ARTICLE
Auteur(s) :, C Renard1, C Garcia1,
M-R Perret2, P Vest1, Y El
Jahiri1, C Fuilla2
1Laboratoire de biochimie et de toxicologie
cliniques, Hôpital d’instruction des armées Percy, Clamart
biochimiepercy@freesurf.fr
2Service d’accueil des urgences, Hôpital d’instruction
des armées Percy, Clamart
Article reçu le 19 Mars 2004, accepté le 18 Mai 2004
L’observation
Madame B., âgée de 26 ans, vient consulter spontanément au
service d’accueil des urgences (SAU) vers 17 heures. Elle
arrive très énervée en disant qu’elle fait une « crise
d’hyponatrémie ». En effet, le bilan biologique initial montre
une natrémie à 106 mmol/L avec une chlorémie à 72 mmol/L.
La natriurèse et la kaliurèse, déterminées sur un échantillon
d’urine, sont respectivement à 8 mmol/L et 3 mmol/L donc
effondrées (tableau I( Tableau I
)). L’osmolarité plasmatique calculée est également abaissée à
226 mOsmol/L (tableau I). Le dosage de l’urée montre une
valeur basse (tableau I) et la patiente ne présente aucun signe
clinique particulier. À l’interrogatoire Madame B. avoue sa
potomanie depuis 2000, elle dit boire actuellement 6 à
7 litres par jour et que sa consommation journalière maximale
a été de 22 litres. Sa première « crise
d’hyponatrémie » qui remonte à 3 ans a été symptomatique
avec convulsions et perte de connaissance. Elle est suivie dans un
hôpital psychiatrique et son traitement de fond quotidien
est : Rivotril® : 1/2 comprimé ;
Deroxat® : 1 comprimé. Actuellement elle dit
avoir arrêté le Deroxat®
Devant ce tableau clinico-biologique, le médecin urgentiste
décide d’hospitaliser la patiente au SAU et d’instaurer une
restriction hydrique sévère avec une perfusion continue de NaCl
0,9 % à la posologie de 500 mL/j. Le bilan réalisé dans
la soirée montre une élévation de la natrémie à 124 mmol/L et
celle-ci se normalise le lendemain matin (140 mmol/L) alors
que la diurèse depuis l’hospitalisation, soit 13 h
45 plus tard, a été au moins de 7,8 L (les pertes non
recueillies sont estimées à 1,5 L) (tableau I). De plus,
l’osmolarité des urines est effondrée (tableau I).
La patiente sort le lendemain après avoir vu un psychiatre de
l’hôpital.
Tableau I Résultats biologiques obtenus pour
Madame B. Les résultats ont été obtenus sur un Integra®
800 (Roche Diagnostics) sauf pour le ionogramme urinaire sur un
ABL™ 525 (Radiometer).
|
Tests sanguins (valeurs usuelles)
|
T0
|
+ 1 h 15
|
+ 4 h 45
|
+ 13 h 45
|
|
Na+ (135–145 mmol/L)
|
106
|
NR
|
124
|
140
|
|
K+ (3,5–4,8 mmol/L)
|
3,4
|
NR
|
3,8
|
4,3
|
|
Cl- (98–108 mmol/L)
|
72
|
NR
|
90
|
106
|
|
CO2 total (23–28 mmol/L)
|
21
|
NR
|
23,9
|
24,6
|
|
Trou anionique : (14,0–18,0 mmol/L)
|
17,6
|
NR
|
15,1
|
14,9
|
|
Glucose (4,0–6,1 mmol/L)
|
5,9
|
NR
|
NR
|
NR
|
|
Urée (2,5–7,5 mmol/L)
|
1,6
|
NR
|
1,7
|
1,8
|
|
Osmolarité* (280–310 mOsmol/L)
|
226
|
NR
|
NR
|
NR
|
|
Tests urinaires (valeurs usuelles)
|
TO
|
+ 1 h 15
|
+ 4 h 15
|
+ 13 h 15
|
|
Diurèse
|
NR
|
NR
|
3,3 L
|
7,8 L
|
|
Na+ (100–300 mmol/L)
|
NR
|
8
|
6
|
10
|
|
K+ (25–150 mmol/L)
|
NR
|
3
|
2
|
3
|
|
Glucose (0,0–0,5 mmol/L)
|
NR
|
NR
|
0,1
|
0,0
|
|
Urée (250,0–500,0 mmol/L)
|
NR
|
15,0
|
24,2
|
20,6
|
|
Osmolarité* (200–500 mOsmol/L)
|
NR
|
37 **
|
40
|
47
|
Le point de vue du biologiste
Le signe majeur chez cette patiente est donc une hyponatrémie avec
hypo-osmolarité associée à une natriurèse effondrée. Après un court
rappel sur le métabolisme du sodium dans l’organisme nous
présenterons les différentes causes d’hyponatrémie et leur
diagnostic biologique différentiel.
