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Mise au point d’une méthode de dosage de l’alpha-fœtoprotéine fucosylée et évaluation dans le diagnostic biologique du carcinome hépatocellulaire sur cirrhose


Annales de Biologie Clinique. Volume 58, Numéro 1, 85-90, Janvier - Février 2000, Pratique quotidienne


Résumé  

Auteur(s) : I. Denis, A. Beaudonnet, J. Pichot, M. Roubille, M.-C. Gelineau, Service de biologie, Hôtel-Dieu, 1, place de l’Hôpital, 69288 Lyon cedex 02.

Résumé : L'alpha-fœtoprotéine (AFP) est une protéine synthétisée au cours de la vie embryonnaire et fœtale. À partir de 18 mois et chez l'adulte, sa concentration sérique est de quelques µg/l et une augmentation de sa concentration en dehors de la grossesse est toujours pathologique. Son dosage sérique est un test complémentaire dans le diagnostic des carcinomes hépatocellulaires qui sont les plus fréquents des cancers primitifs du foie [1]. Mais son intérêt est limité du fait de son manque de sensibilité pour un diagnostic précoce (concentration normale dans 10 à 30 % des carcinomes hépatocellulaires) et de son manque de spécificité (seule une valeur supérieure à 500 µg/l représente une quasi-certitude de diagnostic). En effet, l'AFP peut être augmentée dans d'autres cancers (digestifs avec ou sans métastases hépatiques et tumeurs embryonnaires), lors d'affections hépatiques non malignes (hépatites aiguës et chroniques, cirrhoses) et en cas de grossesses normales et surtout pathologiques (malformations du tube neural en particulier).

Illustrations

ARTICLE

Aoyagi et al. [2] ont montré la présence d'un variant fucosylé de l'AFP dans le sérum des patients porteurs d'un carcinome hépatocellulaire, ce variant étant absent ou faiblement présent chez les patients atteints de cirrhose ou d'hépatite chronique. La détermination de ce variant fucosylé permet d'améliorer ses performances diagnostiques, en particulier en cas d'augmentation modérée de l'AFP totale.

L'AFP est une glycoprotéine, de masse molaire de 69 000 g.mol- 1 qui se caractérise par une grande hétérogénéité moléculaire liée à sa taille, à sa charge électrique et à sa structure glycanique. La microhétérogénéité de l'AFP humaine a été observée chez l'homme en présence de différentes lectines, en particulier la lectine de lentille (Lens culinaris agglutinin A ou LCA) [3]. L'électrophorèse d'affinité en gel d'agarose traité par la LCA couplée à la technique d'immunoblotting sur membrane de nitrocellulose permet d'isoler spécifiquement l'AFP fucosylée (AFP-F) avec une bonne sensibilité [4-6]. Cette technique met en évidence trois isoformes d'AFP dénommées L1, L2 et L3 d'après la classification de Taketa et Hirai [4] et différents profils électrophorétiques sont obtenus selon les situations physiopathologiques. Les sérums de nouveau-nés se caractérisent par la présence de L1 (isoforme sécrétée par le foie fœtal), de même que les sérums provenant de patients atteints de cirrhose. Les sérums provenant de patients atteints de carcinome hépatocellulaire se caractérisent par la présence des isoformes L1 et L3 (seule forme fucosylée) et les sérums provenant de patients atteints de tumeurs germinales par la présence des isoformes L2 (sécrétées par la vésicule vitelline) et L3 [7].

Le but de ce travail était de mettre au point une méthode de dosage de l'AFP-F performante, facile à mettre en œuvre et peu onéreuse. La méthode présentée dérive de celle décrite par Taketa et al. [5], mais diffère principalement par le mode de fixation des anticorps sur la membrane de nitrocellulose (adsorption par simple séchage) et par le système de révélation (anticorps biotinylé, streptavidine marquée à la phosphatase alcaline et solution de NBT/BCIP). Par ailleurs, l'AFP-F a été dosée chez des patients atteints de carcinome hépatocellulaire (sous forme d'un index de fucosylation) et comparée à celle des patients atteints de pathologies hépatiques non malignes.

