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Pourquoi une culture analytique dans les laboratoires de biologie médicale ?


Annales de Biologie Clinique. Volume 56, Numéro 2, 222-5, Mars - Avril 1998, Culture-qualité

Article gratuit  

Auteur(s) : G. Férard

Résumé : Une des transformations essentielles des laboratoires d'analyses de biologie médicale (LABM) des dernières décennies est, sans aucun doute, liée à l'utilisation des automates. Depuis 1957, année où est commercialisé l'Autoanalyseur®, ce sont des dizaines de machines très ingénieuses, basées sur différents principes qui permettent de réaliser les analyses plus rapidement, à un moindre coût, sur des prélèvements de faible volume et avec une meilleure précision. Cette évolution a d'abord concerné la biochimie, puis l'ensemble de la biologie médicale, y compris les analyses de biologie moléculaire. Plusieurs autres progrès sont intervenus conjointement à l'automatisation. Parmi ceux-ci, le développement de réactifs spécifiques comme les enzymes, puis les anticorps poly-, oligo- et monoclonaux et les électrodes spécifiques ont également influencé la qualité. Ces nouveaux outils analytiques ont permis de supprimer diverses opérations complexes telles que extraction, déprotéinisation, délipidation... Parallèlement, des recommandations ont été élaborées par des sociétés nationales ou internationales pour la mesure de différents analytes. La mise en place de contrôles de qualité régionaux, nationaux, internationaux et la description de protocoles de validation de méthodes de mesure [1], la définition d'intervalles de référence [2] complètent ces dispositions visant à améliorer la qualité des résultats produits par les laboratoires d'analyses. L'examen des données d'enquêtes de contrôle de qualité externe qui permettent d'évaluer la qualité des résultats montre souvent que des progrès remarquables ont été obtenus (figure 1 [3]). Les préoccupations se tournent alors, et à juste titre, vers les stades pré-analytiques et post-analytiques, le GBEA paraît en 1994, ce qui induit ou stimule une démarche globale de qualité [4]. Mais sommes-nous sûrs que les progrès mentionnés ci-dessus sont généraux et durables ? Plusieurs auteurs se sont récemment posé cette question [5, 6]. Pour contribuer à ce débat, nous prendrons trois exemples tirés de notre pratique personnelle et quelques autres tirés de la littérature.

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