ARTICLE
Auteur(s) : B. Lissoir, P. Wallemacq, D. Maisin
Laboratoire de biologie clinique, service de biochimie médicale,
cliniques universitaires Saint-Luc, 10, Avenue Hippocrate,
1200 Bruxelles
Article reçu le 30 décembre 2002, accepté le 4 avril
2003
L’électrophorèse des protéines sériques est une analyse de
routine dans la pratique quotidienne d’un laboratoire de biochimie
médicale. Les cliniciens requièrent cette analyse principalement
pour la recherche de gammapathies responsables de profils
polyclonaux, oligoclonaux et monoclonaux de la zone des
gammaglobulines, ainsi que pour mettre en évidence un éventuel
déficit en α1-antitrypsine. Aujourd’hui, le laboratoire devrait
idéalement disposer d’une technique automatisée, apte à détecter
ces dysprotéinémies, et possédant une bonne résolution et une
limite de détection la plus basse possible (pour les petits pics
monoclonaux). Parmi les techniques disponibles sur le marché, celle
la plus couramment employée est l’électrophorèse en gel d’agarose.
C’est une des techniques de choix pour la détection de
gammapathies, bien qu’il ait déjà été décrit [1] que cette
technique présentait des lacunes quant à la détection de composés
monoclonaux migrant au même niveau que d’autres fractions
électrophorétiques notamment au niveau des fractions β-globulines
et α-1 ou 2-globulines. Au sein de notre hôpital, le nombre
d’électrophorèses des protéines ne diminuant pas, nous sommes
amenés à rechercher un outil fiable et davantage automatisé. C’est
ainsi que depuis quelques années, une technique alternative
d’électrophorèse capillaire automatisée (Paragon®,
BeckmanTM) a fait son apparition, dont les performances
ont déjà été décrites [2-4].
Le but de cette étude est de comparer un nouvel appareil
d’électrophorèse capillaire Capillarys® (Sebia) à
l’électrophorèse en gel d’agarose Hydrasys® (Sebia) d’un
point de vue analytique (reproductibilité, sensibilité,
spécificité) et pratique (facilité d’utilisation, durée et coût
d’un test).
Matériel et méthode
Matériel
Deux techniques d’électrophorèse ont été comparées :
l’électrophorèse sur gel d’agarose Hydrasys® (Sebia,
Issy-les-Moulineaux, France) (méthode habituellement utilisée au
laboratoire de biochimie médicale des Cliniques universitaires
Saint-Luc de Bruxelles) et l’électrophorèse capillaire
Capillarys® (Sebia, Issy-les-Moulineaux, France),
récemment introduite sur le marché.
L’électrophorèse capillaire est une technique analytique qui
permet la séparation et la quantification de nombreux paramètres
biologiques dont les protéines sériques. Cette méthode de
séparation est considérée comme très performante (en particulier
sur le plan de la résolution), rapide et reproductible, offrant en
outre l’avantage d’une automatisation complète de l’analyse. Le
principe utilisé est celui de l’électrophorèse capillaire en
solution libre permettant la séparation de molécules chargées en
fonction de leur mobilité électrophorétique propre dans un tampon
de pH constant et de flux électro-osmotique plus ou moins
important. Le système Capillarys® comprend huit
capillaires en parallèle, permettant huit analyses simultanées. Le
software utilisé est de version 4.14. Sur ce système, l’injection
des échantillons (dilués au 1/10 dans le tampon) dans les
capillaires, est effectuée à l’anode par aspiration. La séparation
est ensuite réalisée en appliquant une différence de potentiel
constante de 9 000 V aux extrémités de chaque capillaire
(thermostaté à 35 °C). La détection directe des protéines est
effectuée à 200 nm côté cathode. Les capillaires sont ensuite
lavés par une solution de lavage, puis par le tampon d’analyse.
Avec le tampon basique utilisé, six fractions sont séparées dans
l’ordre suivant : γ-globulines, β1- et β2-globulines, α1- et
α2-globulines et albumine. La composition du kit de réactif
Capillarys® comprend un tampon d’analyse à
pH = 10, une solution de lavage concentrée contenant de
la soude caustique, des barrettes de dilution à usage unique pour
la dilution des échantillons de sérum par l’automate et des filtres
à usage unique pour les flacons de réactifs.