Matériel et méthodes

Échantillons testés

Les sérums de 39 patients provenant du service d'hépato-gastro-entérologie de l'Hôtel-Dieu de Lyon ont été analysés. Les prélèvements ont été réalisés sur tube sec avec gel séparateur. Les patients ont été répartis en deux groupes :

- Le premier groupe incluait 16 malades (âge moyen 73 ± 6 ans, extrêmes 62-83 ans) porteurs de carcinome hépatocellulaire à différents stades de la maladie, ayant évolué sur une cirrhose (d'origine virale B ou C, éthylique ou secondaire à une hémochromatose). Parmi les 16 patients, 10 n'avaient pas de traitement au moment des dosages.

- Le deuxième groupe ou groupe témoin (âge moyen 58 ± 13 ans, extrêmes 34-75 ans) incluait 23 malades atteints de pathologies hépatiques non malignes dont 21 cirrhoses (d'origine virale B ou C ou auto-immune) et 2 hépatites chroniques.

La différence d'âge entre les deux groupes est significative (p < 0,05).

Méthodes de dosage

Le dosage de l'AFP a été réalisé sur sérums frais par la technique de immunochimiluminescente automatisée (ACS 180®, Bayer Diagnostics). Avec cette méthode de dosage, la valeur de référence chez les individus en bonne santé est inférieure à 6 µg/l.

Le dosage de l'AFP-F a été effectué sur sérum congelé à - 20 °C avec la méthode mise au point au laboratoire, méthode dont les différentes étapes sont schématisées sur la figure 1. L'électrophorèse est réalisée en gel d'agarose (Indubiose®, IBF) à 1 % (p/v) de 1 mm d'épaisseur contenant 0,20 mg/ml de LCA-A (Lens culinaris agglutinine A, ICN). On dépose 4 µl de sérum (5 dépôts par plaque) avec un temps de contact de 5 min pour la pénétration de l'échantillon dans le gel. L'électrophorèse, réalisée tout de suite après, est effectuée dans un tampon véronal (0,05 M pH 8,6) à 200 volts (10-20 mA/plaque) entre 10-15 °C pendant 1 h 15 à 1 h 30. Après, les protéines sont transférées sur une membrane de nitrocellulose (membrane NC, Sartorius Amilabo) imprégnée d'anticorps de mouton anti-AFP humaine (Immunotech) à 100 µg/ml en tampon TBS (tampon tris 0,02 M pH 7,5 et NaCl 0,5 M) et séchée à l'air libre pendant au moins une nuit. Le transfert se fait par simple contact entre le gel d'agarose et la membrane pendant 30 min. La membrane est ensuite lavée 2 fois 10 min avec du tampon de lavage (NaCl 0,5 M et tween 20 à 0,05 %) pour éliminer les protéines non fixées spécifiquement. La membrane est ensuite saturée avec un tampon TBS contenant 30 % de lait écrémé en poudre (agitation pendant 30 min à température ambiante). Les deux étapes immunologiques comprennent une première incubation de 30 min à 37 °C avec l'anticorps de lapin anti-AFP humaine (Dako), dilué au 1/1 000e dans du tampon TBS contenant 1 % de lait écrémé ; après lavage, la deuxième réaction immunologique avec l'anticorps anti-lapin biotinylé (Spéci) dilué au 1/10e dans le tampon TBS est réalisée pendant 30 min à 37 °C. Après lavage, la membrane est mise en contact avec une solution de streptavidine couplée à la phosphatase alcaline (Spéci) pendant 15 min à 37 °C. Trois lavages sont ensuite réalisés : deux avec le tampon de lavage et le dernier avec un tampon TBS pH 9,5 (pH permettant d'amplifier l'intensité de la coloration). L'activité enzymatique est révélée avec un chromogène au NBT/BCIP (kit de révélation Spéci prêt à l'emploi) pendant 5 à 10 min à l'obscurité et à température ambiante sous agitation constante. Après rinçage de la membrane à l'eau distillée et séchage, l'intensité des bandes est mesurée avec un densitomètre CS-9000 Shimadzu à 580 nm en mode réflexion (sur bandes non transparisées). La surface relative de chaque pic est exprimée en unités arbitraires et les résultats sont exprimés par rapport à l'AFP totale : soit en valeur absolue (µg/l), soit sous forme d'un index de fucosylation : index fucosylation % = AFP retenue (µg/l) x 100/AFP totale (µg/l). On détermine le pourcentage qui correspond à la fraction L3 de la classification de Taketa et Hirai [4].

