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Bulletin du Cancer

Traitement conservateur du cancer et des hyperplasies atypiques de l’endomètre en vue de préserver la fertilité : revue de la littérature Volume 99, numéro 1, Janvier 2012

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  • Auteur(s) : Martin Koskas, Chadi Yazbeck, Francine Walker, Pierre Delorme, Elie Azria, Dominique Luton, Patrick Madelenat , Hôpital Bichat – Claude-Bernard, services de gynécologie obstétrique et anatomopathologie, 46, rue Henri-Huchard, 75877 Paris Cedex 18, France, Hôpital Bichat - Claude-Bernard, services d’anatomopathologie, 46, rue Henri-Huchard, 75018 Paris, 5 avenue Emile Deschanel - 75007 Paris
  • Mots-clés : traitement conservateur, préservation de la fertilité, adénocarcinome, hyperplasie atypique, endomètre
  • Page(s) : 51-60
  • DOI : 10.1684/bdc.2011.1516
  • Année de parution : 2012

Dans les cas d’adénocarcinome (ADK) ou d’hyperplasie atypique (HA) de l’endomètre chez la femme jeune, le principe d’un protocole alternatif à l’hystérectomie consiste à proposer un traitement antigonadotrope dont le but est d’assurer la régression des lésions pour permettre une grossesse sous le couvert d’une surveillance attentive. Depuis les premiers cas de grossesse publiés, plusieurs études suggèrent la sécurité d’une telle prise en charge. Toutefois, plusieurs questions demeurent, parmi lesquelles le choix du traitement, sa durée, le mode de conception proposé après rémission (AMP, fécondation spontanée)… Nous avons mené une revue de la littérature afin de recenser les caractéristiques des patientes, des tumeurs, les modalités de prise en charge et les résultats du traitement conservateur rapportés dans la littérature internationale. Elle indique que le traitement conservateur d’HA et d’ADK intramuqueux permet l’obtention d’une grossesse chez un tiers des patientes. Si de rares décès sont survenus, un tiers des patientes ont connu une progression tumorale extra-endométriale, mais le plus souvent limitée au corps utérin. Les progestatifs constituent le traitement le mieux évalué avec un taux de rémission de 80 % et un risque de récidive de 25 % environ.