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Bulletin du Cancer

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Chimiothérapie du cancer du sein métastatique Volume 87, numéro 9, Septembre 2000

Auteurs
Hôpital Pitié-Salpêtrière, 47-83, boulevard de l'Hôpital, 75013 Paris.
  • Mots-clés : cancer du sein, métastatique, chimiothérapie d'induction, stratégie thérapeutique.
  • Page(s) : 643-53
  • Année de parution : 2000

L'efficacité de la chimiothérapie d'induction représente le paramètre le plus significatif du pronostic dans le cancer du sein métastatique. Parmi les drogues proposées pour le traitement de la maladie avancée, les anthracyclines, les taxanes et la vinorelbine ont montré des résultats intéressants dans l'obtention des réponses et de longues durées de réponse. Les anthracyclines : doxorubicine (DX) et épi-adriamycine (EPI) sont largement utilisées comme les cytotoxiques de référence dans le traitement de la maladie métastatique. Les associations avec la vinorelbine (VRB) et les taxanes, paclitaxel (PTX) et docétaxel (DCT) ont donné des taux de réponses objectives importants : PTX-DX (58 %), DCT-EPI (69,4 %), PTX-EPI (71,1 %), VRB-DX (75 %), VRB-EPI (77,1 %). D'autres combinaisons sans anthracyclines sont possibles avec des drogues bien tolérées et efficaces. La conduite à adopter après obtention de la réponse reste une question posée et les facteurs tels que l'efficacité limitée des drogues, la toxicité cumulative et la qualité de vie des patientes doivent être pris en compte. La définition de la meilleure stratégie thérapeutique après induction ouvre des perspectives de recherche, d'analyse et de réflexion.