Résumé : Le Guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale (GBEA) [1] a soumis les biologistes à l'obligation d'organiser le travail des laboratoires d'analyses de biologie médicale (LABM) et des services hospitaliers de biologie selon les règles de l'assurance de la qualité. En effet, le chapitre V du GBEA introduit l'obligation de structurer et d'assurer la traçabilité de la démarche qualité, c'est-à-dire de formaliser ce qui existait souvent avant la parution du GBEA. La mise en place d'un système qualité est une tâche longue, difficile pour des biologistes n'ayant que peu de formation dans le management de la qualité. Un système qualité solide et entretenu, même sans aller jusqu'à sa reconnaissance officielle par une accréditation, est un atout pour un laboratoire ou un service de biologie médicale : le retour sur investissement qui ne peut manquer d'en résulter provient de l'augmentation de l'efficience (meilleure efficacité au moindre coût), considérée par certains auteurs comme l'un des sept piliers de la qualité [2].
Illustrations
Figure 1. La roue de la
qualité (d'après Deming). P : planification/prévision
(fixation des objectifs) ; R : réalisation (avec obtention de résultats)
; E : évaluation/contrôle (mesure de l'écart résultats/objectifs)
; A : ajustement (pour corriger l'écart résultats/objectifs
; AQ : assurance de la qualité.
Figure 2. Représentation
schématique pyramidale de la struc- ture documentaire du système
qualité.
Figure 3. Le système qualité
tend vers la qualité totale par améliorations successives,
obtenues grâce à l'évaluation : « La pyramide à
roulette. »
Tableau 1. Questions-types basées sur les exigences des
normes de la famille ISO 9000
* NA : non applicable.
Tableau 2. Questions-types utilisables pour l'auto-évaluation
en biologie médicale
* NA : non applicable.