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Le diabète sucré : propositions de nouvelles normes de diagnostic et de classification |
Annales de Biologie Clinique. Volume 56, Numéro 4, 463-70, Juillet - Août 1998, Pratique quotidienne
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Article gratuit
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Auteur(s) : D. Chevenne, F. Trivin |
Résumé : Le diabète sucré est défini par l'existence d'une hyperglycémie chronique résultant d'un défaut de sécrétion d'insuline ou de son activité, les deux phénomènes pouvant être associés. Cette hyperglycémie chronique s'accompagne de complications apparaissant au long court touchant de nombreux organes, particulièrement l'œil, le rein, les systèmes nerveux et cardiovasculaire. Cette maladie, dont la prévalence est importante (environ 100 millions de diabétiques dans le monde dont 2 millions en France), présente une grande hétérogénéité aussi bien sur le plan clinique que physiopathologique. Comme le souligna l'étude de West publiée en 1975, il n'existait pas alors de normes glycémiques reconnues par tous et permettant de diagnostiquer un état diabétique [1]. Ainsi, il fut demandé à vingt diabétologues de différents pays d'indiquer leurs critères glycémiques de diagnostic et d'interpréter un résultat (fictif) d'hyperglycémie par voie orale obtenu chez une femme d'une cinquantaine d'années, moyennement obèse et asymptomatique. La plus petite valeur de glycémie à la deuxième heure de l'hyperglycémie par voie orale considérée par ces experts comme anormale variait de 1,1 à 2 g/l ! Appliqués à une étude réalisée en 1967 [2], ces critères faisaient passer la prévalence du diabète dans une population âgée de 50 ans de 2 à 73 % [1]. |
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