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Infection à Plasmodium et cytopénie


Annales de Biologie Clinique. Volume 60, Numéro 2, 213-6, Mars - Avril 2002, Pratique quotidienne


Résumé  

Auteur(s) : V. Latger-Cannard, B. Bibes, A. Dao, A. Fohlen-Walter, J. Buisine, C. Rabaud , T. May, M. Marchand-Arvier, J.-F. Lesesve, T. Lecompte, Service d'hématologie biologique, CHU Nancy-Brabois, avenue du Morvan, 54511 Vandœuvre-lès-Nancy cedex.

Résumé : L'observation : Monsieur AD, 30 ans, originaire de France métropolitaine, consulte pour un syndrome fébrile d'apparition brutale. À l'interrogatoire, le patient signale son retour récent de Côte-d'Ivoire. Durant son séjour d'un mois, il a régulièrement suivi la prophylaxie antipaludéenne par Savarine® (chloroquine + proguanil) ; cette prophylaxie a été stoppée le jour de son arrivée en France. Une semaine après son retour, apparaît une fièvre à 39 °C associée à une asthénie importante, des myalgies diffuses et des céphalées. L'examen clinique est normal. L'hémogramme montre une thrombopénie à 20 x 109/L sans anomalie des autres lignées (Hb : 14 g/dL ; VGM : 82,4 fL ; leucocytes : 4,4 x 109/L sans anomalie de répartition des sous-populations leucocytaires). L'observation du frottis sanguin coloré au May-Grünwald-Giemsa (figure 1) met en évidence la présence d'hématies parasitées par des trophozoïtes de Plasmodium falciparum (8 %), ce qui permet de porter le diagnostic de paludisme. Un traitement par quinine (25 mg/kg/jour) est instauré, suivi d'une évolution clinique et biologique favorable. Il est à noter la correction de la thrombopénie 4 jours après le début du traitement (plaquettes : 148 x 109/L) alors qu'une anémie normochrome normocytaire régénérative (Hb : 10,3 g/dL ; CCMH : 33,1 g/dL ; VGM : 85,8 fL ; réticulocytes 177 x 109/L) et hémolytique (bilirubine totale : 34,2 mumol/L ; bilirubine libre : 31,5 mumol/L ; haptoglobine < 1 mumol/L) s'est constituée progressivement et disparaît les jours suivants.

Illustrations

ARTICLE

L'observation

Monsieur AD, 30 ans, originaire de France métropolitaine, consulte pour un syndrome fébrile d'apparition brutale. À l'interrogatoire, le patient signale son retour récent de Côte-d'Ivoire. Durant son séjour d'un mois, il a régulièrement suivi la prophylaxie antipaludéenne par Savarine® (chloroquine + proguanil) ; cette prophylaxie a été stoppée le jour de son arrivée en France. Une semaine après son retour, apparaît une fièvre à 39 °C associée à une asthénie importante, des myalgies diffuses et des céphalées. L'examen clinique est normal. L'hémogramme montre une thrombopénie à 20 x 109/L sans anomalie des autres lignées (Hb : 14 g/dL ; VGM : 82,4 fL ; leucocytes : 4,4 x 109/L sans anomalie de répartition des sous-populations leucocytaires). L'observation du frottis sanguin coloré au May-Grünwald-Giemsa (figure 1) met en évidence la présence d'hématies parasitées par des trophozoïtes de Plasmodium falciparum (8 %), ce qui permet de porter le diagnostic de paludisme. Un traitement par quinine (25 mg/kg/jour) est instauré, suivi d'une évolution clinique et biologique favorable. Il est à noter la correction de la thrombopénie 4 jours après le début du traitement (plaquettes : 148 x 109/L) alors qu'une anémie normochrome normocytaire régénérative (Hb : 10,3 g/dL ; CCMH : 33,1 g/dL ; VGM : 85,8 fL ; réticulocytes 177 x 109/L) et hémolytique (bilirubine totale : 34,2 mumol/L ; bilirubine libre : 31,5 mumol/L ; haptoglobine < 1 mumol/L) s'est constituée progressivement et disparaît les jours suivants.