L’électrophorèse sur gel d’agarose (Hydrasys®) est une
technique semi-automatisée permettant la migration et la séparation
des protéines sériques en tampon alcalin (pH = 9,2) sur
un gel d’agarose (Hydragel® protéine 15/30 ou
Hydragel® protéine 54). Les protéines sont séparées en
cinq fractions : albumine, α1- et α2-globulines, β-globulines
et γ-globulines. Ces protéines séparées sont colorées par une
solution d’amidoschwarz et l’excès de colorant est éliminé en
milieu acide. La densitométrie (à 570 nm) donne une
quantification relative précise de chaque zone individualisée. Le
système Hydrasys® (software 6.02.85) comporte les étapes
suivantes : application des échantillons non dilués, migration
électrophorétique à 20 W constants, séchage, coloration,
décoloration, séchage final et lecture sur un densitomètre/scanner
(Hyrys®, Sebia, version 4.16) à 570 nm. La
composition du kit de réactif Hydragel® protéine
comprend des mèches tamponnées (jouant un rôle de réservoir de
tampon pour l’électrophorèse et assurant le contact entre le gel et
les électrodes), du colorant amidoschwarz (solution acide à
pH = 2 ; à 4 g/L), de l’éthylène glycol
(6,7 %), des applicateurs, des papiers filtres et 10 gels
d’agarose prêts à l’emploi. Chaque gel contient 8 g/L
d’agarose et du tampon Tris-barbital à pH = 9,2. Les
autres réactifs nécessaires sont une solution de décolorant
contenant 0,5 g/L d’acide citrique (à diluer au 1/1 000
avec de l’eau distillée), une solution de lavage
Hydrasys® (tampon alcalin
pH = 8,8 ± 0,3 et azoture de sodium
0,625 %) et du Fluidil® (Sebia, France, réactif de
composition protégée, à acquérir séparément) pour le traitement
d’échantillons visqueux ou troubles.
Les immunofixations sont réalisées sur des gels Hydragel
4 IF® Sebia. Chaque gel contient : 8 g/L
d’agarose et du tampon Tris-barbital,
pH = 8,8 ± 0,1. La composition du kit de
réactif Hydragel 4 IF® comprend : 10 gels
d’agarose, des mèches tamponnées, du colorant amidoschwarz, du
colorant violet acide (2 g/L de violet acide, 10 %
d’acide acétique), du diluant (tampon alcalin
pH = 8,0 ± 0,3, bleu de bromophénol), un
coffret de fixateur et d’antisérums (contenant des immunoglobulines
totales de mammifère anti-humaines), des papiers-filtres. Les
autres réactifs nécessaires sont un décolorant (acide
citrique : 0,5 g/L à diluer 1/1 000 avec de l’eau
distillée), une solution de lavage (tampon alcalin à
pH = 8,8 et azoture de sodium : 0,625 %) et du
Fluidil®.
L’immunofixation avec des anticorps pentavalents (mélange
contenant des anti-IgA, anti-IgM, anti-IgG, anti-kappa et
anti-lambda) sont réalisés sur des gels Hydragel
12 IF®, Sebia. La composition des gels est
identique aux deux techniques pré-décrites.
Collecte des échantillons
Les échantillons analysés proviennent de la routine du
laboratoire de chimie spéciale des Cliniques universitaires
Saint-Luc à Bruxelles. Pendant 3 semaines,
1 091 échantillons de cette routine sont passés
simultanément en électrophorèse sur gel d’agarose
(Hydrasys®) et en électrophorèse capillaire
(Capillarys®). Les prélèvements ont été effectués sur
des tubes de sérum, S-Monovette ® (4,9 mL,
Sarstedt).
