Auteur(s) : O. Kaabachi, B. Jemli, F. Barguellil, A. Boudabous, S. Gargouri, A. Amor, Service d'orthopédie, Hôpital d'enfants de Tunis, 1007 Tunis, Tunisie.
Résumé : Le but de cette étude est de comparer le pouvoir d'adhérence de cinq espèces de Candida au polychlorure de vinyle (PVC). Le matériel d'étude comprend vingt souches : Candida albicans (9), Candida tropicalis (3), Candida glabrata (3) et Candida parapsilosis (1) isolées chez des malades présentant une septicémie, une infection urinaire, une infection pulmonaire ou abdominale, et quatre souches de colonisation de Candida kefyr. Les souches sont cultivées en milieu de Sabouraud liquide enrichi en saccharose, concentrées dans une solution tampon à 106 cellules/mm3 et incubées avec des carrés de PVC pendant une heure à 37 °C. Après coloration au cristal violet, la lecture est faite au microscope optique. Le nombre de cellules adhérentes est rapporté au mm2 de PVC. L'étude statistique utilise le test de Kruskal wallis. Les résultats ont mis en évidence une variabilité de la moyenne de cellules adhérentes entre les cinq espèces et à l'intérieur même des espèces. C. albicans est aussi adhérente au PVC que C. tropicalis et C. glabrata. Ces trois espèces sont plus adhérentes que C. kefyr. Il n'existe pas de différence du pouvoir d'adhérence selon le site d'obtention de la souche. Les souches dites virulentes sont significativement plus adhérentes in vitro que les souches de colonisation de C. kefyr. Ces résultats nous permettent de conclure que les espèces non albicans sont aussi adhérentes au PVC que C. albicans. L'adhérence du genre Candida est une propriété de la souche et probablement un marqueur de virulence.
Mots-clés : Candida Adhérence Surfaces non biologiques.