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Bulletin du Cancer

Réponse immunitaire et cancers colorectaux Volume 100, numéro 3, Mars 2013

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  • Auteur(s) : David Tougeron, Émilie Fauquembergue, Jean-Baptiste Latouche , CHU de Poitiers, service d’hépato-gastro-entérologie, 2, rue de la Milétrie, 86000 Poitiers cedex, France, Inserm, U1079, faculté de médecine de Rouen, 76000 Rouen, France, Laboratoire inflammation, tissus épithéliaux et cytokines, faculté de médecine de Poitiers, 86000 Poitiers, France
  • Mots-clés : immunité spécifique, Lymphocytes infiltrants, Antigènes tumoraux, Instabilité microsatellitaire, Cancers colorectaux
  • Page(s) : 283-94
  • DOI : 10.1684/bdc.2013.1716
  • Année de parution : 2013

La réponse immunitaire joue un rôle important dans le contrôle du développement tumoral des cancers colorectaux (CCR). Il a été mis en évidence un lien étroit entre le taux de lymphocytes infiltrant la tumeur et le pronostic. En effet, les travaux récents ont bouleversé nos dogmes puisque le taux de lymphocytes infiltrant la tumeur semble être un meilleur facteur pronostique que la classification TNM. L’objectif de cette revue est de faire une synthèse sur la réponse immunitaire antitumorale dans les CCR. La réponse immunitaire cellulaire spécifique intervient dans le contrôle du développement tumoral par l’activation des lymphocytes T spécifiques des antigènes tumoraux dégradés par les cellules dendritiques. Parmi les nombreux antigènes tumoraux susceptibles d’induire une réponse immunitaire dans les CCR, l’antigène carcino-embryonnaire a été le plus étudié, mais son immunogénéicité semble faible. Dans les CCR avec instabilité microsatellitaire, il a été mis en évidence des néo-antigènes immunogènes pouvant expliquer l’infiltrat lymphocytaire plus important et le meilleur pronostic de ce type de tumeurs. Néanmoins, les CCR sont capables d’échapper à la réponse immunitaire soit par modulation de la réponse immunitaire, soit par des modifications des cellules tumorales les rendant insensibles à la réponse immunitaire. Ces données devront être prises en compte pour le traitement du CCR ou le développement de stratégies d’immunothérapie.