ARTICLE
À râler sur la perpétuelle fuite en avant
de l'informatique. Ce « mot d'humeur » aurait dû trouver
sa place dans la rubrique « Revue de livres », si l'ouvrage
auquel je vais me référer avait été un ouvrage
de Biologie. En fait, c'est la lecture du livre de F. de Closet et B.
Lussato (L'imposture informatique, Fayard, 2000, 327 p.) qui justifie
le titre de cet éditorial.
N'étant ni électronicien, ni informaticien, je ne prétendrai
pas avoir été pionnier en ce domaine, mais j'ai eu la chance
d'utiliser, comme F. de Closet, dès 1980, un Apple II et de m'initier
au basic. J'ai eu l'opportunité à la même époque
de convaincre mon patron d'acheter une « machine à traitement
de texte », ayant vu outre-Atlantique tout l'avantage d'un tel outil
pour la rédaction d'articles et courriers. Enfin, j'ai vécu
la première informatisation du laboratoire de routine dans les
années 1987, avant de souffrir du « big-bang » de la
micro-informatique et d'essayer de s'adapter à l'augmentation exponentielle
des besoins en mémoires des logiciels d'application, à l'obsolescence
rapide des unités centrales (fraîchement acquises). Une histoire
finalement très banale, que F. de Closet résume mieux que
je ne saurais le faire : « Pendant des années j'ai grogné,
pesté, tempêté contre un matériel cher et défectueux,
contre des programmes inutilement compliqués, contre une politique
commerciale qui privilégie le changement plutôt que la qualité.
J'ai piqué des rognes, j'ai pris mes proches à témoins,
mais rien de plus. La tempête retombée dans son verre d'eau,
j'ai pieusement renouvelé mes appareils tous les deux ans. »
Qu'il est donc agréable de ne pas se sentir seul devant cette «
imposture informatique », et pour ceux qui en subissent les mêmes
effets, je ne peux que les encourager à lire l'ouvrage cité...
car cela fait du bien.
De plus, B. Lussato, coauteur et expert en informatique, tente de montrer
ce qui pourrait changer dans un très proche futur : une informatique
nomade, rapide et conviviale... si les monopoles actuels « tombent
».
Cependant, on ne peut rester en marge des développements de la
communication électronique. C'est la raison pour laquelle les ABC
vous invitent à lire l'Éditorial de notre ami Pierre
Carayon qui présente les grandes lignes d'un volumineux document
« Standards des pratiques de laboratoire pour le diagnostic et le
suivi des maladies thyroïdiennes » (Laboratory support for
the diagnosis and monitoring of thyroid disease. Laboratory Medicine Practice
Guidelines. The National Academy of Clinical Biochemistry). Ce document
dont la finalisation est en cours, est accessible sur le site internet
www.nacb.org. et est surtout ouvert à toute critique et commentaire
que les lecteurs jugeraient bon de faire à cspencer@hsc.usc.edu.
Bonne lecture
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