La teneur en Na chez l’adulte est de 58 mmol/kg. Le
compartiment extracellulaire en contient 60 % dont les trois
quarts dans les liquides interstitiels et lymphatiques et le quart
restant dans le plasma. Le Na intracellulaire ne représente que
5 %, le Na osseux échangeable 5 % et enfin le Na osseux
non échangeable 30 %. Le Na est donc le principal cation
extracellulaire avec une concentration moyenne de 140 mmol/L
alors que sa concentration intracellulaire est en moyenne de
15 mmol/L. Les apports alimentaires (sel de cuisine, pain,
fromages, charcuteries essentiellement) sont d’une grande
variabilité interindividuelle et en moyenne de 100 à
200 mmol/j soit 6 à 12 g/j de NaCl. La totalité est
absorbée par l’intestin et les sorties se divisent en
[1] :
- - extrarénales qui concernent la peau et les fèces
(négligeables chez le sujet normal) et qui ne jouent aucun rôle
dans la régulation du bilan sodé ;
- - rénales qui assurent l’équilibration de la balance
sodée.
La natrémie n’est pas obligatoirement le reflet du pool sodé de
l’organisme, puisque le secteur plasmatique ne contient que
15 % du Na total ; par contre, elle reflète le pouvoir
osmotique du liquide extracellulaire et par conséquent permet
d’apprécier l’état d’hydratation intracellulaire. En effet, les
mouvements d’eau entre les compartiments intracellulaire (CIC) et
extracellulaire (CEC) sont passifs et suivent les lois de
l’osmose ; l’eau se déplace toujours de la solution
hypotonique vers la solution hypertonique. Rappelons que la
tonicité plasmatique ou osmolarité efficace est liée au pouvoir
osmotique de solutés comme le glucose ou le sodium qui ne peuvent
pas se déplacer librement à travers la membrane cellulaire (à la
différence de l’urée ou de l’éthanol par exemple qui apportent des
osmoles inactives) [2]. Le CIC étant un milieu fermé il ne peut
maintenir son individualité et son intégrité que par
l’intermédiaire du liquide extracellulaire. Le Na, grand
responsable de l’osmolarité du CEC, dicte donc les mouvements
d’eau. Si le CEC devient hypertonique, avec augmentation de la
natrémie, par rapport au CIC, l’eau se déplace alors par osmose des
cellules vers l’extérieur et elles se déshydratent. Inversement, si
la natrémie diminue, le CEC perd de l’eau au profit du CIC et
celles-ci s’hyperhydratent.
Il y a hyponatrémie quand la concentration plasmatique en Na est
< 135 mmol/L. Si l’hypernatrémie témoigne toujours
d’une hypertonicité plasmatique ce n’est pas le cas des
hyponatrémies où l’hypotonicité plasmatique, définissant les
« vraies hyponatrémies », n’est pas toujours retrouvée ((
figure 1 )) [3].