Procédure
De ces 1 091 échantillons analysés en parallèle, trois
sous-groupes sont distingués. Le premier consiste en
170 profils électrophorétiques présentant dans l’une des
différentes fractions une quelconque irrégularité, susceptible de
révéler un composé mono- ou oligoclonal. Le deuxième sous-groupe de
921 échantillons correspond aux profils dénués de toute
irrégularité quelle que soit sa localisation. Nous émettons le
postulat que ces échantillons sont négatifs en composés mono- ou
oligoclonaux. Enfin un groupe de 529 profils pour lesquels
nous disposions du dosage des protéines totales a été retenu au
sein des 1 091 échantillons. Ceux-ci ont été utilisés
dans la comparaison des pourcentages de fractions (agarose
versus capillaire). Lors de la sélection des
170 profils irréguliers, le Capillarys® a été
utilisé avec un réglage de sensibilité maximal (graduation 1 sur
une échelle allant de 1-4). Dans un second temps, les tracés ont
été modifiés en diminuant leur résolution (profils plus arrondis)
avec le software 4.14 du Capillarys® programmé avec un
niveau de sensibilité de 2. Cette modulation de résolution est
possible grâce à un algorithme propre à la firme Sebia. En effet,
le Capillarys® possède par défaut une résolution
maximale élevée (lecture sur 300 points). La sensibilité du
tracé est ainsi accrue, augmentant par conséquent la détection de
fins composés monoclonaux mais aussi d’irrégularités au détriment
parfois de la spécificité. Nous avons souhaité tester cette seconde
étape afin de tenter d’optimaliser la balance entre sensibilité et
spécificité.
Ces 170 profils ont été comparés à ceux obtenus en
électrophorèse sur gel d’agarose avec pour but la détection de
composés monoclonaux. Le diagnostic final (vrai positif, vrai
négatif) a été établi par immunofixation pour chacun des
170 cas (Hydragel 4 IF®/Pentavalent
12 IF®). Sur la base de ces données, nous avons
calculé la sensibilité et la spécificité des deux techniques :
Hydrasys® et Capillarys® (avec une résolution
maximale et avec une résolution moindre) en se basant sur les
définitions suivantes. Nous avons considéré comme négatifs les
profils sans particularités et les profils polyclonaux. Nous avons
considéré comme positifs tous les profils oligoclonaux et
monoclonaux. Un profil oligoclonal est défini par la présence d’au
moins trois pics distincts étroits, fins et homogènes sur le tracé
protéique. Un profil monoclonal est défini par la présence nette
d’un ou deux pics étroits et homogènes. Notons que l’on utilisera
le terme de petit pic monoclonal lorsque ce pic est peu
visualisé.
Lors de la comparaison des fractions, le programme statistique
utilisé est MedCalc® pour Windows (statistical software,
version 6.16.000, Mariakerke, Belgique). La méthode de comparaison
inclura une analyse de Bland et Altman et une régression de Passing
et Bablok. En outre, nous avons également testé sur les deux
techniques cinq échantillons au profil protéique particulier :
déficit en α1 anti-trypsine, présence de fibrinogène (plasma),
réaction inflammatoire, bisalbuminémie et syndrome néphrotique.
Afin de mieux définir les valeurs de références des fractions
protéiques avec le système Capillarys®, une série de
120 sérums provenant d’individus sains a été analysée :
60 hommes et 60 femmes âgés de 18 à 70 ans.
Enfin, les performances des deux appareils ont été étudiées. La
reproductibilité intra-essai a été testée en répétant 15 fois
l’analyse de trois échantillons le même jour à l’intérieur d’une
même série, et la reproductibilité inter-essai en répétant
15 fois l’analyse des trois échantillons au sein de séries
différentes étalées sur 48 heures. La sensibilité et la
spécificité des deux méthodes ont été déterminées à partir de
l’ensemble des 1 091 échantillons. La durée d’un test,
son coût global ainsi que la facilité d’utilisation du système ont
également été analysés.