Étude statistique

Étant donné le faible nombre d'échantillons analysés, la comparaison des moyennes entre les patients atteints de carcinome hépatocellulaire (ne recevant aucun traitement) et les patients ayant une hépatopathie non maligne a été effectuée avec le test non paramétrique de Wilcoxon. Les valeurs moyennes des paramètres ont été calculées avec une déviation standard. Le seuil de signification retenu est de 0,05.

Les performances diagnostiques de l'AFP-F dans le diagnostic biologique du carcinome hépatocellulaire ont été évaluées par le calcul de la sensibilité, de la spécificité et des valeurs prédictives positive et négative. Le seuil de positivité de l'index de fucosylation a été choisi à 24 % (moyenne + 2 déviations standard par rapport à la moyenne du groupe témoin).

Résultats

Performance de la technique

Les limites de linéarité ont été déterminées à l'aide d'un gel sans lectine (à partir d'une seule bande), par dilutions successives d'un sérum ayant une concentration d'AFP de 300 µg/l. La relation entre la surface des pics et la concentration d'AFP est linéaire entre 0 et 200 µg/l. En ce qui concerne le domaine d'analyse de l'AFP-F, les dilutions successives de 2 sérums de patients ayant respectivement 28 et 48 % d'AFP-F ont montré une bonne concordance de résultats jusqu'à 20 µg/l ; pour les valeurs inférieures à 20 µg/l, la mesure est possible en effectuant 2 dépôts successifs de l'échantillon.

L'imprécision a été déterminée pour la reproductibilité intra-essai, à partir de 10 mesures consécutives (sur 2 gels différents) avec deux sérums (sérums nos 1 et 2) présentant un pourcentage d'AFP fucosylée différent (fractions L3 respectivement à 44,6 et 32,0 %), et pour la reproductibilité inter-essai, à partir d'un seul sérum (sérum n° 3 avec fraction L3 à 24,0 %) dosé dans 9 séries différentes. Les résultats sont rassemblés dans le tableau 1. Les coefficients de variations (CV) calculés sur les fractions L1 et L3 sont inférieurs à 7 % en intra-essai et à 11 % en inter-essai.

La plus petite quantité d'AFP donnant une bande visible (correspondant au seuil de détection) est de 5 µg/l (soit 20 pg par bande).

Résultats obtenus chez les patients

Les résultats d'AFP totale, d'AFP-F en µg/l et d'AFP-F sous forme d'index de fucosylation, obtenus dans le groupe carcinomes hépatocellulaires (10 patients ne recevant aucun traitement) et dans le groupe témoin (23 patients), sont rassemblés dans le tableau 2. Les valeurs des index de fucosylation d'une part chez les patients atteints de carcinome hépatocellulaire (6 patients traités et 10 non traités) et d'autre part chez les patients atteints de pathologies non tumorales sont représentées sur la figure 2.

Les moyennes d'AFP totale et d'AFP-F exprimées en µg/l sont significativement plus élevées dans le groupe des carcinomes hépatocellulaires non traités que dans le groupe témoin (p = 0,03 et 0,01 respectivement). Mais les valeurs sont très dispersées aussi bien dans le groupe carcinomes hépatocellulaires que dans le groupe témoin. Dans le cas des patients traités (résultats ne figurant pas dans le tableau), les concentrations d'AFP totale et d'AFP-F peuvent atteindre respectivement 40 160 µg/l et 26 505 µg/l. Lorsque l'AFP-F est exprimée sous forme d'index, la différence significative entre les deux groupes est plus importante (36 % ± 18 % pour les carcinomes hépatocellulaires versus 12 % ± 6 % pour le groupe témoin, p < 0,001). L'expression des résultats sous forme d'index est donc préférable.

Dans le tableau 3, sont rassemblées les valeurs diagnostiques comparées de l'AFP totale, de l'index de fucosylation et de l'association AFP totale et index de fucosylation. L'association AFP (seuil de 100 µg/l) et index de fucosylation (24 %) permet d'obtenir la meilleure spécificité (100 %) et les meilleures valeurs prédictives positive (100 %) et négative (88 %).

