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Bulletin du Cancer

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Implication des papillomavirus humains dans les cancers des voies aérodigestives supérieures Volume 96, numéro 10, octobre 2009

Auteurs
Service d’anatomie et de biologie cellulaire, université de Mons-Hainaut, 20, place du Parc, B-7000 Mons, Belgique, Service d’anatomopathologie, université de Liège, place du 20-Août, 9, 4000 Liège, Belgique
  • Mots-clés : AND, acide désoxyribonucléique, CDK(s), cyclin-dependent-kinase(s), CDKI(s), cyclin-dependent-kinase inhibitor(s), CFS, common fragile sites, E1,2,4,5,6,7, early (protein)1,2,4,5,6,7 (Protéine) précoce1,2,4,5,6,7, E6AP, protéine associée à E6, HPV(s), human papillomavirus Papillomavirus humain(s), HR-HPV, high-risk-HPV HPV à haut risque, ISH, hybridation in situ, IHC, immunohistochimie, L1,2, late (protein)1,2 (Protéine) tardive1,2, LCR, long control region, LR-HPV, low-risk-HPV HPV à bas risque, Ori, origine de réplication, p16, protéine de 16 kDa, p21, protéine de 21 kDa, p27, protéine de 27 kDa, p53, protéine de 53 kDa, pb, paires de bases, PCR, polymerase chain-reaction Réaction en chaine par polymérisation, Plk1, polo-like-kinase 1, pRb, protéine du Rb, Rb, rétinoblastome, SBH, southern blot hybridization, TP53, tumor protein de 53 kDa, URR, upstream regulatory region, VADS, voies aérodigestives supérieures, VIH, virus d’immunodéficience humaine
  • DOI : 10.1684/bdc.2009.0923
  • Page(s) : 941-50
  • Année de parution : 2009

L’infection à papillomavirus humains ou human papillomavirus (HPV) représente la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente au monde. En Belgique et en France, les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) ont une incidence particulièrement élevée et en augmentation. Chez l’homme, il s’agit du quatrième cancer le plus fréquent après le cancer de la prostate, du poumon et du côlon. Bien qu’un lien causal soit actuellement bien établi entre les HPVs oncogènes et les cancers du col de l’utérus, le rôle de ces virus dans la survenue des cancers des VADS reste discuté. Cet article de synthèse permet de faire une mise à jour de nos connaissances concernant la relation entre les infections à HPV et les cancers des VADS. Selon notre revue de la littérature, 20 à 25 % de ces cancers seraient induits par les HPVs oncogènes et plus spécifiquement le type 16. C’est l’oropharynx et plus précisément la tonsille palatine, qui est le site tumoral le plus fréquemment concerné par l’infection à HPV. Une augmentation évidente de la proportion des cancers tonsillaires a par ailleurs été observée. Les modalités de transmission ainsi que les voies de signalisations, p53 et pRb, impliquées dans les cancers des VADS semblent similaires à celles décrites dans le cancer du col de l’utérus. Plusieurs études ont montré que le sous-groupe de patients infectés par les HPVs oncogènes présentait un pronostic beaucoup plus favorable, notamment lorsque ceux-ci surexpriment la protéine p16. Il semble donc nécessaire de poursuivre les recherches concernant les infections à HPVs et les cancers des VADS, et cela, afin peut-être de valider la vaccination à grande échelle des jeunes garçons.