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Bulletin du Cancer

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Mise en place de la technique du ganglion sentinelle pour le cancer du sein dans la région Nord-Pas-de-Calais Volume 93, numéro 7, Juillet 2006

Auteurs
Département de sénologie, Centre Oscar-Lambret, 3 rue F.-Combemale, 59020 Lille Cedex

L’objectif de l’étude était d’évaluer comment les chirurgiens de la région Nord-Pas-de-Calais ont intégré la technique du ganglion sentinelle (GS) dans leur pratique. Un questionnaire a été envoyé à 535 chirurgiens généraux ou gynécologiques et 81 réponses de chirurgiens pratiquant effectivement la chirurgie du sein ont été reçues. Quarante-cinq (55 %) opéraient moins de 20 cancers du sein par an (groupe A), 19 (23 %) entre 20 et 50 cancers (groupe B) et 17 (21 %) plus de 50 cancers par an (groupe C). Quarante-neuf (60 %) pratiquent la technique du GS : 38 % dans le groupe A, 79 % dans le groupe B, 100 % dans le groupe C. La technique de détection combinée, colorant et radio-isotope, est utilisée dans 57 % des cas, l’isotope seul dans 22 %, le bleu seul dans 20 %. Quatre-vingt-huit pour cent des chirurgiens ont réalisé une courbe d’apprentissage mais cette courbe incluait moins de 20 cas pour 37 % des chirurgiens. L’apprentissage de la technique s’était fait par la lecture d’articles scientifiques (61 %), l’enseignement en séminaire (53 %) ou le stage pratique (41 %). Les chirurgiens ayant une activité importante en cancer du sein semblent plus impliqués dans le développement de la technique du ganglion sentinelle.