En effet, il peut exister dans le plasma des quantités anormales de
macromolécules ou d’autres substances osmotiquement actives et dans
ce cas la baisse du Na n’est plus corrélée à celle de la tonicité
plasmatique. Ce sont les situations de pseudo-hyponatrémie et
d’hyponatrémie sans hypo-osmolarité (( figure 1 )).
Les pseudo-hyponatrémies sont dues à la présence dans le plasma
de quantités anormalement élevées de macromolécules telles qu’elles
sont rencontrées dans les hyperlipidémies et dans les
hyperprotidémies. Ce sont des hyponatrémies isotoniques qui
s’observent si le Na est mesuré par photométrie de flamme ou par
potentiométrie indirecte, c’est-à-dire par des techniques qui
diluent le spécimen. Seule la méthode par potentiométrie directe,
sans dilution, qui réalise la mesure sur le volume d’eau
plasmatique (93,9 % du volume plasmatique) donne dans ce cas
un résultat correct. L’équation de Waugh permet alors de corriger
la valeur obtenue en potentiométrie indirecte ou photométrie de
flamme :
La présence dans le plasma de quantités anormalement élevées
d’osmoles autres que le Na conduit également à une hyponatrémie.
Elle est alors hyperosmolaire et lorsqu’elle est induite par des
osmoles actives telles que le glucose ou le mannitol, la fausse
hyponatrémie est hypertonique et s’accompagne d’une déshydratation
intracellulaire. Dans le cas des hyperglycémies, la natrémie
corrigée est donnée par la formule de Katz :
> 10 mOsmol/L (sauf dans les cas d’hyperglycémies
et si la formule de calcul prend en compte le glucose (tableau
I)).
Les hyponatrémies avec hypo-osmolarité sont les hyponatrémies
hypotoniques et elles correspondent à un excès d’eau libre par
rapport au Na dans le compartiment extracellulaire. La
classification se fera en fonction du volume du compartiment
extracellulaire évalué sur les données anamnestiques, la pesée du
patient, la clinique, la radiographie pulmonaire et les données
hémodynamiques. Trois situations peuvent alors se présenter [2,
4].
L’hyponatrémie hypovolémique reflète une diminution de l’eau
extracellulaire moins importante en proportion que la diminution du
contenu en Na (perte de liquide isotonique au plasma compensée par
du liquide hypotonique). La fuite sodée peut être rénale ou
extrarénale, comme en témoigne la natriurèse : basse, elle
suggère une fuite extrarénale ; élevée, elle indique la
responsabilité du rein dans le bilan sodé négatif. Les pertes
extrarénales de Na sont le plus souvent digestives (vomissements,
diarrhées, fistules digestives), parfois cutanées (pertes
sudorales, brûlures) (( figure 1 )). En effet, la
concentration de Na dans la sueur, faible à l’état normal
(10 mmol/L), peut atteindre 60 mmol/L avec un débit
sudoral de 10 L/j dans des situations climatiques extrêmes.
D’autre part, la quantité de Na perdue par voie digestive,
négligeable chez le sujet normal, peut devenir très importante en
cas de diarrhée électrolytique où la concentration de Na peut
atteindre 100 mmol/L d’eau fécale. De façon plus générale,
toutes les situations comportant une déshydratation extracellulaire
pure peuvent être associées secondairement à une hyperhydratation
intracellulaire, ou hyponatrémie de déplétion, par le mécanisme
suivant : le sujet boit d’autant plus que sa soif est stimulée
par l’hyperangiotensinémie ; cependant, la compensation se
fait par des apports hydriques sans compensation sodée équivalente.
Il en est de même si le sujet reçoit des apports par perfusion
insuffisamment riches en Na.
Par ailleurs, les pertes rénales de Na se retrouvent lors
de :
- - la prise de diurétiques (thiazidiques et diurétiques
de l’anse surtout) ce qui représente la cause la plus fréquente
d’hyponatrémie chez l’adulte ;
- - une néphropathie avec pertes sodées ;
- - une polyurie des levées d’obstacle (phase de reprise
de diurèse des tubulopathies aiguës) ;
- - une insuffisance surrénale aiguë (hyperkaliémie
associée).
