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Bulletin du Cancer

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Apport de l’analyse topographique à la microscopie quantitative dans l’étude de systèmes cellulaires en culture : application à l’évaluation des traitements hormonaux Volume 84, numéro 6, Juin 1997

Auteurs
Laboratoire de cancérologie expérimentale, CJF Inserm 9311, IFR Jean-Roche, Faculté de médecine Nord, boulevard Pierre-Dramard, 13916 Marseille Cedex 20, France.
  • Mots-clés : analyse topographique, arbre de longueur minimale, microscopie quantitative, cancer du sein, hormonothérapie.
  • Page(s) : 589-96
  • Année de parution : 1997

La microscopie quantitative par analyse d’images permet, non seulement de mesurer des paramètres sur chaque cellule, mais également d’appréhender la population cellulaire dans son ensemble. En partant de l’hypothèse que la position des cellules reflète la structure relationnelle et dynamique du système, l’analyse des arrangements spatiaux formés par les cellules peut conduire à mettre en évidence les processus de communication intercellulaire (interactions et contrôles par contact ou facteurs diffusibles). Nous décrivons une méthode d’analyse topographique utilisée pour l’étude des processus de voisinage et donc des comportements sociologiques cellulaires. Elle est appliquée à l’étude de l’effet de traitements œstrogénique et antiœstrogénique sur des cellules de cancer du sein en culture (lignée MCF-7). On montre qu’en dehors d’une augmentation importante de la prolifération, l’œstradiol induit un comportement topographique très différent des autres traitements notamment dans les différentes phases du cycle : les cellules en phase S ont un arrangement très aléatoire. Cela permet de mettre en évidence le rôle des œstrogènes sur les relations de voisinage des cellules entraînant le passage à un contexte permissif de prolifération. Cet effet est annulé par le traitement antiœstrogénique après plusieurs jours de traitement. Le traitement antiœstrogénique, seul, augmente les contraintes de prolifération.