Infection à Plasmodium et anémie

L'anémie est fréquemment rencontrée au cours de l'infection à Plasmodium (90 à 95 %). Elle peut être marquée et contribuer à la survenue d'une insuffisance cardiaque par hypoxémie. La WHO classification définit comme grave une anémie associée à l'infection à Plasmodium lorsque l'hémoglobine est < 50 g/L ou l'hématocrite < 0,15 [1]. Cette anémie classiquement attribuée à la destruction des hématies par les formes mérozoïtes du parasite est en fait multifactorielle, impliquant à la fois une destruction périphérique accrue des hématies mais aussi une diminution de leur production [2].

Plusieurs mécanismes aboutissent à une augmentation de la destruction des hématies.

1) La corrélation, montrée pour Plasmodium falciparum, entre la gravité de l'anémie et le degré d'infestation reste un argument fort pour déduire que l'éclatement des hématies parasitées reste le mécanisme principal durant la phase de parasitémie [1].

2) Il a été montré la présence de macrophages exerçant une activité phagocytaire vis-à-vis des hématies parasitées ou non, du fait de leur membrane devenue anormalement rigide [3]. En effet, il a été documenté par ektacytométrie une augmentation de la rigidité des hématies, qu'elles soient parasitées ou non. La structure de la membrane des hématies serait altérée par la présence de néoantigènes produits par le parasite. Certains de ces néoantigènes sont liés au cytosquelette membranaire et rendent l'hématie immunogène, d'où sa phagocytose. L'antigène Mesa (mature parasite-infected erythrocyte surface antigen) est lié à la bande 4.1 et l'antigène de surface annulaire (ring erythrocyte surface antigen) est, lui, lié à la spectrine. De plus, le stress oxydatif causé par le parasite conduirait également à une perte de flexibilité membranaire. Les hématies non parasitées sont également rigidifiées. Plusieurs hypothèses sont actuellement émises. Le parasite larguerait des substances rigidifiantes, les membranes des globules rouges non atteints fusionneraient avec des particules membranaires provenant d'érythrocytes parasités lors de la rupture des schizontes. Des facteurs systémiques liés à l'hôte ou un mauvais fonctionnement des cellules endothéliales pourraient intervenir également. Cette diminution de déformabilité membranaire a été corrélée au degré de l'anémie [4] : l'hypothèse est que ces hématies rigides, ne pouvant pas se déformer pour traverser les jonctions intercellulaires des sinusoïdes spléniques, sont éliminées au niveau de la rate par les macrophages. La destruction des hématies non parasitées pourrait expliquer la persistance, voire l'aggravation de l'anémie survenant même durant la phase d'élimination du parasite par le traitement.

3) La splénomégalie, liée au rôle de « filtre » et de destruction des hématies parasitées joué par la rate, contribue à la survenue précoce de l'anémie durant la phase d'infestation. L'hypersplénisme secondaire explique la survenue de thrombopénie et de leuconeutropénie.

4) La positivité de tests de Coombs direct durant l'infestation ou après l'infection a été interprétée comme la présence d'une réaction hémolytique auto-immune. Cependant, l'interprétation de ce test doit rester prudente, du fait de la possibilité de fausse positivité (adsorption non spécifique de molécules d'IgG) et ce d'autant plus que la positivité de ce test n'est pas corrélée avec la gravité ou la persistance de l'anémie [2].

5) Des cas d'anémie avec hémolyse intravasculaire conduisant à l'apparition d'une hémoglobinémie ± hémoglobinurie ont été initialement décrits chez des sujets vivant en région endémique, ayant présenté une primo-infection paludéenne pour laquelle avait été administrée de la quinine [5]. La réintroduction de quinine a été associée à un tableau d'hémolyse intravasculaire. En fait, la quinine se comporte comme un haptène se fixant à la membrane des hématies rendant certaines protéines globulaires antigéniques. Dans cette condition, tous les dérivés thérapeutiques à base de quinine sont à proscrire.

