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L’antibiogramme : apports au diagnostic, à la thérapeutique et à l’épidémiologie


Annales de Biologie Clinique. Volume 55, Numéro 5, 481-5, Septembre - Octobre 1997, Pratique quotidienne

Article gratuit  

Auteur(s) : J.Minet et le groupe de travail du comité interface SFBC/SFRL

Résumé : La mission du bactériologiste consiste à éclairer le clinicien sur l'origine microbienne d'une affection, à déterminer l'origine de l'infection et à éviter sa propagation, à participer à la mise en œuvre du traitement de cette infection en fournissant les éléments d'information utiles au clinicien. Les apports de l'outil « antibiogramme » seront envisagés dans leurs contributions à chacun des trois volets constituant l'ensemble de notre mission, même si une première approche les réduirait aisément au troisième objectif. Le mot antibiogramme est le terme en usage pour désigner le résultat des déterminations de l'activité des antibiotiques vis-à-vis d'une souche bactérienne quelles que soient les techniques utilisées, sachant que celles-ci sont désormais bien maîtrisées. La mise en œuvre d'une antibiothérapie dépend de plusieurs données qui souvent sont interdépendantes : cliniques (terrain, origine, localisation et extensions de l'infection...), microbiologiques, pharmacologiques et pharmacocinétiques, données de l'écologie microbienne et de santé publique, données économiques. La décision pourra être l'abstention, la mise en œuvre d'une antibiothérapie dirigée ou d'une antibiothérapie au mieux probabiliste, à défaut empirique. Le microbiologiste aura dans ce contexte à décider, en liaison avec le clinicien en charge du patient, si l'antibiogramme doit être intégré aux données du choix. Son pouvoir de décision sera strictement conditionné, préalable incontournable et indispensable, par le plein exercice de son rôle de biologiste-consultant [1, 2]. Les apports des données de l'antibiogramme sont alors à intégrer dans l'intérêt de la communauté comme dans l'intérêt d'un patient particulier directement concerné. De ces intérêts, les préoccupations économiques ne sont pas absentes ; si les coûts des investigations microbiologiques, antibiogrammes inclus, ne représentent pas le tiers de celui des antibiothérapies (loin s'en faut, en général) [1, 3], les antibiothérapies soldées par l'échec sont toujours d'un coût considérable [4-6].

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