Résultats
Les valeurs de référence obtenues sur le Capillarys®
à partir de la population d’individus sains sont les
suivantes : albumine : 50,5-62,7 % ;
α1-globulines : 4,8-8,3 % ; α2-globulines :
7,1-12,2 % ; β-globulines : 10,2-14,9 % ;
γ-globulines : 10,2-18,5 %. Nous n’avons observé aucune
différence significative entre les hommes et les femmes. En ce qui
concerne les corrélations entre le Capillarys® et
l’Hydrasys® pour les différentes fractions, la pente (a)
et l’ordonnée à l’origine (b) étaient respectivement de 0,97 et
6,39 pour l’albumine (R2 : 0,90) ; 2,28 et
0,80 pour les α1-globulines (R2 : 0,62) ; 1,19
et – 2,53 pour les α2-globulines (R2 :
0,82) ; 1,02 et 1,43 pour les β-globulines
(R2 : 0,64) ; 1,01 et 1,74 pour les
γ-globulines (R2 : 0,94). Les figures 1 et 2
représentent les corrélations (MedCalc®, Bland Altman et
régression Passing et Bablok) entre l’Hydrasys® et le
Capillarys® concernant les valeurs des fractions
α1-globulines et γ-globulines.
La sensibilité et la spécificité de l’électrophorèse sur gel
d’agarose (Hydrasys®) sont respectivement de 93,5 et de
98,9 %. La sensibilité et la spécificité de l’électrophorèse
capillaire avec la résolution maximale sont respectivement de 97,2
et de 93,7 %. La sensibilité et la spécificité de
l’électrophorèse capillaire avec résolution réduite sont
respectivement de 80,7 et de 98,9 %.
Les performances des deux techniques en terme de reproductibilité
sont comparables. En effet, la reproductibilité inter- et
intra-essai, toute fraction confondue, de l’électrophorèse
capillaire donne un coefficient de
variation < 4 %, contre < 5 %
pour l’électrophorèse en gel d’agarose. Les coefficients de
variation concernant le Capillarys® étaient de
2,2 % pour l’albumine ; 3,9 % pour les
α1-globulines ; 3,2 % pour les α2-globulines ;
2,9 % pour les β-globulines et 1,8 % pour les
γ-globulines.
Discussion
Corrélation des fractions protéiques entre les deux
techniques Capillarys® et Hydrasys®
Sur le plan quantitatif, il faut souligner que comparativement à
l’agarose, l’électrophorèse capillaire donne des résultats en
moyenne 2,2 fois supérieurs pour les α1-globulines. Cela peut
s’expliquer en partie par la haute concentration en acide sialique
de l’α1-glycoprotéine acide, qui interfèrerait avec la liaison aux
colorants utilisés dans les électrophorèses sur gel d’agarose.
L’électrophorèse capillaire ne présente pas ce problème de
détection. Notons que ce phénomène a déjà été décrit pour le
Paragon®, Beckman [5]. Une autre explication possible
serait l’absence d’un parfait retour à la ligne de base avec la
version du software utilisé pour le Capillarys®. Notons
qu’entre-temps, une nouvelle version de software a été proposée
avec une possible correction de ce phénomène. Par ailleurs,
soulignons que la corrélation avec les β-globulines est également
pauvre (R2 : 0,64). Une explication pourrait être
que les β-lipoprotéines migreraient différemment selon les deux
techniques (entre α2 et β pour le Capillarys®, et β pour
l’Hydrasys®). La corrélation des autres fractions
protéiques (albumine, α2-globulines, et γ-globulines) est plus
acceptable.
Choix de la sensibilité du Capillarys®
Nous constatons qu’avec la résolution maximale du
Capillarys®, le nombre de profils faux-positifs est plus
élevé (N = 61) qu’avec la technique en gel d’agarose
(N = 10). En diminuant la résolution, on diminue le
nombre de faux positifs par le Capillarys®
(N = 10) en améliorant la spécificité. En revanche, cette
réduction de résolution entraînerait également une diminution des
vrais positifs (N = 106 à N = 88), et donc de
la sensibilité. Par conséquent, il apparaît préférable d’utiliser
la plus haute résolution du software du Capillarys®,
afin de favoriser la sensibilité à la spécificité.
Profils particuliers
Les profils électrophorétiques obtenus sur le
Capillarys® et sur l’Hydrasys® sont
comparables pour les cinq échantillons sélectionnés :
bisalbuminémie, déficit en α1-anti-trypsine, réaction
inflammatoire, présence de fibrinogène (plasma) et syndrome
néphrotique. Le fibrinogène migre au niveau de la zone des
β-globulines avec les deux techniques (tandis qu’il n’apparaît pas
dans le Paragon® [6]).