L'anémie malarique peut être également attribuée à une diminution de la production des hématies.

Il a été trouvé, durant les phases de parasitémie, un retard de réponse réticulocytaire à l'anémie, indiquant une anomalie transitoire de la réponse à l'érythropoïétine (EPO). Cet effet pourrait être expliqué par la présence dans le sérum d'un facteur inhibiteur de la croissance des progéniteurs érythroblastiques [2].

Une autre anomalie de la régulation de l'érythropoïèse consiste en une concentration sérique d'EPO non adaptée au degré de l'anémie. Cet effet est attribué à la réponse inflammatoire induisant la synthèse de facteurs tels que le tumor necrosis factor-alpha (TNFalpha) possédant des propriétés inhibitrices sur la synthèse d'EPO [6].

Des anomalies morphologiques médullaires ont été décrites chez des patients ayant présenté des infestations malariques récurrentes : moelle osseuse hypercellulaire avec hyperplasie érythroïde et dysérythropoïèse (anomalies de la division nucléaire) [6]. Cette dysérythropoïèse n'est pas liée à une déficience en cobalamines et/ou folates.

Un déséquilibre de la balance cytokinique représente une autre hypothèse : il a été observé une augmentation des concentrations sériques de TNFalpha secrété par les macrophages stimulés par les endotoxines plasmodiales, de l'interleukine 10 (IL10) et de l'interféron gamma (INFgamma) ainsi qu'une corrélation entre leur concentration et la gravité du tableau clinique. Un excès de cytokines de type Th1 (TNFalpha, INFgamma) et de sécrétion de radicaux libres oxygénés - oxyde nitrique (NO) - a été impliqué dans la pathogénie du neuropaludisme ainsi que dans l'inhibition de la croissance des progéniteurs érythroblastiques, la dysérythropoïèse malarique et l'érythrophagocytose. Un déterminisme génétique pourrait expliquer le mode d'évolution clinique de l'infection : le neuropaludisme a été trouvé associé avec l'allèle TNF-308A et avec une concentration élevée en TNFalpha alors que la tableau d'anémie grave est préférentiellement associé à l'allèle TNF-238A [7].

L'association à des infections concomitantes contribue diversement à la survenue de l'anémie. Dans certaines zones d'endémie, l'état de dénutrition et de carence associé favorise la survenue de surinfections secondaires bactériennes (Salmonella, Streptococcus pneumoniae et Staphylococcus aureus) ou virales (parvovirus B19 connu pour son tropisme au niveau des progéniteurs érythroblastiques).

L'implication de chaque mécanisme est fonction de l'âge du sujet infesté, de son statut immunitaire vis-à-vis du parasite, de son terrain génétique, de l'association éventuelle à une grossesse, ainsi que de l'état endémique du paludisme. De façon générale, l'hémolyse est prépondérante chez les sujets jeunes non encore immunisés alors que la dysérythropoïèse est observée pour les sujets fréquemment infestés.

Infection à Plasmodium et thrombopénie

Notre observation est caractérisée par la présence d'une thrombopénie grave et initialement isolée comme anomalie hématologique révélatrice d'une infection à Plasmodium falciparum. La thrombopénie est généralement présente au cours du paludisme de primo-invasion (60 à 85 %), mais sa fréquence est variable en fonction de l'espèce plasmodiale, de la durée de l'évolution, de la gravité clinique des accès et de l'âge des patients [8, 9]. Il a été démontré l'intérêt d'établir un seuil décisionnel de thrombopénie inférieure à 116 x 109/L comme point d'appel biologique évocateur d'un paludisme. Dans ces conditions, la valeur prédictive positive (VPP) est de 92 % et la valeur prédictive négative est de 91 % [10]. Certaines études ont montré, pour Plasmodium falciparum, qu'une chute importante de la numération plaquettaire était corrélée à l'intensité de la parasitémie [9]. Une thrombopénie même inférieure à 50 x 109/L ne s'accompagne généralement pas de manifestations hémorragiques et la numération plaquettaire revient spontanément à la normale dans les premiers jours du traitement de l'accès palustre. Plus rarement pour Plasmodium falciparum, des signes de coagulation intravasculaire ont été observés (17 %) et des saignements représentent une complication dans 5 % des cas [9].

