|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Présence résiduelle de fibrinogène : un piège fréquent dans l'interprétation de l'électrophorèse des protéines sériques |
Annales de Biologie Clinique. Volume 55, Numéro 3, 238-40, Mai - Juin 1997, Pratique quotidienne
|
Article gratuit
|
Auteur(s) : F. Lefèvre, P. Gillery |
Résumé : L'électrophorèse des protéines sériques est utilisée en pratique courante pour le diagnostic et le suivi de diverses pathologies (syndrome inflammatoire, affections hépatiques ou rénales, anomalies quantitatives ou qualitatives des immunoglobulines). La richesse des informations fournies, associée au coût relativement modéré de l'examen, explique que la demande en soit souvent systématique, notamment chez des patients hospitalisés ou porteurs d'une affection de longue durée.
Il est connu depuis longtemps que le prélèvement doit être réalisé en l'absence de tout anticoagulant, puisque le fibrinogène provoque des artefacts, à type de traînée ou de bande mince suivant le type de support [1], pouvant égarer ou retarder le diagnostic, en laissant supposer la présence d'une dysglobulinémie monoclonale [2]. Cependant, la pratique courante montre qu'un nombre croissant de prélèvements, même effectués en tubes secs, révèle des anomalies comparables à celles observées dans le cas de dysglobulinémie, et susceptibles de conduire à des explorations complémentaires injustifiées.
Nous présentons six cas caractéristiques, recensés en six mois dans un laboratoire central de biochimie de CHU, et proposons une conduite pratique à tenir en cas de suspicion d'interférence du fibrinogène lors de la découverte d'une bande mince à l'électrophorèse. |
Mots-clés : |
|