Détection de pics mono- ou oligoclonaux
La présence de composés monoclonaux nets est détectée de manière
identique par les deux techniques. Néanmoins il convient de noter
que même en haute résolution, trois petits composés monoclonaux
n’ont pas été détectés par la technique Capillarys®.
Ceux-ci se situaient en début de zone γ. Par ailleurs, en
Hydrasys®, sept composés oligoclonaux n’ont pas été
détectés.
Reproductibilité et aspects fonctionnels
Les reproductibilités intra- et inter-essais du
Capillarys®, toutes fractions protéiques confondues,
sont comparables à celles du Paragon® 2000 (CZE)
(CV < 5,3 %) [5, 7]. Concernant l’aspect pratique
de la technique Capillarys®, la convivialité et la
facilité d’utilisation du software constituent des atouts non
négligeables pour cette technique. De plus, cette méthode
automatisée d’électrophorèse permet un gain de temps majeur :
80 échantillons/h contre
54 échantillons/1 h 1/2 (incluant la lecture des
échantillons par l’Hyrys) pour l’Hydrasys® (cadences
mesurées par le laboratoire). L’utilisation de codes-barres pour
les échantillons sur le Capillarys® assure une
diminution du risque d’erreur d’identification des tubes, et un
nouveau gain de temps en faveur de cette technique. Une validation
rapide des résultats peut être réalisée. La gestion d’une base de
données pour chaque patient analysé est également possible avec le
software du Capillarys®.
Le coût d’un test, en terme de réactif, avec le
Capillarys® est sensiblement identique à celui observé
avec l’Hydrasys® (environ 0,6 €/test). Cependant,
le coût global incluant le temps de personnel devrait, quant à lui,
être inférieur d’un facteur proche de 20 % (sur base des
calculs établis par le laboratoire).
Conclusion
L’électrophorèse capillaire des protéines spécifiques par le
Capillarys® (Sebia) présente une fiabilité proche de
l’électrophorèse en gel d’agarose Hydrasys® (Sebia). En
effet, en résolution maximale, la méthode Capillarys®
présente une sensibilité et une spécificité de 97,2, et
93,7 %, respectivement, alors que la méthode
Hydrasys® affiche des performances de sensibilité et de
spécificité de 93,5 et 98,9 %, respectivement. La diminution
de la résolution des tracés est possible mais au détriment de la
sensibilité, ainsi que le démontre notre étude. Notons que la seule
façon de ne perdre aucun profil positif (oligoclonal, fin
monoclonal et monoclonal) serait de réaliser une immunofixation
pour tous les échantillons [1], ce qui est techniquement possible
mais difficilement applicable en routine clinique. Les
renseignements cliniques permettant de suspecter une anomalie
hématologique, ainsi que la présence d’une hypogammaglobulinémie
amènent le biologiste le plus souvent à réaliser des examens
complémentaires (immunofixation).
Remerciements. Les auteurs souhaitent remercier
la firme Sebia Belgique pour l’aide qu’elle leur a apportée dans la
réalisation de ce travail.
Références
1. Meunier C. La détection et la caractérisation des
composés monoclonaux difficiles dans le sérum : techniques sur
gel ou électrophorèse capillaire. Ann Biol Clin 1999 ;
57 : 605-10.
2. Blessum C, Jeppsson O, Aguzzi F, Bernon H,
Bienvenu J. L’électrophorèse capillaire : principe et
applications au laboratoire de biologie clinique. Ann Biol
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3. Keren DF. Capillary zone electrophoresis in the
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1998 ; 110 : 248-52.
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Malik N. Capillary electrophoresis in clinical and forensic
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Electrophoresis 1999 ; 20 : 3203-36.
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Blanckaert N. Serum protein electrophoresis by CZE
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Chem 1998 ; 44 : 749-59.
6. Bossuyt X, Mariën G. False-negative results in
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a prospective study. Clin Chem 2001 ; 47 :
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7. Jolliff CR, Blessum C. Comparison of serum
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