John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

Sevrage tabagique, mise au point sur la prise en charge actuelle et ses résultats Volume 99, numéro 11, Novembre 2012

Illustrations

Ouvrir l'onglet

  • Auteur(s) : Bertrand Dautzenberg , Groupe hospitalo-universitaire Pitié-Salpêtrière - Charles-Foix, service de pneumologie et réanimation, 47-85, boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris cedex 13, France, Université médicale Pierre-et-Marie-Curie, 75013 ParisFrance
  • Mots-clés : tabac, dépendance tabagique, cancer, substituts nicotiniques, varénicline
  • Page(s) : 1007-15
  • DOI : 10.1684/bdc.2012.1656
  • Année de parution : 2012

La prévention du tabagisme est la prévention la plus efficace du cancer. La poursuite du tabagisme favorise la progression tumorale, augmente le risque de deuxième cancer et diminue la survie des cancers traités. Le diagnostic du tabagisme et la prise en charge de la dépendance tabagique est partie intégrante du traitement des cancers. Les fumeurs atteints de cancer ne fument pas par choix, mais parce qu’ils sont fortement addicts et atteints d’une maladie chronique récidivante. Le traitement comprendra toujours une éducation thérapeutique, une prise en charge psychologique et des médicaments. La combinaison de substituts nicotiniques en patchs et oraux ou la varénicline sont les deux traitements les plus efficaces qui peuvent être prescrits chez des fumeurs cancéreux, sans aucune motivation à l’arrêt. Après arrêt, le patient n’est pas guéri, mais reste un malade atteint de dépendance tabagique en rémission de son tabagisme. Le risque de récidive dans l’année étant de 50 %, le cancérologue en charge du patient utilisera chaque visite pour faire le point du tabagisme et prévenir les rechutes, seul ou avec une aide spécialisée.