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Intérêt de la quantification par PCR de l’ADN du VHB chez les patients traités par lamivudine


Annales de Biologie Clinique. Volume 60, Numéro 5, 581-8, Septembre - Octobre 2002, Articles originaux

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : C. Deal, F. Ajana, V. Canva, Y. Mouton, Y. Yazdanpanah, P. Wattré, L. Bocket

Résumé : La lamivudine (3TC), analogue nucléosidique inhibiteur de la transcriptase inverse du VIH et de l’ADN polymérase du VHB est utilisée dans le traitement au long cours des hépatites chroniques à VHB en raison de son efficacité et de sa bonne tolérance. L’activité thérapeutique est évaluée en employant une trousse de quantification de l’ADN-VHB très sensible (1 000 copies/mL) (Amplicor VHB Monitor• Roche) chez 10 patients atteints d’hépatopathies chroniques (groupe A) et 24 patients co-infectés par les virus VIH et VHB (groupe B) suivis pendant 4 ans. Dans le groupe A chez 9 patients la charge virale est indétectable en moyenne après 3,5 mois de traitement et le demeure après 2 ans. L’antigène HBe disparaît et les transaminases se normalisent. Chez le dernier patient, immunodéprimé, le virus est résistant à la lamivudine comme il l’était vis-à-vis de l’interféron. Dans le groupe B chez 5 patients on observe une inhibition de la réplication du VHB maintenue après 18 mois avec disparition de l’antigène HBe et normalisation des transaminases. Chez 19 patients après une diminution de la charge virale au bout d’une année, une remontée est constatée sans modification de l’antigène HBe ni des transaminases témoignant d’un échappement. La recherche de mutation au domaine catalytique de l’enzyme (YMDD) est positive chez 11 patients (3 mutations uniques M550V/I ; 7 mutations doubles M550V/I et L526M ; 1 mutation triple M550V/I, L526M et V519L). Chez 6 de ces patients, il existe également une mutation M184V sur la polymérase du VIH mais il n’est pas possible d’établir de relation entre les mutations observées chez les deux virus. Évaluée avec un test quantitatif très sensible, l’activité de la lamivudine est évidente à moyen terme. La prolongation du traitement fait cependant apparaître une résistance et l’usage d’une multithérapie semble nécessaire.

Mots-clés : ADN-VHB - Lamivudine (3TC) - VIH - PCR quantitative - mutant YMDD.

 

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