Auteur(s) : M. Miédougé, J. Watine, J. Hacini, F. Grimont, Service de néphrologie-hémodialyse, Hôpital général, 12017 Rodez Cedex 9..
Résumé : Une patiente âgée de 75 ans, sans antécédent clinique notable, consulte son neurologue pour syndrome confusionnel apparu brutalement quelques jours après une intervention pour cataracte sous neuraleptanalgésie. L'examen clinique met en évidence un syndrome extrapyramidal sans déficit. Le bilan biologique montre une anémie sévère (hémoglobinémie = 6 g/dl), normocytaire (VGM = 85 µ3), normochrome (TCMH = 29 pg, CCMH = 34 %), régénérative (réticulocytes > 200 000/mm3), une anisocytose (RDW = 18 %, N < 14,5 %), une schizocytose (6 % des hématies), une thrombopénie (plaquettes = 50 000/mm3), normocytaire (VPM = 10 µ3, 7,2 < N < 11) et l'absence d'anisoplaquettose (PDW = 57 %, 25 % < N < 65 %, numération effectuée par l'automate H2, Bayer, avec contrôle microscopique du frottis), un ictère (bilirubinémie indirecte = 25 mg/l), une élévation des LDH (4 500 U/l, N < 480 U/l), de la TGO (70 U/l, N < 35 U/l), mais pas de la TGP, une élévation de la créatininémie (23 mg/l, dosages biochimiques effectués par l'automate Hitachi 917, Boehringer), une haptoglobinémie indosable (BN2, Behring).
Illustrations
Figure 1. Principales anomalies biologiques et leur évolution
après traitement.