|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Co-infection à Cryptosporidium sp et Cyclospora sp chez un patient VIH au stade sida |
Annales de Biologie Clinique. Volume 56, Numéro 4, 476-8, Juillet - Août 1998, Pratique quotidienne
|
Article gratuit
|
Auteur(s) : N. Bellagra, F. Ajana, C. Coignard, M. Caillaux, Y. Mouton |
Résumé : Monsieur CJP, hémophile, sans antécédent de séjour tropical, a été suivi de février 1990 à octobre 1995 pour une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dont le début remontait à 1985. En février 1993, il a présenté une candidose buccale et œsophagienne récidivante nécessitant un traitement systémique par azolés. Par ailleurs, il devait observer une prophylaxie primaire par cotrimoxazole contre la toxoplasmose et la pneumocystose, et par rifabutine contre les mycobactéries atypiques. À partir de mai 1995, monsieur CJP a présenté une toxoplasmose cérébrale, une septicémie à Pseudomonas aeruginosa, une mycobactériose disséminée et une rétinite à cytomégalovirus (CMV) de l'œil droit. L'altération de son état général était majeure à la suite d'une immunodépression profonde (CD4 < 10/mm3). L'installation d'une diarrhée aqueuse profuse de type cholériforme rebelle a motivé une enquête étiologique coproparasitologique. L'examen parasitologique des selles a permis de détecter la présence d'oocystes de Cyclospora sp et de Cryptosporidium sp (figure 1). Les oocystes de Cyclospora sp ont été identifiés de façon fortuite à la coloration de Ziehl-Neelsen modifiée qui est utilisée systématiquement chez les immunodéprimés. Le diagnostic a été confirmé à l'examen direct des selles et après concentration. La paromomycine (Humagel®, Humatin®) et les antisécrétoires n'ont permis qu'une amélioration transitoire pendant quelques semaines. L'évolution fut marquée par l'aggravation de l'anorexie, des diarrhées et la persistance de la cachexie. Le patient décédait dans un tableau de défaillance polyviscérale et de cachexie terminale en octobre 1995. Les différents examens parasitologiques des selles de contrôle réalisés pendant ces traitements ont montré la disparition des oocystes de Cyclospora sp mais la persistance de ceux de Cryptosporidium sp. |
Mots-clés : |
|