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Bulletin du Cancer

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Épidémiologie des tumeurs malignes associées à l’infection par le VIH Volume 90, numéro 5, Mai 2003

Auteurs
Service de médecine interne, Université Paris-Nord, Hôpital Avicenne, 125, route de Stalingrad, 93009 Bobigny Cedex
  • Mots-clés : sida, VIH, tumeur maligne
  • Page(s) : 387-92
  • Année de parution : 2003

Les tumeurs malignes associées à l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) regroupent les tumeurs classant sida comportant le sarcome de Kaposi, les lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH) et, depuis 1993, le cancer invasif du col utérin et les cancers non classant sida. Une proportion importante des tumeurs associées au VIH sont liées à une infection par un virus oncogène tels le virus d’Epstein-Barr, l’herpès virus de type 8 (HHV8) ou encore les virus de type papillomavirus. L’introduction des traitements antirétroviraux actifs s’est accompagnée d’une baisse de l’incidence de certaines tumeurs classant sida. Ainsi, l’incidence du sarcome de Kaposi et des lymphomes primitifs du système nerveux central a diminué très nettement depuis 1996. On observe également une diminution, mais moins importante, de l’incidence des LMNH. En revanche, l’incidence du cancer invasif du col utérin n’a pas été modifiée par l’introduction des antirétroviraux. L’impact des traitements antirétroviraux actifs sur les autres tumeurs associées à l’infection par le VIH, en particulier la maladie de Hodgkin et le cancer anal, reste à préciser.