Le mécanisme de survenue de la thrombopénie est multifactoriel.

La splénomégalie liée à la destruction splénique des hématies parasitées entraîne un syndrome d'hypersplénisme où la thrombopénie est due à l'accumulation des plaquettes dans la rate du fait de l'augmentation de volume de ce secteur et au ralentissement de la circulation sanguine à ce niveau.

Un modèle expérimental montre chez le rat infecté par Plasmodium bergei bergei une diminution de la survie des plaquettes et de leur expression d'acide sialique ce qui pourrait contribuer à la survenue de la thrombopénie [11]. En effet, la libération d'ADP (adénosine diphosphate) lors de l'hémolyse des hématies parasitées activerait les plaquettes. Cette activation entraîne la libération de nombreux facteurs plaquettaires (ADP endogène, thromboxane) ainsi qu'une variation des récepteurs d'adhérence dont une diminution de l'expression de la glycoprotéine GPIb, riche en acide sialique. Cette hyposialylation membranaire facilite l'élimination des plaquettes par le système phagocyte mononucléé. Par ailleurs, l'activation plaquettaire entraîne la formation de microvésicules qui constituent de véritables structures procoagulantes, ce qui expliquerait la rareté des symptômes hémorragiques.

D'autres arguments sont en faveur d'un mécanisme immunologique : il a été rapporté la présence d'anticorps antiplaquettaires de type IgG associés à la thrombopénie et disparaissant avec le traitement antimalarique [12]. Elawad et al. (1999) [13] montrent l'effet favorable d'un traitement par immunoglobulines dans un cas de thrombopénie associée à des saignements lors d'une infection à Plasmodium falciparum. De même, un modèle expérimental murin a montré que la thrombopénie pouvait être induite par le sérum d'une autre souris syngénique infectée par le parasite [14].

Des altérations ultrastructurales (perte de la forme discoïde, pseudopodes cytoplasmiques, absence de granules alpha et de grains denses, absence ou altération des microtubules et du système canaliculaire ouvert, vacuoles d'endocytose) pourraient participer à la genèse de la thrombopénie, d'autant plus que leur fréquence est corrélée au degré d'infestation [15].

Le dernier mécanisme évoqué est représenté par un cas de syndrome d'hémophagocytose avec activation macrophagique inappropriée, associé à une atteinte neurologique lors d'une primo-invasion à Plasmodium falciparum [16]. Ce tableau est supporté par une sécrétion cytokinique importante (essentiellement TNFalpha) induisant une réaction inflammatoire qui peut se poursuivre après éviction du parasite. Ce mécanisme de thrombopénie devrait être recherché lorsque aucune amélioration clinique n'est observée avec le traitement antimalarique classique.

Une coagulopathie de consommation est rare mais non exceptionnelle [9].

Une étude récente a montré que la thrombopoïétine (TPO), facteur de croissance spécifique de la lignée mégacaryocytaire, est normalement corrélée au degré de la thrombopénie, excluant une anomalie de ce facteur et/ou de son récepteur [17].

En conclusion, la thrombopénie est un bon indice d'infestation paludéenne et doit inciter à répéter la recherche de paludisme en cas de négativité des examens initiaux.

Infection à Plasmodium et leucopénie

Une leucopénie modérée est volontiers rapportée dans le paludisme, attribuée à une augmentation du pool marginal et une diminution du pool circulant. L'absence d'hyperleucocytose y est quasiment constante et peut avoir valeur d'orientation, dans un état fébrile au retour de zone tropicale, excepté dans les cas de surinfection. Des leucocytes mélanifères (monocytes ou polynucléaires ayant phagocyté du pigment malarique noirâtre) sont parfois repérés dans le sang circulant après quelques semaines d'évolution [9].

