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Bulletin du Cancer

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Coûts hospitaliers de prise en charge des leucémies aiguës myéloïdes : de la comptabilité analytique à la T2A Volume 93, numéro 8, Août 2006

Auteurs
Département Pharmaceutique, CHU, boulevard Fleming, 25030 Besançon, Inserm, U645 EA-2284 IFR-133, Université de Franche-Comté, 25000 Besançon, Service d’hématologie, CHU, boulevard Fleming, 25030 Besançon, Département de cancérologie-hématologie, CHU, 38043 Grenoble, Département d’information médicale, Centre régional de lutte contre le cancer de Bourgogne, rue du Professeur-Marion, 21000 Dijon, Département d’information médicale, CHU, boulevard Fleming, 25030 Besançon, Inserm, EPI 106, Université de Bourgogne, 21000 Dijon

La confrontation des approches macro et microéconomiques des coûts hospitaliers est une question récurrente, en particulier pour des pathologies où la variabilité de la durée moyenne de séjour est importante, comme les leucémies aiguës myéloïdes (LAM). Ce travail monocentrique et rétrospectif compare les coûts médicaux directs hospitaliers de prise en charge des phases d’induction et de rechute des LAM, valorisés selon quatre approches différentes : comptabilité analytique de notre établissement, échelle nationale des coûts « réajustée » ou non sur la durée réelle de séjour, et tarifs des groupes homogènes de séjours (GHS). Les coûts moyens de prise en charge valorisés par la comptabilité analytique de notre établissement s’élèvent respectivement à 61 248 euros pour la phase d’induction et 91 702 euros pour la phase de rechute. Toutes les méthodes de valorisations nationales sous-estiment significativement entre 2 et 4 fois ces coûts. Même si les LAM sont désormais individualisées dans la version 10 de la classification des groupes homogènes de malades (GHM), l’impact de cette problématique dans d’autres pathologies va être croissant avec la montée en puissance de la tarification à l’activité (T2A). C’est pourquoi il doit être évalué avant l’extension progressive de ce mode de financement.