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Bulletin du Cancer

Formation des jeunes chirurgiens inscrits en DESC de cancérologie option II – traitement chirurgical des tumeurs Volume 99, numéro 2, Février 2012

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  • Auteur(s) : Sophie Deneuve, Caroline Rivera, Nicolas Carrabin, Antoine Douard, Laurent Plard, Mathieu Peyre, Pierre Mordant , Institut Gustave-Roussy, département de chirurgie ORL et cervicofaciale, 114, rue Édouard-Vaillant, 94805 Villejuif Cedex, France, CHU de Bordeaux, hôpital Haut-Lévêque, service de chirurgie thoracique, avenue de Magellan, 33604 Pessac, France, Centre Léon-Bérard, département de chirurgie gynécologique, 8, rue Laennec, 69008 Lyon, France, CHU de Bordeaux, hôpital Pellegrin, service de chirurgie urologique, place Amélie-Raba-Léon, 33076 Bordeaux, France, CHU de Caen, département de chirurgie digestive, avenue de la Côte-de-Nacre, 14033 Caen Cedex 9, France, Hôpital Beaujon, service de neurochirurgie, 100, boulevard du Général-Leclerc, 92110 Clichy, France, Hôpital européen Georges-Pompidou, service de chirurgie thoracique, 20, rue Leblanc, 75015 Paris, France
  • Mots-clés : cancer, chirurgie oncologique, formation, internes
  • Page(s) : 155-62
  • DOI : 10.1684/bdc.2011.1532
  • Année de parution : 2012

Introduction. La chirurgie oncologique n’est pas une spécialité en elle-même en France, mais une sur-spécialisation à laquelle certains jeunes chirurgiens décident de se former, notamment via le DESC de cancérologie de type II. Leurs motivations et formation sont actuellement mal décrites. Matériel et méthode. Nous avons réalisé une enquête en ligne spécifique, adressée aux 102 étudiants inscrits au DESC de cancérologie option II – traitement chirurgical des tumeurs. Résultats. Le taux de réponses était de 60 %. La population comprenait 61 % d’hommes, d’âge médian 31 ans, en majorité internes (33 %). La majorité d’entre eux ont choisi leur spécialité en début d’internat, leur sur-spécialisation à mi-parcours, après une rencontre avec un chirurgien titulaire. Concernant leur formation, 85 % ont bénéficié de vidéos chirurgicales, 62 % de simulateurs mécaniques, 60 % d’enseignement sur l’animal et 38 % de dissections sur cadavres. Concernant leurs aspirations, 62 % voudraient travailler dans un centre anticancéreux, 51 % dans un hôpital universitaire et 26 % dans le privé. Un intérêt pour la recherche et pour l’enseignement était noté respectivement chez 51 % et 65 % des personnes interrogées. Conclusion. Cette étude révèle le rôle important du compagnonnage dans l’orientation vers la chirurgie oncologique et le manque de formations pratiques en dehors du bloc opératoire.