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Si oui, prévoyez... de prendre un tranquillisant avec votre coupe
de champagne le 31 décembre prochain vers 23 heures, même
si alcool et médicament ne sont guère conseillés,
mais l'exception de la date et de l'heure obligent à concilier
la fête d'un changement de millénaire et l'inquiétude
d'une charnière temporelle fatidique annoncée par tous les
gourous de l'informatique. Ceux-ci ont en effet remplacé les prophètes
de l'an mil ayant annoncé la fin du monde, annonce heureusement
erronée.
« Dans quelques minutes, le téléphone va sonner...
Erreur, le standard automatique du laboratoire n'a pas aimé
le 00.
Je recommence.
Dans quelques minutes, le technicien de garde sonne à votre
porte pour annoncer que "rien ne va plus" et que, ne pouvant vous joindre
au numéro habituel, il a pris l'initiative de venir à votre
domicile.
En effet, les bizarreries s'accumulent. À la saisie des dossiers,
les âges des patients sont négatifs. L'automate semble bien
fonctionner mais tous les bilans génèrent systématiquement
des alarmes du "delta check". L'analyseur "délocalisé" des
gaz du sang refuse toute nouvelle analyse en raison d'une calibration
trop ancienne. L'incubateur à hémoculture s'est mis à
transférer en rafale des résultats "négatifs" après
plusieurs milliers de jours d'incubation. Le "magnifique" réseau
de surveillance des températures des réfrigérateurs
et congélateurs multiplie alarmes sonores et clignotantes... »
Non... un tel scénario « catastrophe », tel qu'annoncé
pour d'autres aspects de notre vie quotidienne par les gourous informaticiens
et largement relayé par les médias, n'aura pas lieu... à
la condition d'être prévoyant.
Le risque n'est certes pas, par définition, égal à
zéro, seule l'expérience montrera les limites de notre prévoyance.
Celle-ci passe par la prise en compte du problème avec sérieux.
Déjà certains industriels ont fait parvenir des « consignes
» à exécuter au changement de date. Comme les informaticiens
ne peuvent proposer de recette « miracle » pour anticiper ce
changement, il convient de faire la liste de tous les matériels
susceptibles d'héberger une « puce » ou un programme
calculant un temps ou un intervalle de temps (sans pour autant que cela
se voit ou s'affiche) et susceptible de ne pas aimer le changement de
date. Il est également recommandé de réclamer auprès
des industriels un écrit précisant dans quelle mesure leur
matériel sera « sensible » ou non et quelles sont les
façons d'y remédier. Une simple déconnexion d'une
pile alimentant la dite puce peut suffire pour remettre à zéro
la référence d'un calcul de temps. Le risque majeur est
le « réseau » d'intercommunication où ce sera
le maillon faible qui risque de poser problème. Identifier ce maillon,
pour le « déconnecter » avant le changement de date,
apparaît être une sage précaution. Il est également
possible pour de nombreux systèmes de simuler le changement de
date (voir encadré).
Ainsi, si un pessimisme « noir » ne semble pas de rigueur,
une vigilance particulière sera néanmoins nécessaire
car toute une série de mini-bogues est probable (voir
encadré). Néanmoins la meilleure des recommandations
est celle ne pas être de garde la nuit du 31 décembre 1999
au 1er janvier 2000 !
La Rédaction espère recevoir vos suggestions quant à
la meilleure approche pour aborder la résolution de ce problème.
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