John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

Le ganglion sentinelle dans les cancers digestifs Volume 89, numéro 6, Juin 2002

  • Auteur(s) : Dominique Elias, Philippe Lasser, Pierre Duvillard , Départements de chirurgie carcinologique et d'anatomo-pathologie, Institut Gustave-Roussy, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif Cedex.
  • Mots-clés : ganglion sentinelle, cancer digestif, chirurgie, micrométastase.
  • Page(s) : 593-8
  • Année de parution : 2002

L'étude du ganglion sentinelle (GS) dans les cancers digestifs a été menée principalement pour les cancers colorectaux et, dans une moindre mesure, pour les cancers œsogastriques. Elle est réalisable in vivo ou ex vivo, avec colorant et/ou marquage radioactif. Sur le plan technique, sa fiabilité est bonne à condition de respecter quelques règles simples. Ce marquage peropératoire permet de déceler des drainages inhabituels dans 5 % des cas et donc de modifier l'exérèse viscérale initiale. L'analyse « sophistiquée » d'un GS classé comme négatif après examen histologique classique permet trois types d'analyse supplémentaire : la réalisation de nombreuses coupes sériées, dont la positivité a une signification pronostique certaine, la détection de cellules tumorales circulantes par immunohistochimie et par amplification génique (RT-PCR) dont la signification pronostique est à ce jour très incertaine. Dans le futur, il est possible que l'étude du GS puisse remplacer à elle seule l'étude classique de l'ensemble des ganglions d'une pièce, et que la négativité du GS autorise la réalisation d'exérèses limitées et micro-invasives dans le traitement curateur des cancers digestifs.

Illustrations

Ouvrir l'onglet