L’hyponatrémie isovolémique ou hyponatrémie de dilution est liée
à un gain d’eau libre. L’hyperhydratation intracellulaire est
prédominante et il existe deux étiologies :
- - l’intoxication par l’eau due à des apports en eau
excessifs et caractérisée par une hypo-osmolarité sanguine et
urinaire. Elle se rencontre chez les patients atteints de troubles
psychiatriques avec potomanie, chez qui la sécrétion d’hormone
antidiurétique (ADH) n’est pas totalement inhibée contribuant à la
rétention d’eau, ou lors du syndrome des buveurs de bière
(surcharge aqueuse plus importante que l’apport osmotique
concomitant) ;
- - le syndrome de Schwartz-Bartter qui correspond à une
sécrétion inappropriée d’ADH (SIADH) avec hypo-osmolarité sanguine
et osmolarité urinaire élevée. L’hyponatrémie révèle une
hypersécrétion d’ADH dont la cause la plus fréquente est le cancer
pulmonaire à petites cellules par sécrétion ectopique d’ADH.
D’autres cancers peuvent être en cause ou d’autres pathologies
comme les états infectieux, le myxœdème, etc. Certains médicaments
stimulent aussi l’effet et/ou la sécrétion d’ADH (morphiniques,
chlorpropamide, carbamazépine). Quant au SIADH péri-opératoire il
est en rapport avec le stress, la douleur et l’utilisation
d’antalgiques morphiniques.
L’hyponatrémie hypervolémique, ou hyponatrémie par inflation
sodée, se caractérise par une hyperhydratation globale qui se
rencontre dans les états de rétention de Na où l’hyponatrémie est
le reflet d’une rétention d’eau extracellulaire plus importante que
la rétention sodée. La mesure du Na urinaire, en dehors de la prise
de diurétiques, aide à séparer l’insuffisance rénale chronique des
autres causes. Ces dernières correspondent à celles de
l’hyperhydratation extracellulaire qui se rencontre au cours de
l’insuffisance cardiaque, de l’insuffisance hépatocellulaire (avec
cirrhose ascitique par exemple) ou du syndrome néphrotique.
L’explication repose sur :
- - la diminution du volume sanguin efficace, par
diminution du débit cardiaque (insuffisance cardiaque), par
diminution des résistances périphériques et par séquestration
splénique (cirrhose décompensée) ou par hypo-albuminémie majeure
(syndrome néphrotique ou cirrhose) entraînant une augmentation de
la sécrétion d’ADH, inadéquate et responsable d’une rétention
d’eau ;
- - une anomalie de l’excrétion de l’eau avec altération
de la capacité rénale de dilution des urines par diminution du
débit sanguin rénal et du débit de filtration glomérulaire.
Le point de vue du clinicien
Madame B. présente donc une hyponatrémie associée à une
hypo-osmolarité plasmatique et urinaire et un volume sanguin normal
(tension artérielle 121/70 mmHg). Nous sommes donc dans le
cadre d’une intoxication par l’eau liée chez cette jeune femme à
une potomanie qui est d’ailleurs connue depuis 3 ans et avouée
par la patiente.
> 10 % du contenu en eau de cerveau est
incompatible avec la vie) [3]. Les autres manifestations cliniques
sont des nausées, des vomissements, une faiblesse musculaire, des
céphalées ou une ataxie réversible. Quant à l’importance de l’œdème
cérébral et donc la sévérité des répercussions (hypertension
intracrânienne, coma, dépression respiratoire) ils sont d’autant
plus marqués que l’installation de l’hyponatrémie est rapide
(< 48 heures). Inversement, une hyponatrémie qui
s’installe de façon chronique est le plus souvent asymptomatique.