Une lymphopénie (< 1 x 109/L) a été rapportée dans 40 % des cas de paludisme d'importation. L'examen du frottis sanguin montre la présence de lymphocytes d'aspect stimulés présents dans 90 à 100 % des cas [9].

Références

1. Warrel DA. Severe and complicated malaria, 2nd edition. Trans R Soc Med Hyg 1990 ; 84 : 1-65.

2. Menendez C, Fleming AF, Alonso PL. Malaria-related anaemia. Parasitol Today 2000 ; 16 : 469-76.

3. Dondorp AM, Kager PA, Vreeken J, White NJ. Abnormal blood flow and red blood cell deformability in severe malaria. Parasitol Today 2000 ; 16 : 228-32.

4. Dondorp AM, Angus BJ, Chotivanich K, et al. Red blood cell deformability as a predictor of anemia in severe falciparum malaria. Am J Trop Med Hyg 1999 ; 60 : 733-7.

5. Van-den-Ende J, Coppens G, Verstraeten T, et al. Recurrence of blackwater fever: triggering of relapses by different antimalarials. Trop Med Int Health 1998 ; 3 : 632-9.

6. Clark IA, Chaudhri G. Tumor necrosis factor may contribute to the anaemia of malaria by causisng dyserythropoiesis and erythrophagocytosis. Br J Haematol 1988 ; 70 : 99-103.

7. McGuire W, Knight JC, Hill AV, Allsopp CE, Greenwood BM, Kwiatkowski D. Severe malarial anemia and cerebral malaria are associated with different tumor necrosis factor promoter alleles. J Infect Dis 1999 ; 179 : 287-90.

8. Bourée P, Torossian A. Thrombopénie au cours du paludisme, étude de 242 cas. Presse Med 1994 ; 23 : 449.

9. 12e Conférence de consensus en thérapeutique anti-infectieuse sous l'égide de la société de pathologie infectieuse de langue française. Prise en charge et prévention du paludisme d'importation à Plasmodium falciparum, mercredi 14 avril 1999, HIA Bégin, Saint-Mandé.

10. Soupison T, Piednoel Y, Vallee E, Crespin MF, Harel A, Sicot C. Numération des plaquettes chez des malades suspects d'accès palustres. Intérêt dans un service d'urgence. Presse Med 1995 ; 24 : 548.

11. Inyang AL, Okpako D, Essien EM. Decrease in platelet survival and total platelet silic acid concentration in rat infected with Plasmodium bergei bergei. Afr J Med Med Sci 1995 ; 24 : 41-6.

12. Yamagushi S, Kubota T, Yamagishi T, et al. Severe thrombocytopenia suggesting immunological mechanisms in two cases of vivax malaria. Am J Hematol 1997 ; 56 : 183-6.

13. Elawad M, Jobran JM, Abu Duya A. Immunoglobin therapy for severe thrombocytopenia complicating falciparum malaria. Trop Med Int Health 1999 ; 4 : 812-3.

14. Grau GE, Piguet PF, Gretener D, Vesin C, Lambert PH. Immunopathology of thrombocytopenia in experimental malaria. Immunology 1988 ; 65 : 501-6.

15. El Shoura S. Platelet ultrastructural alterations during thrombocytopenia. Virchows Arch B Cell Pathol Incl Mol Pathol 1993 ; 63 : 257-62.

16. Sermet-Gaudelus I, Abadie V, Stambouli F, Hennequin C, Lenoir G, Gendrel D. Haemophagocytic syndrome in Plasmodium falciparum malaria. Acta Paediatr 2000 ; 89 : 368-9.

17. Kreil A, Wenisch C, Brittenham G, Looareesuwan S, Peck-Radosavljevic M. Thrombopoietin in Plasmodium falciparum malaria. Br J Haematol 2000 ; 109 : 534-6.

Article reçu le 5 octobre 2001, accepté le 23 novembre 2001.


 

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