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Bulletin du Cancer

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L’utilisation des cellules souches mésenchymateuses en oncologie et thérapie cellulaire Volume 93, numéro 9, Septembre 2006

Auteurs
Institut Lady Davis pour la recherche médicale de l’hôpital général juif, Sir Mortimer B. Davis de Montréal, université McGill, 3755 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, QC, Canada, H3T 1E2
  • Mots-clés : cellule souche mésenchymateuse, cancer, médecine régénérative, thérapie cellulaire, immunosuppression, transfert génique
  • Page(s) : 901-7
  • Année de parution : 2006

L’utilisation de cellules souches et de leurs dérivées a ouvert une voie très prometteuse pour la médecine régénérative et la thérapie cellulaire de maladies congénitales et acquises, tels le cancer, les maladies cardiovasculaires, neuromyodégénératives et auto-immunes. Les cellules souches embryonnaires sont théoriquement prometteuses dans ce champ d’activité et les recherches sur les cellules autologues dérivées du sang et de la moelle osseuse ont pu progresser jusqu’aux études cliniques. Parmi elles, les cellules souches mésenchymateuses de l’adulte possèdent plusieurs propriétés uniques particulièrement attrayantes, notamment une très grande capacité d’expansion ex vivo et de différenciation, mais aussi une facilité à être modifiées génétiquement à des fins biopharmaceutiques. À ce jour, l’exploitation des cellules souches mésenchymateuses est étudiée dans de nombreux domaines de la médecine régénérative – surtout cardiovasculaire – mais aussi dans le traitement des cancers et de l’immunomodulation. Nous avons récemment découvert que ces cellules souches peuvent aussi se comporter en cellules présentatrices d’antigènes et ces propriétés facultatives peuvent être d’intérêt dans l’immunobiologie du système hématopoïétique en plus d’être exploitées dans l’immunothérapie du cancer. Leurs variantes génétiquement modifiées sont largement étudiées dans des modèles animaux précliniques et nous présenterons nos résultats sur l’utilisation de cellules mésenchymateuses modifiées génétiquement pour produire de l’interleukine 2 dans le traitement du cancer. Ces efforts s’inscrivent dans un programme national parrainé par le réseau canadien des cellules souches, par l’Institut de recherches en santé du Canada et par le fonds de recherches en santé du Québec dans le développement clinique de ces technologies. Ainsi, le réseau de cellules souches du Canada a vu le jour et regroupe chercheurs, cliniciens, ingénieurs, « éthiciens », se consacrant tous à l’étude de cette nouvelle technologie biopharmaceutique prometteuse.