En effet, pour maintenir un volume cellulaire cérébral normal, des
osmoles intracellulaires sont éliminées (Na+,
K+> 0,5 mmol/L/h) au cours de la première
journée ou de 18 mmol/L au cours des deux premiers jours. Il
semble y avoir une susceptibilité individuelle à cette complication
et les femmes, notamment avant la ménopause, semblent à plus haut
risque de développer des lésions. D’autre part, l’insuffisance
hépatique, la déplétion potassique et la dénutrition sont des
facteurs de risque. Inversement, les patients psychiatriques avec
une polydipsie primitive semblent relativement résistants à ces
lésions démyélinisantes en raison d’une capacité normale
d’excrétion rénale de l’eau. Cependant, cette protection relative
ne s’étend pas aux patients polydipsiques et alcooliques chroniques
(http:// www.nephrohus.org ; 1999).
Inversement dans le cas d’une hyponatrémie symptomatique une
« correction plus agressive » s’impose alors en urgence.
En effet, le risque principal chez ces patients est l’œdème
cérébral et le retard thérapeutique est plus grave que le risque
potentiel d’une correction trop rapide. Cependant, deux règles sont
à respecter concernant l’évolution de la natrémie [5] :
- - ne pas dépasser 2,5 mmol/L/h à quelque moment que
ce soit au cours de la correction ;
- - ne pas dépasser une augmentation totale de la natrémie
de 15 à 20 mmol/L dans les 24 premières heures.
Cela explique pourquoi notre patiente était d’une part,
asymptomatique puisque l’installation de l’hyponatrémie a été
progressive et que, d’autre part, son terrain psychiatrique
limitait son risque de lésions démyélinisantes alors que la
correction de l’hyponatrémie a été très rapide (34 mmol/L en
13 h 45).
Dans le traitement de l’hyponatrémie de dilution, la restriction
hydrique seule suffit si l’hyponatrémie est asymptomatique, ce qui
était le cas chez Madame B. Cependant, l’utilisation de médicaments
ou substances antagonistes de l’ADH peut s’avérer utile
(Ledermycine®) dans le cas du SIADH.
Le traitement de l’hyponatrémie de déplétion privilégie dans un
premier temps la correction de la natrémie permettant d’élever
l’osmolarité plasmatique, avec pour conséquence un transfert d’eau
de la cellule vers le secteur extracellulaire. Pour cela, il faut
injecter par une voie veineuse centrale une solution de NaCl
hypertonique après avoir calculé le déficit en mmol :
Dans l’hyponatrémie par inflation la restriction hydrique et
sodée doivent être rigoureuses : ration
d’eau < 500 mL/j et ration de
NaCl < 500 mg/j. Les diurétiques de l’anse sont
en règle générale efficaces à fortes doses, provoquant une fuite
sodée avec urines hypertoniques.
Quatre mois se sont écoulés depuis cet épisode et Madame B.
revient régulièrement consulter au SAU de l’hôpital (quatre
passages). L’hyponatrémie est presque toujours retrouvée (valeurs
comprises entre 105 et 140 mmol/L) et parfois elle est
symptomatique avec céphalées, crampes musculaires et troubles
digestifs (diarrhée, vomissements).
Références
1 Paillard , Froissart , Blanchard , Houillier Bilan de
sodium et volume sanguin circulant
ARRAY(0x267040)ARRAY(0x2670dc)ARRAY(0x2671a8)
2 Rougé Apport diagnostique du bilan ionique sanguin et
urinaire en réanimation polyvalente Les feuillets de biologie 43
2002 29-36
3 Adrogué , Madias Hyponatremia N Engl J Med 342 2000
1581-1589
4 Kumar , Berl Sodium Lancet 352 1998 220-228
5 Gachot , Dreyfuss , Amiel , et-al.
Physiopathologie et traitement des hyponatrémies Offenstadt ,
Brunette Désordres acido-basiques et hydro-électrolytiques 1996
Arnette Blackwell Paris 73-88
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