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Bulletin du Cancer

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Effet des traitements sur les concentrations sériques de vitamine E dans le cancer bronchopulmonaire Volume 91, numéro 10, Octobre 2004

Auteurs
École supérieure des sciences et techniques de la santé de Tunis, Université El Mannar, Département de nutrition, BP 176, Bab Suika, 1006 Tunis, Tunisie <leila.trabelsi@laposte.net>, Institut national de nutrition et de technologie alimentaire, Laboratoire de biophysique et biochimie appliquée à la nutrition, 11 rue Jabel-Lakhdar, 1007 Bab Saadoun, Tunis, Tunisie, Hôpital A. Mami de pneumo-phtisiologie de l’Ariana, 2080 Ariana, Tunisie
  • Mots-clés : vitamine E, cancer bronchopulmonaire, radiothérapie, chimiothérapie, chirurgie
  • Page(s) : 779-84
  • Année de parution : 2004

De précédentes études ont suggéré que les tumeurs malignes diminuent les taux sériques de la vitamine E. Nous avons suivi la vitamine E sérique chez 55 patients atteints de cancer bronchopulmonaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet des traitements du cancer bronchopulmonaire sur l’évolution du taux de vitamine E sérique. La vitamine E des malades traités symptomatiquement baisse dès le premier mois et cette baisse est accentuée (p < 0,001) chez les patients atteints de cancer bronchique à petites cellules (CPC) et de cancer bronchique non à petites cellules (CNPC) classés stades III et IV. Sa diminution est aussi constatée chez les malades traités par chimiothérapie (p < 0,001). Les taux s’améliorent progressivement jusqu’à atteindre les valeurs normales chez les patients qui ont suivi une radiothérapie curative ou bénéficié de l’ablation chirurgicale de la tumeur. À 4 mois de l’ablation tumorale, il y a augmentation des concentrations sériques de la vitamine E qui atteignent ensuite les valeurs normales. Cela indique que l’exérèse tumorale diminue le stress oxydatif engendré par la tumeur.