Discussion

Le carcinome hépatocellulaire est le plus fréquent des cancers primitifs du foie (90 %) et l'un des cancers les plus répandus dans le monde. Il est responsable d'au moins un million de décès par an dans le monde et pose dans certains pays d'Afrique et d'Asie un vrai problème de santé publique. En France, l'incidence annuelle est faible, de l'ordre de 10 pour 100 000 habitants, mais l'épidémie croissante d'hépatites virales C fait craindre une augmentation importante des cas de carcinomes hépatocellulaires dans les prochaines années. Dans 90 % des cas, il se développe sur un foie cirrhotique. La précocité du diagnostic du carcinome hépatocellulaire dans les populations à risque (hépatites chroniques et cirrhoses) constitue l'élément pronostique majeur. L'AFP est actuellement le marqueur biologique le plus utilisé, mais la détermination de sa concentration sérique reste décevante en raison de son manque de sensibilité et de spécificité chez les sujets à risque.

Afin d'améliorer la performance diagnostique de ce marqueur, plusieurs équipes se sont intéressées à la microhétérogénéité de la molécule d'AFP et ont proposé la détermination de l'AFP-F dont la synthèse est accrue dans les carcinomes hépatocellulaires.

La méthode de dosage de l'AFP-F présentée ici, inspirée de celle de Taketa et al. [5] présente une bonne sensibilité (dosage de l'AFP-F à partir d'une concentration en AFP totale de 5 µg/l) et une précision satisfaisante malgré les différentes étapes manuelles (CV intra-essai et inter-essai inférieurs respectivement à 7 et 11 %). Par ailleurs, la méthode décrite couvre une large gamme de concentrations d'AFP-F, de 20 à 200 µg/l. Les modifications, par rapport à la méthode de Taketa et al. [5], portent essentiellement sur deux points, la préparation des membranes et le système de révélation du complexe antigène-anticorps. La préparation des membranes de nitrocellulose « coatée » est simplifiée ; l'adsorption des anticorps sur les membranes par séchage à l'air pendant une nuit remplace la procédure de fixation proposée par ces auteurs (fixation par des vapeurs de glutaraldéhyde suivie d'une neutralisation par du borohydrure de sodium). Par ailleurs, le système anticorps marqué à la peroxydase-diaminobenzidine utilisé par Taketa et al. [5] est remplacé par un système anticorps biotinylé-streptavidine marquée à la phosphatase alcaline et chromogène au NBT/BCIP. Ce système permet une amplification du signal par fixation d'un grand nombre de molécules de streptavidine sur l'anticorps biotinylé.

La méthode présentée existe aussi sous forme de trousse prête à l'emploi (trousse Wako) évaluée par Shimizu et al. [6]. Dans la trousse Wako, l'anticorps est marqué à la peroxydase et le substrat chromogène est composé d'eau oxygénée, NBT, phénol et NAD réduit. L'utilisation de cette trousse permet de réduire les étapes de préparation (gel d'agarose, membranes de nitrocellulose « coatées » et tampons prêts à l'emploi), mais présente l'inconvénient d'être beaucoup plus onéreuse.

En ce qui concerne les résultats obtenus chez les patients atteints de différentes pathologies hépatiques cancéreuses et non cancéreuses, l'exploitation statistique des résultats a montré que le pourcentage d'index de fucosylation était significativement plus élevé dans le groupe des carcinomes hépatocellulaires non traités que dans le groupe avec pathologies non cancéreuses. Il faut noter que, pour l'un des patients, deux dosages réalisés à trois mois d'intervalle ont montré une discordance, avec un index de fucosylation à 27 % lors du premier dosage et à 16 % lors du deuxième dosage. Ce patient présentait des lésions nodulaires à l'échographie et des concentrations décroissantes d'AFP. La biopsie hépatique n'a pas affirmé le diagnostic de malignité, mais a mis en évidence des modifications dysplasiques à grandes cellules ; chez ce patient, l'index de fucosylation ne permet pas de conclure quant au diagnostic.

