguine massive sont la toxocarose, la distomatose et la gale. L’anguillulose et l’ankylostomiase seront évoquées si le malade est originaire de certains petits foyers chauds et humides. Une éosinophilie faible ou modérée évoquera l’oxyurose, l’hyménolépiose et le téniasis. Si le sujet a voyagé vers un pays tropical, la bilharziose, l’anguillulose et l’ankylostomiase seront évoquées. Les filarioses et l’onchocercose sont des maladies par accumulation. Elles ne seront évoquées que si le séjour a été long.

Mots-clés : hyperéosinophilie, parasitoses, diagnostic

 

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