Bien que réalisée sur un petit nombre de patients, cette étude confirme les données de la littérature, à savoir une bonne spécificité et une sensibilité moyenne de l'index de fucosylation. En effet, selon les auteurs, les spécificité et sensibilité varient respectivement entre 78 et 100 % et 36 et 80 % [7-10].

En ce qui concerne le seuil de positivité, la valeur de 24 % est supérieure à celles établies dans les différentes séries publiées où aucun seuil n'est supérieur à 18 % en dehors de l'étude de Wang et al. [9]. Cela peut s'expliquer par le choix de la population témoin dans les différentes études (absence de carcinome hépatocellulaire dans les six mois à deux ans après le dosage). Dans notre étude, deux patients étaient particulièrement surveillés avec des dosages répétés d'AFP, tous les deux à trois mois en raison des fluctuations importantes de leur concentration d'AFP. Ces patients présentaient les index de fucosylation les plus élevés parmi les cirrhotiques (20 et 19 %). Par ailleurs, les index de fucosylation ont été déterminés chez deux patients atteints d'hépatite B aiguë (dont une hépatite chronique réactivée) ; ils étaient élevés (36 et 33 % respectivement). L'augmentation de la fucosylation de l'AFP au cours de certaines hépatites aiguës, signalée par plusieurs auteurs [10, 11], serait due à la dédifférenciation des hépatocytes consécutive à la régénération cellulaire très importante.

L'analyse d'un plus grand nombre de patients avec la méthode présentée permettrait de compléter cette étude. De plus, il serait intéressant, lors d'une étude prospective, d'étudier la fucosylation de l'AFP chez des patients cirrhotiques, qui présentent un risque accru de carcinome hépatocellulaire, pour détecter une augmentation précoce de ce marqueur.

Enfin, la détermination de l'index de fucosylation pourrait présenter un intérêt pronostique chez les patients atteints de carcinome hépatocellulaire avant la mise en route d'un traitement. En effet, récemment, Aoyagi et al. [12] ont montré que les patients avec un index de fucosylation supérieur au seuil retenu avaient une moyenne de survie significativement plus courte que ceux avec un index inférieur à ce seuil.

CONCLUSION

La méthode de dosage de l'AFP-F présentée, associant électrophorèse en gel d'agarose et immunoblotting, bien que nécessitant plusieurs étapes, est facile à mettre en œuvre, sensible et peu onéreuse. La détermination de l'AFP-F sous forme d'index de fucosylation confirme les résultats précédemment publiés (index plus élevés chez les patients atteints de carcinome hépatocellulaire par rapport aux patients atteints d'hépatopathies non cancéreuses). De plus, l'association du dosage de l'AFP (100 µg/l) et de l'index de fucosylation (24 %) permet d'améliorer la spécificité et la valeur prédictive positive par rapport aux dosages isolés d'AFP et d'index de fucosylation, mais la sensibilité n'est pas améliorée.

L'application de la méthode présentée à un plus grand nombre de patients permettrait de compléter cette étude ; par ailleurs, l'étude prospective de la fucosylation de l'AFP, chez des patients cirrhotiques qui présentent un risque accru d'évolution vers le carcinome hépatocellulaire serait intéressante.

Article reçu le 2 mars 1999, accepté le 1er septembre 1999.

REFERENCES

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6. Shimizu K, Tanïchi T, Satomura S, Matsuura S, Taga H, Taketa K. Establishment of assay kits for the determination of microheterogeneities of alpha-fetoprotein using lectin-affinity electrophoresis. Clin Chim Acta 1993 ; 214 : 3-12.

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10. Taketa K, Endo Y, Sekiya C, et al. A collaborative study for the evaluation of lectin-reactive alpha-fetoproteins in early detection of hepatocellular carcinoma. Cancer Res 1993 ; 53 : 5419-23.

11. Du MQ, Hutchinson WL, Jonshon PJ, Williams R. Differential alpha-fetoprotein lectin binding in hepatocellular carcinoma : diagnostic utility at low serum levels. Cancer 1991 ; 67 : 476-80.

12. Aoyagi Y, Isokawa O, Suda T, Watanabe M, Suzuki Y, Asakura H. The fucosylation index of alpha-fetoprotein as a possible prognostic indicator for patients with hepatocellular carcinoma. Cancer 1998 ; 83 : 2076-82.


 

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